Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les apprentissages professionnels informels
Carré Philippe ; Charbonnier Olivier
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782747554404
De nombreux facteurs plaident aujourd'hui pour une remise en cause des conceptions classiques de la formation continue des adultes dans les entreprises et les administrations : poussée de l'usage des technologies de l'information et irruption du phénomène Internet dans le travail et la vie privée, dilution de la fonction formation dans d'autres fonctions des organisations, précarité de nombreux emplois et de plusieurs secteurs de la vie économique, transformation des rapports au travail et dans le travail, responsabilisation des opérateurs et de l'encadrement intermédiaire, substitution de l'animation à la commande dans des pratiques managériales de plus en plus éloignées du modèle autoritaire, etc. Dans ce contexte de "haute modernité", le développement des compétences est l'objet d'un consensus social : apprendre, acquérir savoirs, habiletés ou attitudes nouvelles est appelé à devenir un réflexe vital. La qualification apparaît comme la meilleure arme non seulement des individus, mais aussi des organisations, voire des nations, dans un contexte qui, entre individualisation et globalisation, ne fournit plus les repères plus stables qui ont caractérisé l'époque historique précédente. Les apprentissages informels, c'est-à-dire les "phénomènes d'acquisition ou de transformation durable de savoirs produits en dehors des temps sociaux explicitement consacrés aux actions de formation instituées", prennent alors une tout autre dimension. Bien au-delà des formes classiques d'apprentissage sur le tas ou d'autodidaxie professionnelle, ces formes aujourd'hui mieux reconnues de développement des compétences dans des organisations devenues plus "apprenantes" préfigurent sans doute l'une des formes de modernisation et de redéploiement de la Fonction formation. Ce livre traite cette question à partir d'une recherche biennale réalisée par l'association Interface Recherche en collaboration avec l'Université Paris X et en partenariat avec six organisations. Une méthodologie qui fait intervenir simultanément l'observation ethnographique, l'enquête psychosociale et la recherche psychologique permet de construire une nouvelle représentation des apprentissages informels au travail et ouvre de nombreuses pistes à leur opérationnalisation.
Économie du savoir, société cognitive, formation tout au long de la vie... L'acquisition de connaissances et de compétences nouvelles devient le levier majeur de l'adaptation et du développement des individus, des organisations et des nations du XXI° siècle. Le désir et la capacité d'apprendre sont en passe de devenir les compétences-clés du "travailleur du savoir" et du citoyen de demain. La notion d'apprenante illustre ce nouveau rapport au savoir dans ses différentes déclinaisons: vouloir apprendre, savoir apprendre, pouvoir apprendre. Cet ouvrage propose un état de la question de la société cognitive aujourd'hui, avant de définir la notion d'apprenante comme "ensemble durable de dispositions favorables à l'acte d'apprendre dans toutes les situations". Il analyse ensuite trois conditions de son essor: comprendre les motivations à apprendre, développer les compétences d'autoformation, déployer une écologie de l'apprenante. Ce sont trois facettes de ce nouveau rapport au savoir sans lesquelles les discours enchantés ou menaçants de la société cognitive et de la formation tout au long de la vie n'auront qu'un impact limité sur les pratiques des sujets sociaux. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants de licence, master ou doctorat en sciences sociales ou sciences de l'éducation et aux professionnels de l'éducation et de la formation des adultes (formateurs, responsables de formation et des ressources humaines), ainsi qu'à toutes les personnes intéressées par le devenir des systèmes éducatifs.
Au commencement, nous avons pris conscience du développement d'une nouvelle culture susceptible de changer profondément nos façons de penser, de travailler et de vivre. " Une société de l'information " en est née. Nous avons ensuite vécu l'émergence d'une " société cognitive ", considérée par l'Union Européenne comme une façon de faire face à la mondialisation, à l'accélération foudroyante des apports des sciences et des technologies, à la multiplication des réseaux et à l'apparition d'apprentissages autonomes. Nos propres rapports avec les savoirs, leur création et leurs usages ont changé au point d'imaginer une nouvelle société, la " société de la connaissance ". Aujourd'hui nous serions dans l'ère de l'économie du savoir. Ce présent numéro de Savoirs en souligne les enjeux, les composantes, les dynamiques et les failles, et nous soumet des propositions pour entrer dans une économie du savoir plus juste, plus équitable, moins " privée ". Suivent deux articles de recherche dont le premier sur l'intelligence organisationnelle permet d'étayer cette note de synthèse, de la poursuivre, autour de la question des espaces de développement des savoirs professionnels. Le second article témoigne de la difficulté des conseillers pédagogiques à se faire reconnaître comme formateurs d'adultes et analyse les stratégies qu'ils mettent en place pour y faire face. Le numéro se termine par la recension des dernières thèses ou habilitations à diriger des recherches dans le domaine de la formation des adultes et des notes de lectures concernant des ouvrages issus du même domaine.
Dans le monde des " sciences de la formation ", friand de notions originales (ou rénovées), il est plutôt rare qu'un concept d'apparition récente soit adossé à un capital de références scientifiques établi. C'est pourtant le tableau que nous offre le thème de l'autorégulation que Laurent Cosnefroy s'attache à nous présenter dans cette livraison, en une note de synthèse complète, basée sur des travaux en quasi-totalité inédits en langue française. De fait, les travaux sur self-regulation et selfregulated learning se sont multipliés au début des années 1990 mais ce principalement aux Etats-Unis et en Allemagne. Le lecteur pourra donc se plonger dans une littérature méconnue mais éclairante du concept. Le numéro se poursuit d'abord avec un article de recherche sur la professionnalisation des enseignants débutants à l'université puis un autre sur l'usage de la didactique professionnelle dans la formation des adultes. La rubrique vie de la recherche clôt ce numéro. Elle vise à promouvoir les lieux de production de recherches en formation des adultes et les thèses soutenues sur ce sujet. Dans ce présent numéro, l'Agence Nationale d'Amélioration des Conditions de Travail (ANACT) éclaire sa contribution aux questions de professionnalisation et de développement professionnel.
L'apprenance" tend à se substituer au terme d'"apprentissage" et désigne l'acte d'apprendre envisagé dans sa dynamique et ses composants. Cet ouvrage propose un inventaire détaillé de ce concept "fédérateur" pour répondre aux questions : pourquoi, comment et où apprendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.