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Histoire des chemins de fer en France. Tome 3, 1937-1997
Caron François
FAYARD
38,15 €
Épuisé
EAN :9782213702001
Les soixante ans d'histoire de la SNCF, depuis 1937 jusqu'à l'adoption de la réforme radicale en 1997, reposent sur un modèle d'organisation et une culture d'entreprise dotés d'une forte cohérence, malgré l'importance des changements techniques, organisationnels et sociaux que l'entreprise a connus". C'est sur cette hypothèse que François Caron construit le troisième tome de l'Histoire des chemins de fer en France, qui vient clore cette magistrale entreprise retraçant deux siècles et demi d'histoire économique, sociale et culturelle de la France vue du train. Car le monde ferroviaire est d'abord un lieu et une source d'innovation, tant technique qu'organisationnelle ou humaine. Entre 1937 et 1997, la SNCF a fait ainsi l'expérience d'un changement ininterrompu, sans jamais abandonner un ensemble de traits originaux hérités de son histoire : c'est ce dialogue, sinon cette dualité, que François Caron nous invite à lire et à mettre en regard du présent et de l'avenir du monde ferroviaire contemporain.
Depuis le XVIIIe siècle, l'Occident vit au rythme des avancées technologiques : mécanisation, industrialisation et révolution informatique. Mais c'est à partir des années 1950 que ces progrès techniques finirent vraiment par engendrer une nouvelle société, celle de la consommation de masse. Pour comprendre cet extraordinaire essor des niveaux de vie, François Caron a non seulement mobilisé les instruments fournis par l'histoire des techniques et par l'économie de l'innovation, mais aussi replacé ces révolutions industrielles dans leurs contextes tout en analysant les relations d'interdépendance entre l'innovation et la demande sociale, entre l'innovation et la recherche institutionnalisée. François Caron dresse un portrait saisissant du siècle qui s'achève sur une recomposition à peu près totale des logiques économiques et sociales, provoquant une situation de crise par laquelle, une nouvelle fois, se repose la question de la finalité de la science et de la technologie.
Résumé : Neuve, cette histoire l'est autant par son sujet que par ses méthodes. L'électricité est une énergie aujourd'hui totalement familière dans la vie quotidienne des Français. Ce livre en fait un objet d'histoire : il raconte comment, il y a environ un siècle, elle a difficilement commencé son règne face à la vapeur et au gaz. Eclairage, chimie, force motrice, transports urbains, industrie : l'électricité conquiert peu à peu ses marchés à partir de 1881, mais reste encore rare quand éclate la Première Guerre mondiale. Ce premier volume d'une trilogie qui mènera le lecteur jusqu'aux années 1990 propose une réflexion synthétique où l'histoire technique se fonde sur les besoins des consommateurs et sur l'imaginaire social aussi bien que sur les évolutions économiques et les choix politiques. Oeuvre de spécialistes venus d'horizons différents, il veut démystifier la fée Electricité pour mieux lui rendre hommage.
La période 1883-1937, couverte par ce volume, passe pour avoir été l'âge d'or des chemins de fer en France. Entré dans les m?urs pour les hommes comme pour les marchandises, ce mode de transport connaît en effet un accroissement sans précédent. Les réseaux se dotent de milliers de kilomètres supplémentaires, des connexions sont aménagées, les lignes secondaires sont ouvertes, le matériel s'améliore sans cesse, les ouvrages d'art se multiplient, la vitesse est à l'honneur, le monde des cheminots se structure et cultive un état d'esprit particulièrement typé. De la Bête humaine à la Madone des sleepings, le train pénètre dans l'imaginaire des artistes, des écrivains, et des cinéastes. Les chemins de fer, enfin, ont joué un rôle majeur dans le déroulement de la Première Guerre mondiale en assurant, en toutes circonstances, l'acheminement des hommes, du matériel et du ravitaillement. Pourtant les effets de la grande dépression des années 1880 furent longs à se résorber. Les conventions passées par l'Etat en 1883 avec les six grandes compagnies furent interprétées comme la preuve d'une collusion entre le monde politique et le capitalisme, et certaines grèves -par exemple celles de 1910 et de 1920 -furent très dures et demeurent dans tous les esprits. La situation financière des compagnies se dégrada dès les années 1906-1913, en raison, surtout de la hausse des salaires et des prix et du refus opposé par l'Etat à toute augmentation de tarif. Les conventions de 1921, qui préparent l'unification du réseau en maintenant le système des concessions, échouèrent principalement en raison de la crise des années 1930 et de la concurrence de l'automobile. En 1936, le déficit des compagnies était devenu insupportable. D'où l'idée, mise en ?uvre par le Front populaire et les gouvernements suivants, d'unifier et de nationaliser les réseaux, tout en prenant en compte les droits des actionnaires. C'est la naissance de la SNCF, appelée à un long et glorieux avenir.
Résumé : L'histoire du chemin de fer, premier réseau technique capable d'influencer l'ensemble des comportements humains, doit être replacée dans son contexte tout à la fois économique, institutionnel, culturel et social. Depuis plus d'un siècle et demi, il se trouve au c?ur du débat politique, du débat sur la modernité, du débat sur le choix de société. Avec lui, l'homme est entré dans la civilisation des macrosystèmes qui l'enserrent aujourd'hui de toutes parts. Le chemin de fer a été un lieu privilégié de l'innovation et n'a jamais cessé de se transformer. Depuis l'origine, ses ingénieurs et ses agents ont, jour après jour, recherché les moyens techniques et humains d'améliorer la sécurité et la rentabilité des compagnies tout en répondant toujours mieux aux besoins de la clientèle : proliférante, la technologie ferroviaire est marquée par une permanente confrontation entre des solutions d'une infinie diversité. Issu du double héritage de la culture routière et canalisée du XVIIIe siècle et de la Révolution industrielle, ce mode de locomotion fut adopté par les Français dans les années 1840. Institutionnellement affermi dans les années 1850, il se consolide dans les premières années de la IIIe République, et son organisation constitue une expérience originale d'économie mixte largement imitée en Europe. Ainsi, les six " grandes compagnies " créées dans les années 1850 durent-elles, particulièrement à partir de 1883, subir de la part de l'Etat une tutelle de plus en plus pesante, et de véritables " cultures de réseau " prirent naissance, qui ne disparurent que bien après la création de la SNCF...
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.