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La citoyenneté irresponsable. Les racines culturelles de la crise de l'autorité en temps de pandémie
Caron Jean-François ; Defoy Catherine
HERMANN
20,10 €
Épuisé
EAN :9791037009616
La pandémie de la COVID-19 a révélé une grave crise dont les pouvoirs politiques des sociétés libérales sont aujourd'hui victimes. En effet, de nombreux individus n'ont pas hésité à défier les directives émanant de l'Etat, avec pour conséquence une incapacité de freiner durablement la contagion. Comment et pourquoi ces sociétés en sont-elles arrivées là ? Voilà la question à laquelle ce livre cherche à répondre. Que ce soit la popularité des théories du complot, la méfiance envers les gouvernements ou encore les croyances religieuses ou culturelles qui ont pris préséance sur les directives de l'Etat en matière de santé publique, tous ces facteurs qui ont mené à l'exercice d'une citoyenneté irresponsable au cours de cette pandémie trouvent leurs racines dans la tradition libérale telle qu'elle a pris naissance au xviiie siècle et dans son évolution plus récente qui a eu pour effet de décentrer l'individu de ses responsabilités collectives au profit d'une jouissance quasi illimitée de sa liberté individuelle. Sans pour autant remettre en cause cette tradition et nous complaire dans l'illusion d'un monde ancien qui n'est pas voué à renaître de ses cendres, cette crise sanitaire a révélé l'urgence pour les sociétés libérales d'établir un meilleur équilibre entre l'intérêt collectif et la liberté individuelle par une citoyenneté responsable apte à prémunir ses citoyens contre l'adoption de mesures liberticides lorsqu'elles seront frappées à nouveau par de nouvelles pandémies qui semblent malheureusement inévitables.
Alors que la démocratie est souvent perçue comme la seule option politique envisageable, quelle serait la position de Machiavel en 2020 sur l'utilité de la dictature ? Dans quelles circonstances jugerait-il nécessaire de concentrer le pouvoir entre les mains d'une seule personne et quels devraient être les objectifs de ce prince ? Grâce aux exemples de Charles de Gaulle, Abraham Lincoln, Vladimir Poutine, Lee Kuan Yew ou Nusurltan Nazarbaïev, Jean-François Caron, dans cette version imaginée du Prince en 2020 montre que le recours à un prince tout-puissant peut encore s'avérer la meilleure solution lorsqu'une nouvelle société doit être établie ou afin de sauver une société menacée d'implosion.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Dans un cimetière de voitures, deux bandes de jeunes s'affrontent. Tous écorchés, ils veulent changer de vie, quel qu'en soit le prix. Dans une atmosphère glauque et nocturne, au rythme d'une musique gothique, les personnages s'expriment tantôt comme des voyous, tantôcomme des poètes, des philosophes. Leur imaginaire s'envole vers d'autres horizons, la littérature, les rêves d'Afrique, les grands voyages et l'amour qui peut exister"BILLIE. Oh, loin! On se limite à cinq continents, comme si en dehors des cinq il y avait rien. Peut-être qu'en dehors il y a rien. Mais en dedans? Les frontièresont pas toujours là où on les décide. Quand deux continents se touchent, quand deux êtres humains se touchent, Faustin? C'est noir, ça. Vierge de toutTout se peut sur un continent vierge."
Qui aurait cru qu'un virus apparu dans un marché chinois de Wuhan allait mener à une pandémie mondiale qui a coûté la vie à des centaines de milliers d'individus en l'espace de quelques mois et forcé presque tous les pays à imposer des quarantaines, à confiner des villes entières et à fermer leurs frontières ? Et pourtant, ce sont les images qui nous resteront en tête lorsque nous repenserons à l'année 2020. En raison des dimensions et des effets de cette crise, il est clair que nos sociétés en ont des leçons à tirer et il est tout aussi évident qu'elle entraînera de profondes transformations dans l'ordre international. Quelles sont ces leçons et à quelles sortes de changements devons-nous nous attendre ? Ce livre cherche précisément à répondre à ces questions. Ces essais portent un regard critique sur l'évolution des démocraties libérales, montrent le potentiel que cette crise sanitaire globale nous offre pour reprendre le contrôle de la mondialisation telle que nous la connaissons depuis 50 ans, en plus d'expliquer en quoi cette pandémie pourrait accélérer la fin de l'ordre libéral international. En tant que premier livre portant sur cette pandémie, ces essais critiques et sans complaisance seront d'un intérêt pour tout lecteur intéressé à comprendre les enjeux politiques de cette crise et à s'interroger sur la manière dont les sociétés ont cherché à combattre ce virus mortel.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.