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Lénine
Carrère d'Encausse Hélène
PLURIEL
12,11 €
Épuisé
EAN :9782012789630
La vie de Lénine, mort en 1924 à cinquante-quatre ans, couvre deux périodes distinctes. D'abord vingt ans d'exil passés à rêver la révolution et à forger son instrument : le Parti bolchevique. En février 1917, le rêve débouche sur un échec : la révolution russe se fait sans lui. Mais, en octobre, elle prend le visage de Lénine. Ce dernier s'empare du pouvoir. En quatre ans seulement, au cours desquels il parvient à se maintenir contre toute une société qui le rejette, il édifie un Etat tout-puissant, reconstruit l'Empire, crée le Parti mondial de la révolution, installe le communisme dans l'Histoire pour soixante-dix ans. Comment expliquer, dans un pays peuplé de cent quarante millions d'habitants, la conquête puis la conservation du pouvoir à l'aide d'un parti qui ne compte à l'origine que quelques milliers de membres ? Comment expliquer la pérennité et le rayonnement mondial du léninisme ? En dépit du bilan terrible du régime qu'il a institué - plus de cent millions de morts -, le constat s'impose : génie politique, Lénine a été l'inventeur d'un système de pouvoir sans équivalent dans l'histoire de ce siècle.
Le retard russe résulterait de la nature spécifique des Russes et d'une histoire singulière liée à un caractère national et à une fatalité qui feraient échapper ce peuple et ce pays aux convergences de la mondialisation. Cette hypothèse, à la mode au XIX° siècle et de nouveau en vogue à l'aube du XXI°, est le fil conducteur du questionnement théorique de cet ouvrage, écrit par l'une des plus grandes spécialistes de l'histoire de la Russie, l'académicienne Hélène Carrère d'Encausse. Cet essai est l'occasion pour l'auteur de s'interroger sur les grandes permanences qui affleurent sur la longue période, et plus particulièrement sur les dilemmes qui accompagneront l'histoire russe jusqu'en 1917 - et au-delà de l'ère communiste, jusqu'à maintenant. Parmi ceux-ci, la gestion de l'immense espace, opposant des forces décentralisatrices du fait de l'extension territoriale, à la nécessaire centralisation ; le recours incessant à la violence d'Etat au bénéfice d'un grand projet, face à un peuple le plus souvent resté à l'écart des réformes ; enfin, la tentation européenne, vue comme chantre de la modernité, et le rejet de cette appartenance, au nom de l'attachement des Russes aux traditions et de leur peur de l'extérieur. Telles sont quelques-unes des grandes tendances d'une longue tradition, qui ont fait maintes fois le malheur de la Russie et l'ont empêchée de se départir de sa condition de "colosse aux pieds d'argile'. Alors que n'ont jamais été aussi grandes les chances de"renaître"à la liberté et à la modernité, ce que les Russes espèrent aujourd'hui voir surgir, c'est l'achèvement d'une Russie civilisée, impossible à envisager et à construire sans avoir au préalable tiré les leçons de leur Histoire, rythmée de déceptions et d'efforts sans cesse renouvelés, pour réformer sans détruire son identité millénaire. --Marc Valeri-- "
Résumé : En octobre 1917, Lénine, penseur de la révolution, prit le pouvoir en Russie, dans une société paysanne et multiethnique, au nom de la classe ouvrière et de ses idéaux internationalistes. Il prit le pouvoir là où cela était possible, pour allumer l'étincelle révolutionnaire dans le monde entier. Au soir de la révolution il devait constater qu'elle était restée enfermée dans un seul pays dans la Russie rurale ; les classes ouvrières là où elles existaient, ne faisaient pas de révolution ; il fallait donc construire le socialisme avec les paysans, ou quitter le pouvoir. Ses héritiers auront à choisir entre le maintien de l'utopie révolutionnaire qui impose le changement par la force à une société attardée, et une réalité qui implique des réformes lentes au rythme de la conscience et des aspirations sociales. Ce débat divise les bolcheviks et sert de toile de fond aux luttes personnelles pour le pouvoir que laisse vacant la mort de Lénine ; Staline, un homme d'appareil encore mal connu et d'apparence médiocre, usera, les uns contre les autres, des révolutionnaires prestigieux et brillants, puis les ayant déshonorés se fera désigner par ses victimes peu conscientes du procédé, " le meilleur des héritiers de Lénine ". Ce livre retrace le passage de l'utopie révolutionnaire à son application concrète ; de la révolution à l'exercice du pouvoir ; du Léninisme au Stalinisme.
