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JEUNES DELINQUANTS. A la recherche de la socialisation perdue
Cario Robert
L'HARMATTAN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782738442574
Notre système de justice pénale ne saurait ignorer les ruptures affectives, culturelles et sociales qui jalonnent la socialisation des jeunes délinquants, socialisation pauvre la plupart du temps et perdue pour la plupart d'entre eux. Repérer les souffrances ainsi accumulées, adapter la réponse pénale à la personnalité du mineur suppose une intervention spécialisée, continue et souple au sein d'une authentique multidisciplinarité. A défaut, l'intervention sociale n'aura pas de sens. Pour personne. Depuis quelques années, la réponse sociale à la déliquance des jeunes semble privilégier la répression de l'acte délictueux posé. Un tel revirement heurte de front la philosophie de la belle Ordonnance du 2 février 1945 sur l'enfance délinquante pronant la primauté de l'éducation lors de la prise en charge des jeunes déliquants. Avec raison. Les sciences criminelles ont pour fonction principale d'assurer la protection des valeurs essentielles qui fondent l'harmonie sociale. En cas d'échec, la justice pénale est investie d'une double mission : promouvoir la resocialisation des délinquants et favoriser la réparation des victimes, dans une perspective restauratrice globale. S'agissant d'un mineur, être humain en devenir, c'est fondamentalement une question de justice sociale.
Voie la plus prometteuse pour sortir la pénalité moderne de la crise profonde qu'elle traverse, la justice restaurative repose sur un arsenal textuel de grande qualité. Les divers ateliers restauratifs qu'elle offre aux justiciables sont opérationnels tant dans le champ de la prévention, du processus pénal et pénitentiaire que dans les situations où l'action publique ne peut être introduite ou prospérer. Reposant sur un protocole rigoureux, soucieux d'éviter toute revictimisation des participants, ces ateliers respectent les principes et la méthodologie propres à l'approche relationnelle, pratiquée et conceptualisée par Serge Charbonneau et Catherine Rossi. A défaut de bien considérer que les ateliers restauratifs appartiennent aux seuls participants, des vicissitudes dans leur application se manifestent dans la compréhension des dispositions légales. De manière plus discutable encore, des pratiques pseudo-restauratives se développent sur le territoire national au mépris des valeurs de la justice restaurative. Or cette dernière a pour seul objectif le dialogue entre les participants volontaires qui, après une préparation minutieuse par des animateurs spécialement formés, choisissent d'échanger sur les répercussions du crime subi/commis qui n'ont pas été appréhendées lors du procès pénal.
Les femmes résistent au crime. Incontestablement. Ce constat, à l'énoncé racoleur, est durable. Très curieusement, une telle résistance si positive au crime n'intéresse personne. Or l'approche transdisciplinaire du phénomène criminel, côté femmes, invite à un triple constat. En général, les femmes bénéficient d'une socialisation qui favorise l'émergence d'une personnalité orientée vers la sociabilité, l'altruisme, la douceur. En particulier, celles d'entre elles qui deviennent criminelles présentent une personnalité dont les traits caractéristiques sont acquis par défaillances psycho-culturelles et sociales profondes. Et à l'égard de celles là, la réaction sociale apparaît d'une sévérité certaine, sans nécessité réelle relativement aux transgressions observées, très massivement délictuelles. Notamment lorsqu'elles sont prisonnières. Ainsi paraît s'exprimer la différence entre les femmes qui résistent à la violence extériorisée et celles qui y recourent pour sortir des conflits douloureux qu'elles subissent ou provoquent. La compréhension intégrée des mécanismes qui président à la consolidation de telles différences de degré - en aucun cas de nature - devient, dans ces conditions, essentielle. Il convient alors de préférer momentanément aux investigations de masse la finesse d'analyses centrées sur les relations entre crime et genre ... féminin.
Le crime est fondamentalement complexe, comme l'être humain qui le commet. Généralement décrit au travers de démarches éclatées, voire réductionnistes, le phénomène criminel commande une stratégie scientifique d'approche globale et intégrée. Une telle stratégie doit permettre aux acteurs de la réaction sociale au crime de sortir des confusions conceptuelles, des incohérences empiriques et des amalgames doxologiques, caractéristiques du domaine entrepris. Une telle stratégie s'impose d'autant plus que le crime n'est pas inévitable. L'enracinement dans la criminalité n'est pas davantage irréversible. Tout indique, en ce sens, que le crime est très généralement vécu comme la seule réponse adaptée aux conflits (d'intensité, de contenu et de, fréquence variables) émergeant au sein du groupe social. Très massivement, les actes de petite délinquance sont le lot des tribunaux répressifs. Les réponses pénales, cristallisées sur les plus démunis d'entre nous, n'en demeurent pas moins fortement coercitives, au mépris des principes fondateurs de justice, d'égalité et de proportionnalité. Par un meilleur partage des savoirs, des avoirs et des pouvoirs, la plupart des dysfonctionnements institutionnels et individuels repérés (contentieux surchargé, surpopulation pénale, récidive, prise en charge éclatée et incomplète des victimes, notamment) se résorberaient mieux. Sans négliger les substantielles économies qui en résulteraient. La mise en harmonie des valeurs à protéger socialement, des modalités destinées à prévenir leur transgression éventuelle comme des réponses de nature à en éviter la répétition apparaît très urgente. Notre système de justice pénale, s'affichant résolument démocratique, ne peut s'en dispenser: Les sciences criminelles ont vocation à y participer.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.