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Tabous et réalités du crime au féminin
Cario Robert ; Sayous Benjamin
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782296137714
Le crime des femmes n'intéresse guère la criminologie, dans son endroit comme dans son envers. Le sens commun s'en empare très ponctuellement, à l'occasion d'un fait divers impliquant des criminelles, de manière souvent fantasmatique, au travers de discours assez généralement connotés d'une pointe de misogynie. Pourtant, la résistance positive des femmes au crime est réelle et les explications scientifiques aujourd'hui disponibles devraient inciter à leur systématisation... au plus grand bénéfice de l'autre genre. Des tabous demeurent néanmoins quant à quelques crimes commis par les femmes. Les contributions rassemblées dans cet ouvrage les présentent, sans excès ni complaisance, dans leurs réalités historiques, socio-culturelles, criminologiques et cliniques. Deux d'entre ces tabous sont ainsi étudiés : celui des " maris battus " et celui des " femmes pédophiles ".
Mesures post-sentencielles de Justice restaurative, les Rencontres détenus-victimes (RDV) offrent aux participants la possibilité de réparer les souffrances qui n'ont pas été prises en compte durant le procès pénal. Par manque de temps, par domination fonctionnelle, par désintérêt pour les protagonistes ? Quoi qu'il en soit, ces rencontres, volontaires, encadrées professionnellement et accompagnées aux plans psychologique et social, sont un lieu d'échange de paroles, d'interrogations multiples, de potentielles réponses à des questions restées sans réponse. Dans le cadre d'une expérience à ce jour unique en France, deux groupes de condamnés et de victimes, anonymes, se sont retrouvés chaque semaine, durant une Session de six semaines, au sein de la Maison centrale de Poissy pour cheminer, ensemble, vers une tentative de meilleure compréhension intersubjective, au-delà des conséquences directes déjà prises en compte, des répercussions des crimes respectivement commis ou subis. En présence de deux animateurs et de deux représentants de la communauté, les participants ont fait tomber les masques mythiques de l'infracteur et de la victime pour laisser émerger des singularités en souffrances, dans des postures très proches. Leur courage a eu raison de leurs appréhensions et tou(te)s ont déclaré, à l'issue de la Session, avoir progressé vers un sentiment d'apaisement, de libération même mais, surtout, d'humanité réciproque retrouvée.
Voie la plus prometteuse pour sortir la pénalité moderne de la crise profonde qu'elle traverse, la justice restaurative repose sur un arsenal textuel de grande qualité. Les divers ateliers restauratifs qu'elle offre aux justiciables sont opérationnels tant dans le champ de la prévention, du processus pénal et pénitentiaire que dans les situations où l'action publique ne peut être introduite ou prospérer. Reposant sur un protocole rigoureux, soucieux d'éviter toute revictimisation des participants, ces ateliers respectent les principes et la méthodologie propres à l'approche relationnelle, pratiquée et conceptualisée par Serge Charbonneau et Catherine Rossi. A défaut de bien considérer que les ateliers restauratifs appartiennent aux seuls participants, des vicissitudes dans leur application se manifestent dans la compréhension des dispositions légales. De manière plus discutable encore, des pratiques pseudo-restauratives se développent sur le territoire national au mépris des valeurs de la justice restaurative. Or cette dernière a pour seul objectif le dialogue entre les participants volontaires qui, après une préparation minutieuse par des animateurs spécialement formés, choisissent d'échanger sur les répercussions du crime subi/commis qui n'ont pas été appréhendées lors du procès pénal.
Les victimes et leurs souffrances ont longtemps été négligées, notamment par une justice dont le but était avant tout de régler le sort du criminel et de protéger la société. Au cours des deux dernières décennies, un long chemin a été parcouru et la reconnaissance des droits des victimes d'infraction a trouvé sa traduction législative, notamment en matière d'indemnisation et de réparation au sens large (place de la victime dans le procès pénal, écoute, grise en charge...). Même si beaucoup reste encore à améliorer relativement à l'accompagnement psychologique et social des victimes, de nombreux dispositifs et structures existent aujourd'hui : services d'aide aux victimes, cellules d'urgence, associations de victimes... Depuis peu cependant, on assiste à un double mouvement, sécuritaire et " victimaire ", dont les dérives pourraient remettre en cause certaines de ces avancées. Comment concilier le juste droit d'une société à se protéger et celui tout aussi essentiel des auteurs d'infraction à une justice équilibrée ? La voie ouverte par la justice " restaurative ", qui se développe un peu partout dans le monde, pourrait offrir à cet égard des perspectives nouvelles. Ce modèle se conçoit en effet comme un processus impliquant, de manière active, toutes les parties consentantes, infracteur, victime, communautés société, et visant à réparer tous les préjudices, au sein d'un procès pénal rénové. Dans un débat d'une actualité autant juridique que politique, ce dossier aidera à faire la part des choses, en éclairant certains éléments essentiels : difficultés à définir la notion même de victime, rôles de chacun des acteurs et leurs limites (appareil judiciaire, services d'aide, associations...), enjeux juridiques (droit de la prescription et irresponsabilité pénale) et social d'intégration harmonieuse et de prévention des victimisations...
Le crime est fondamentalement complexe, comme l'être humain qui le commet. Généralement décrit au travers de démarches éclatées, voire réductionnistes, le phénomène criminel commande une stratégie scientifique d'approche globale et intégrée. L'ambition de cet ouvrage est donc d'analyser le phénomène criminel dans sa complexité individuelle et conséquemment de tracer les limites et de fixer l'objet des sciences criminelles, qui ont acquis une importance essentielles en quelques décennies.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.