Résumé : En six années, de 1985 à 1991, une révolution inimaginable a bouleversé le monde et l'Europe : l'utopie communiste, le système totalitaire, l'Empire soviétique se sont écroulés. Etrangement, un quart de siècle plus tard, la mémoire collective défigure cette extraordinaire série d'événements. Ce qu'elle retient avant tout, c'est la chute du mur de Berlin, en novembre 1989. Mais, comme le résume Hubert Védrine, "la chute du mur de Berlin, c'est l'émotion ; l'Histoire, c'est la chute du système soviétique" . C'est cette histoire qu'Hélène Carrère d'Encausse, qui en fut le témoin privilégié, raconte dans ce livre. A l'aide d'archives et de témoignages d'acteurs de premier plan, l'éminente historienne donne à lire avec fluidité et précision le récit de cette révolution, et éclaire bien des questions de géopolitique d'une actualité brûlante. Secrétaire perpétuel de l'Académie française, Hélène Carrère d'Encausse a récemment publié, aux Editions Fayard, Le Général de Gaulle et la Russie.
Professeur d?histoire contemporaine à l?Université de Paris-Sorbonne, spécialiste des relations internationales, membre de l?Institut, Georges-Henri Soutou est l?auteur de nombreux ouvrages.Le conflit Est-Ouest a dominé le monde depuis la Seconde guerre mondiale jusqu?à la chute du Mur de Berlin. Ce livre en retrace l?histoire et en corrige la vision parfois sommaire que nous en avons retenue. Ce fut un conflit global, tout à la fois idéologique, politique, militaire et même parfois territorial: car la « guerre froide » ouvrit aussi des fronts « chauds », même s?ils furent circonscrits. Elle ne dégénéra toutefois jamais en confrontation ouverte, et connut des moments d?accalmie prolongés, voire de détente. C?est que ce conflit n?a jamais visé à anéantir l?adversaire, mais à le contraindre à changer. En outre, le pacte conclut entre les grandes puissances au lendemain de la victoire sur l?Allemagne nazie fut un profond facteur de stabilité, en Europe notamment. L?effondrement interne de l?un des deux adversaires apporta une conclusion rapide et imprévue par chacun des acteurs à ce conflit.Cet ouvrage est paru en première édition chez Fayard en 2001 sous le titre La Guerre de cinquante ans. Les relations Est-Ouest.1943-1990.Cet ouvrage est paru en première édition chez Fayard en 2001 sous le titre La Guerre de Cinquante Ans, Les relations Est-Ouest, 1943-1990.
« Devant la patrie en ruine, je retrouve les montagnes et les fleuves toujours aussi tranquilles. » Ce vers du poète Du Fu que tous les Japonais connaissent par c?ur symbolise l?étonnante capacité d?un peuple à réinventer sa patrie depuis des siècles.Les spécialistes ici rassemblés expliquent la nature des cycles ? entre repli et ouverture ?, qui scandent la voie japonaise. Ils montrent la singularité d?une société hiérarchisée, divisée et en même temps étonnamment solidaire. Ils rappellent enfin comment quinze années de guerre au milieu du XXe siècle, suivies par un rétablissement économique exceptionnel, ont fait du Japon une puissance mondiale singulière.
Cyrulnik Boris ; Matignon Karine Lou ; Fougea Fréd
L'éthologie, ou biologie des comportements, tente de répondre aux questions: qui de l'homme ou de l'animal, s'est laissé envoûter par l'autre? Pourquoi certaines espèces sont-elles avides de nos sensorialités et comment nous perçoivent-elles? A quoi ressemblent les mondes mentaux des animaux et comment pouvons-nous communiquer avec eux?
Venus de Valence, les Borgia sont devenus à partir de 1450 et pour un siècle les maîtres de Rome et, au-delà, l'une des familles les plus influentes de la chrétienté. A l'occasion de la prestigieuse saga diffusée par Canal +, voici la vraie histoire des Borgia. On y croise le pape Alexandre VI, qui achète son élection à grand prix, peuple le Vatican de cardinaux immoraux, de courtisanes et d'enfants naturels - l'inquiétant César et la belle Lucrèce. De l'habile évêque Alonso, vainqueur du Grand Schisme, à saint François, petit-fils du pape scandaleux, la chaîne est longue et variée de ces .personnalités hors du commun dont Ivan Cloulas saisit la dimension historique.