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Sartor Resartus
Carlyle Thomas ; Berrée Maxime
CORTI
21,30 €
Épuisé
EAN :9782714309716
Carlyle est un écrivain quelque peu effrayant. Réactionnaire et violente, son ?uvre regorge d'idées et de sentences à faire frémir humanistes et progressistes: pour lui, la démocratie est "le chaos doté d'urnes électorales", le monde doit être dirigé par des héros dont il affirme la supériorité morale; il se prononce contre l'abolition de l'esclavage; quant à la première Exposition universelle, elle lui fait l'effet d'un "grand bazar industriel". Ne nous donnons pas la peine d'aller plus loin, il suffit de compléter par cette description lapidaire que fit de lui Spencer dans son Autobiographie: "Il sécrétait chaque jour une certaine quantité d'imprécations et il lui fallait trouver quelque chose ou quelqu'un sur qui les déverser." Voila le portrait peu flatteur qu'on pourrait rapidement dresser de cet esprit aussi contrarié qu'un Céline. En France. Carlyle est presque complètement ignoré. Sans doute son aversion pour notre pays, qu'il jugeait frivole et superficiel, et auquel il préférait la rigoureuse et sérieuse Allemagne, n'y est-elle pas pour rien. Choisir entre deux nations qui se considèrent comme des ennemis héréditaires, c'est nécessairement s'en mettre une à dos. Il aggrava d'ailleurs son cas en applaudissant des deux mains la victoire allemande en 1870. Malgré cela, il était encore lu au début du XXe siècle: certains de ses ouvrages passèrent, par exemple, entre les mains de Proust ou Claudel. Il y a quelque chose d'énigmatique dans l'existence même d'un tel livre. Ouvrage improbable pour l'époque, il l'est encore aujourd'hui à maints égards, malgré l'habitude que nous avons des expérimentations littéraires. Tenant à la fois de l'essai philosophique, du roman d'apprentissage, ou encore de la satire, le Sartor Resartus résiste à toutes les classifications et se dresse avec un charme capiteux en singularité pure dans l'horizon littéraire. Emerson avait pourtant parfaitement compris la situation, lui qui écrivait dans son journal: "Si le génie était une chose commune, nous pourrions nous passer de Carlyle; mais en l'état actuel de la population, nous ne pouvons l'ignorer". Le temps est peut-être venu de laisser de côté tout le fatras d'idées et d'opinions attachées au nom de Carlyle: le Sartor Resartus n'a plus besoin de lui, il n'a besoin que de lecteurs.
La seule poésie est l'Histoire, si nous pouvions la dire convenablement. Cette vérité (si c'en est une), je n'en vois pas encore les limites, et je ne les verrai pas autrement qu'en essayant pratiquement. L'histoire du collier est la première tentative d'une expérience. " (Lettre du 12 août 1834 à R.W. Emerson). Composé par Thomas Carlyle en 1833 et publié en prélude à sa fameuse Histoire de la Révolution française en 1837, Le Collier de la reine est le récit poétique et singulièrement vivant de l'incroyable escroquerie ourdie par la comtesse Jeanne de la Motte-Valois, et du retentissant procès qui a suivi. Ce scandale judiciaire, auquel furent mêlés le cardinal-prince Louis de Rohan, le mage Cagliostro et la reine Marie-Antoinette, contribua puissamment à déconsidérer l'Eglise et la monarchie à la veille de la Révolution.
Carlyle Thomas ; Mil John Stuart ; Gillyboeuf Thie
En 1849, cela fait déjà plus de quinze ans que l?esclavage a été aboli dans les colonies britanniques. Toutefois, bien que l?émancipation des esclaves soit acquise, la « question noire » est toujours vive, car la transition économique ne va pas sans mal. C?est dans ce contexte que l?écrivain écossais Thomas Carlyle (1795-1881) jette anonymement de l?huile sur le feu en défendant le caractère « acceptable » de l?esclavage. Si son pamphlet mérite d?être lu aujourd?hui, ce n?est pas pour les préjugés racistes qu?il reprend, mais pour sa lucidité sur le capitalisme qui vient et répand la misère, sur l?hégémonie éminente du tout-économique qu?il appelle la « science lugubre ». À son Discours de circonstance, troublant exemple d?un esprit brillant qui se fourvoie, répond le penseur libéral John Stuart Mill.
Résumé : Le jour, Sidonie Saint-Godard est une jeune veuve discrète qui se consacre à l'éducation des jeunes filles. La nuit, c'est une autre histoire. Elle se métamorphose pour hanter les lieux de débauche de l'aristocratie. Ange noir, vêtue de tenues aguichantes et le visage dissimulé par un voile, elle repère ses proies à qui elle subtilise or et bijoux. Ce butin, Sidonie le reverse à une société venant en aide aux domestiques enceintes des oeuvres de leurs maîtres. Mais, lorsqu'elle jette son dévolu sur le marquis de Devellyn, elle va commettre sa première erreur.
