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Savoirs N° 34/2014 : Economie du savoir
Carré Philippe
L'HARMATTAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782343031811
Au commencement, nous avons pris conscience du développement d'une nouvelle culture susceptible de changer profondément nos façons de penser, de travailler et de vivre. " Une société de l'information " en est née. Nous avons ensuite vécu l'émergence d'une " société cognitive ", considérée par l'Union Européenne comme une façon de faire face à la mondialisation, à l'accélération foudroyante des apports des sciences et des technologies, à la multiplication des réseaux et à l'apparition d'apprentissages autonomes. Nos propres rapports avec les savoirs, leur création et leurs usages ont changé au point d'imaginer une nouvelle société, la " société de la connaissance ". Aujourd'hui nous serions dans l'ère de l'économie du savoir. Ce présent numéro de Savoirs en souligne les enjeux, les composantes, les dynamiques et les failles, et nous soumet des propositions pour entrer dans une économie du savoir plus juste, plus équitable, moins " privée ". Suivent deux articles de recherche dont le premier sur l'intelligence organisationnelle permet d'étayer cette note de synthèse, de la poursuivre, autour de la question des espaces de développement des savoirs professionnels. Le second article témoigne de la difficulté des conseillers pédagogiques à se faire reconnaître comme formateurs d'adultes et analyse les stratégies qu'ils mettent en place pour y faire face. Le numéro se termine par la recension des dernières thèses ou habilitations à diriger des recherches dans le domaine de la formation des adultes et des notes de lectures concernant des ouvrages issus du même domaine.
La présente réflexion se donne pour objet de réaliser un bilan des recherches conduites depuis une vingtaine d'années sur la formation individualisée ou l'individualisation en formation du côté des chercheurs mais également des chercheurs praticiens. Les approches sont multiples, descriptives, compréhensives, normatives ou encore performatives. L'objectif est de mettre en avant le substrat théorique qui sous-tend les acceptions défendues, le matériau empirique mobilisé, mais aussi les enjeux analytiques que posent les conceptualisations énoncées, voire les éventuelles controverses qui opposent les auteurs. Après ce dossier, viennent des articles de recherche qui portent sur différents modèles d'analyse de situations de formation. Ils portent sur les effets sélectifs implicites de la formation à distance, les transformations du métier de conseiller en Validation des Acquis Professionnels, la représentation de la langue écrite chez des adultes illettrés et l'usage de la didactique professionnelle comme modèle d'analyse de la formation de formateurs en éducation physique et sportive. La rubrique " Vie de la recherche " vise à promouvoir les lieux de production de recherches en formation des adultes et les thèses soutenues sur ce sujet. Dans ce numéro, Claudie Solar nous propose de dresser un panorama du fonctionnement de la recherche au Canada.
Économie du savoir, société cognitive, formation tout au long de la vie... L'acquisition de connaissances et de compétences nouvelles devient le levier majeur de l'adaptation et du développement des individus, des organisations et des nations du XXI° siècle. Le désir et la capacité d'apprendre sont en passe de devenir les compétences-clés du "travailleur du savoir" et du citoyen de demain. La notion d'apprenante illustre ce nouveau rapport au savoir dans ses différentes déclinaisons: vouloir apprendre, savoir apprendre, pouvoir apprendre. Cet ouvrage propose un état de la question de la société cognitive aujourd'hui, avant de définir la notion d'apprenante comme "ensemble durable de dispositions favorables à l'acte d'apprendre dans toutes les situations". Il analyse ensuite trois conditions de son essor: comprendre les motivations à apprendre, développer les compétences d'autoformation, déployer une écologie de l'apprenante. Ce sont trois facettes de ce nouveau rapport au savoir sans lesquelles les discours enchantés ou menaçants de la société cognitive et de la formation tout au long de la vie n'auront qu'un impact limité sur les pratiques des sujets sociaux. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants de licence, master ou doctorat en sciences sociales ou sciences de l'éducation et aux professionnels de l'éducation et de la formation des adultes (formateurs, responsables de formation et des ressources humaines), ainsi qu'à toutes les personnes intéressées par le devenir des systèmes éducatifs.
Dans le monde des " sciences de la formation ", friand de notions originales (ou rénovées), il est plutôt rare qu'un concept d'apparition récente soit adossé à un capital de références scientifiques établi. C'est pourtant le tableau que nous offre le thème de l'autorégulation que Laurent Cosnefroy s'attache à nous présenter dans cette livraison, en une note de synthèse complète, basée sur des travaux en quasi-totalité inédits en langue française. De fait, les travaux sur self-regulation et selfregulated learning se sont multipliés au début des années 1990 mais ce principalement aux Etats-Unis et en Allemagne. Le lecteur pourra donc se plonger dans une littérature méconnue mais éclairante du concept. Le numéro se poursuit d'abord avec un article de recherche sur la professionnalisation des enseignants débutants à l'université puis un autre sur l'usage de la didactique professionnelle dans la formation des adultes. La rubrique vie de la recherche clôt ce numéro. Elle vise à promouvoir les lieux de production de recherches en formation des adultes et les thèses soutenues sur ce sujet. Dans ce présent numéro, l'Agence Nationale d'Amélioration des Conditions de Travail (ANACT) éclaire sa contribution aux questions de professionnalisation et de développement professionnel.
Ce numéro de la revue Savoirs est le produit d'une collaboration régulière entre plusieurs des animateurs de la revue, il vient marquer son dixième anniversaire. Pour marquer cet événement, chacun a été invité à prendre sa plume et à nous faire part d'un état de la recherche sur plusieurs objets essentiels du milieu des "sciences de la formation" : la compétence, l'autoformation, la pédagogie des adultes, l'analyse de l'activité, l'éducation thérapeutique des patients, l'épreuve, etc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.