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PASCAL DES CONNAISSANCES NATURELLES A L ETUDE DE L HOMME
CARRAUD
VRIN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782711617937
Pascal a revendiqué l'abandon de l'étude des sciences au profit de celle de l'homme. Qu'entendre par l'étude de l'homme? D'abord la recherche de la nature du "moi humain", par un Pascal qui ne songe pas encore à une Apologie. La fécondité que L'art de persuader accorde au "je pense donc je suis", en tant que principe d'une "physique entière", est telle qu'en est déniée toute portée au cogito augustinien: c'est à Descartes, et non à saint Augustin, que Pascal reconnaît d'avoir accédé au moi. Mais si Pascal prend acte de l'innovation radicale des Meditationes en créant en français "le moi", c'est pour dessaisir ce moi de sa primauté métaphysique et ne le trouver que dans la dépravation de la volonté. Le moi donc, mais pas encore l'homme. Ensuite, après l'échec des Provinciales, le dessein apologétique pascalien consiste à montrer la supériorité de la vraie religion sur les philosophies, qui seule peut rendre raison de la double "condition de l'homme". Ce projet, tel que le restitue la Conférence à Port-Royal, s'enracine dans une première anthropologie qu'on qualifiera d'abstraite en ce qu'elle a pour objet de définir l'essence contradictoire de l'homme. Enfin, après la Conférence, Pascal en vient à envisager les hommes dans leur existence même. Les deux thèmes de la gloire (humaine) et du divertissement permettent de caractériser cette anthropologie existentielle, au terme de laquelle s'éclaire la puissance d'aliénation de l'imagination. L'analytique de l'existence humaine constitue dès lors ce qu'on appellera la seconde anthropologie de Pascal.
Elus locaux, professionnels du tourisme, fonctionnaires, animateurs sportifs et culturels, les acteurs du tourisme de montagne sont aujourd'hui confrontés à de nouvelles normes et à de nouveaux principes adoptés par les autorités communautaires, en matière de protection des paysages et de l'environnement, d'information et de protection du consommateur, de droit de la concurrence... Par ailleurs, l'heure est aujourd'hui à l'élaboration d'une politique d'accompagnement financier de ce secteur économique en expansion, dans le but de le pérenniser. L'Union européenne dispose donc à la fois d'un pouvoir normatif et d'un système d'incitations financières sans précédent. Quelle politique est définie, et comment les acteurs perçoivent-ils cette évolution ? Est-elle subie, ou est-elle le fruit d'un réel partenariat ? Cet ouvrage permettra de faire le point sur la " nouvelle donne " européenne et sa réception par les acteurs locaux.
Pascal est-il philosophe? Les Pensées relèvent-elles de la philosophie? Cette étude montre comment la pensée pascalienne part de Descartes, au double sens où elle l'a pour origine et où elle s'en sépare. D'où diverses modalités de son rapport à la philosophie. Ainsi le débat que mènent sur plusieurs fronts les fragments pascaliens requiert-il une interprétation à différents niveaux. Biographie de l'auteur Vincent CARRAUD, ancien élève de l'École normale supérieure, est professeur de philosophie à l'Université de Caen.
Carraud Christophe ; Tâche Pierre-Alain ; Debluë F
Il entre dans notre rapport à l'oeuvre beaucoup de notre rapport au monde. Que la technique soit devenue un processus poursuivi pour lui-même, un jeu de relations et de quantités comme en suspens, détaché de ses conséquences parfois brutales sur le monde, qu'elle ait donc cessé de ressortir simplement d'un métier comptable de la forme du réel, voilà qui nous éloigne de nos vies comme de la saveur des choses. Ce qu'il est convenu d'appeler l'art contemporain accroît le régime des quantités, celui des réseaux, des processus et des marchés : s'accordant parfaitement en ce sens à la désincarnation des vies où nos sociétés déchiffrent leurs symptômes mortifères. En sorte qu'il est précieux d'écouter la leçon d'attention d'autres contemporains : elle est faite de patience et de bienveillance à l'endroit du monde et des formes que celui-ci délègue jusqu'à nous par le travail et la justesse. Ce choix de l'oeuvre en son espace tout ensemble matériel et imaginaire fait plus qu'inscrire une éthique dans l'invention des formes : il autorise le libre déploiement de toutes nos strates d'existence en rien qu'un peu de belle étendue, et restaure notre respect à l'endroit de ce qui demeure le plus aimable et le plus énigmatique dans le lieu qui nous accueille. Lorsque la peinture revient aux choses, c'est notre responsabilité qui s'accroît ; et s'intensifie, s'élargit avec elle le goût du monde.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.