Rigal Gwenn ; Latil Magali ; Guitton Philippe ; Pi
Ce livre est une synthèse claire et accessible de l'ensemble des hypothèses formulées au fil du temps par la communauté scientifique pour tenter de répondre à la question de la signification de l'art des cavernes. Il vient combler un manque dans la littérature consacrée à ce sujet : d'ordinaire, le survol théorique se révèle trop rapide ; à moins que l'auteur, théoricien lui-même, ne privilégie ses propres hypothèses au détriment des autres. Rien de tel ici. Fruit de plusieurs années de travail, "Le Temps sacré des cavernes" accorde une attention égale à chaque théorie, exposant au besoin les points de friction entre spécialistes. La première partie présente l'artiste. En se basant sur les publications les plus récentes, l'auteur établit un portrait précis de Cro-Magnon, évoquant tour à tour ses ancêtres, ses contemporains, son apparence, son régime alimentaire, son équipement, ses structures sociales et son mode de relation à l'environnement (humains, animaux, éléments). Les traces qu'il a laissées en termes de pensée symbolique et de spiritualité introduisent la seconde partie. Exclusivement consacrée aux interprétations, cette dernière se fonde sur un travail d'analyse critique aussi exhaustif que possible : art pour l'art, zoocénose, rites d'initiation, culte de l'ours, magies d'envoûtement, de fertilité, de destruction et d'apaisement, code de chasse préhistorique, enseignement de la chasse par rabattage, chamanisme, totémisme, dualisme primordial, zodiaque préhistorique, enfin mythes liés à la Genèse et à la fertilité. Le lecteur, ainsi éclairé, pourra se forger son intime conviction.
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.
Le temps n'est que la rivière où je m'en vais pêcher. Je bois son eau; et tout en buvant, je vois le fond sablonneux et remarque comme il est peu profond. Son faible courant entraîne toutes choses, mais l'éternité demeure. J'aimerais boire plus profond; pêcher dans le ciel, dont le fond caillouteux est semé d'étoiles. Je ne peux compter jusqu'à un. Je ne connais pas la première lettre de l'alphabet. J'ai toujours regretté de ne pas être aussi sage que le jour de ma naissance.
Le passé n'est jamais mort. Il n'est même pas passé." (William Faulkner)Voici trente ans que Billie James n'a pas remis les pieds dans le Mississippi. Un sacré tempérament, quelques dollars en poche et son chien Rufus au bout de sa laisse, elle débarque à Greendale et s'installe dans une bicoque décrépite où vécut autrefois son père. Ce dernier, poète noir de renom, est mort de manière accidentelle alors que Billie n'avait que quatre ans. La petite fille était présente au moment du drame, mais n'en a conservé aucun souvenir.Alors que les voisins font preuve d'un comportement étrange, que des rumeurs circulent, laissant soupçonner une tout autre vérité quant à la mort du père de Billie, celle-ci mène son enquête, aidée par son oncle et un drôle d'olibrius universitaire. Ensemble, ils vont exhumer de lourds secrets, dévoilant peu à peu l'histoire de ses origines mais aussi, en toile de fond, celle d'un pays marqué par les blessures toujours à vif de la ségrégation.Campé dans le décor à la fois somptueux et inquiétant du Sud profond, le premier roman de Chanelle Benz fourbit les armes du polar pour nous raconter ce qu'a été - et ce qu'est encore - l'Amérique tourmentée par les spectres les plus sombres de son Histoire.Traduit de l'anglais par David FauquembergChanelle Benz, britannique et antiguaise d'origine, vit et enseigne aujourd'hui à Memphis, dans le Tennessee. Elle est diplômée de l'université de Syracuse, où elle a eu pour mentor l'écrivain George Saunders, qui a salué en elle " une nouvelle voix sidérante de la fiction américaine ", et a également étudié l'art dramatique à l'université de Boston. Après un virtuose premier recueil de nouvelles, Dans la grande violence de la joie (Seuil, 2018), elle signe avec Rien dans la nuit que des fantômes son premier roman.
O'Connor Flannery ; Goffette Guy ; Coindreau Mauri
Résumé : " Mr. Greenleaf accourait vers elle, brandissant son fusil, et elle le vit venir à elle, bien qu'elle ne regardât pas dans sa direction. Elle le vit s'approcher en longeant la lisière d'un cercle invisible, et la ligne d'arbres était béante derrière lui, et ses pieds ne foulaient que le vide. Il visa l'oeil de la bête et fit feu quatre fois. Elle n'entendit pas les détonations, mais elle perçut le tremblement de l'énorme corps alors que le taureau s'affaissait et l'entraînait dans sa chute, rivée à sa tête au point qu'elle semblait, lorsque Mr. Greenleaf fut près d'elle, se pencher sur l'oreille de l'animal et lui chuchoter une ultime révélation.". Mon mal vient de plus loin, " Greenleaf ".
Résumé : "Ce sera un essai-roman [...]. Il devra tout englober, sexualité, éducation, manière de vivre, de 1880 à nos jours ; et mettre à franchir les années toute l'agilité et la vigueur du chamois qui bondit par-dessus les précipices. C'est l'idée générale, en tout cas, et cela m'a plongée dans un tel brouillard, une telle ivresse, un tel rêve que, déclamant des phrases, et voyant des scènes alors que je remonte Southampton Row, je me demande si j'ai tant soit peu vécu sur terre depuis le 10 octobre. Comme pour Orlando, tout se précipite de soi-même dans le courant". Journal 1915-1941, 2 novembre 1932, à propos des Années.