IntroductionAprès la mort des derniers poilus de 1914-1918, disparaissent maintenant les anciens de la Deuxième guerre mondiale et des conflits coloniaux. Ainsi tourne la roue de l'Histoire, inexorable. Un proverbe africain dit qu'à chaque ancien qui s'éteint, c'est une bibliothèque qui brûle. Cela est d'autant plus vrai au sein des sociétés de tradition orale. Moins certainement dans nos civilisations de l'écrit. Pourtant, en Occident aussi, le pourcentage est infime, au regard du nombre de mobilisés ou d'engagés, des acteurs devenus témoins. Beaucoup d'entre eux n'ont pas osé ou n'ont pas souhaité raconter leurs expériences du feu, parfois par modestie, souvent par peur de rouvrir des blessures mal cicatrisées. Cet état d'esprit, respectable, n'est pas celui de l'homme dont on va lire la vie riche d'aventures.Acteur incontournable du renseignement français pendant près de quarante ans, le colonel des troupes de marine Jean Deuve reste aujourd'hui largement méconnu du public mais aussi du milieu militaire. Seuls quelques initiés ou anciens des services secrets se souviennent de ce seigneur de l'ombre. Discret, Deuve n'a jamais cherché les lumières de la ville mais n'a pas caché non plus ce qui ne méritait pas de rester sous le boisseau. Dès la campagne de France, jeune aspirant de réserve, il a noté ce qu'il vivait, pour lui, pour sa famille et aussi pour transmettre. Méhariste au Niger, maquisard en Indochine, spécialiste du renseignement au Laos et en France, il noircit des centaines de feuillets et collecte des quantités d'archives. Officier d'activé puis en retraite, il publie le récit de ses aventures vécues dans plusieurs ouvrages et articles pour témoigner. Avant sa mort, il confie à plusieurs centres d'archives, les milliers de documents recueillis durant sa vie d'officier de renseignement. Le cinéaste Raoul Coutard, qui a connu Jean Deuve au Laos, a justement écrit en parlant de ses camarades du corps expéditionnaire: «Lorsque nous sommes arrivés en Indochine, il y avait ceux qui avaient envie, d'abord de voir, puis de savoir et ceux qui voyageaient comme des colis postaux dans la soute.» Nul doute que Jean Deuve fut des premiers.Le fil conducteur de sa vie fut le scoutisme. Sans cesse il fut cet éclaireur, toujours prêt à appliquer les «cinq buts» de la pédagogie scoute: développement du corps, développement du caractère, habileté manuelle, connaissance et service du prochain et connaissance de Dieu. A cela il faut ajouter que Deuve fut un grand patriote, un de ces hommes qui firent don de leur personne à leur pays sans attendre d'autre récompense que celui du devoir accompli.C'est donc l'histoire presque centenaire de cet officier français que l'on va lire, de la Normandie de l'entre-deux-guerres au front des Ardennes de 1940, des Indes anglaises aux maquis d'Indochine, du Laos de l'indépendance aux derniers soubresauts de la Guerre froide.
Résumé : Entré au noviciat des Frères des Ecoles chrétiennes à Saint-Yon (Seine-Maritime) en mars 1767, à l'âge de 22 ans, Nicolas Le Clercq prononce ses voeux simples quelques mois plus tard et prend le nom de frère Salomon. Originaire d'une famille de commerçants de Boulogne-sur-Mer il enseigne successivement à Rennes, Rouen et Maréville au sein de la communauté dont l'influence a façonné plusieurs générations d'élèves. Maître des novices puis intendant il devient le secrétaire général de la communauté en 1787 ; son caractère humble et désintéressé font de lui l'homme de confiance du supérieur. Epargnés aux premières heures de la Révolution en raison de leur statut d'enseignants publics, contrairement aux religieux contemplatifs, les Frères des Ecoles chrétiennes seront pourtant soumis au choix du serment civique des fonctionnaires publics imposé à tous les professeurs le 22 mars 1791 par les révolutionnaires ; quelques dizaines à peine sur plus de 800 frères à l'époque prêteront serment. "C'est une fureur partout contre ceux qu'on appelle réfractaires" , envoyé à Paris pour rendre compte de la situation au supérieur général, frère Salomon meurt en martyr de la foi après 25 ans de vie religieuse assassiné par une section révolutionnaire ultra-violente dans le couvent des Carmes, rue de Vaugirard, transformé en prison. "Je m'appellerai toujours, s'il plait à Dieu, frère Salomon des Ecoles chrétiennes ; voilà tout ce qui suffit ; [... ] priez Dieu seulement qu'il m'accorde de faire mon emploi, quel qu'il soit, pour son amour ; qu'il détruise mon orgueil ; qu'il me donne l'humilité ; en un mot que je devienne un saint. Oh ! Que j'en suis éloigné !" Il est canonisé par le pape François en octobre 2016, 224 ans après son martyr.
Mizuki Sazaki, octogénaire espiègle et pimpante, a vécu au Japon, non loin de Fukushima. Après la mort de son époux, elle choisit de s'installer à Toulouse. Simon, célibataire endurci, quarantenaire doux rêveur, vit depuis toujours dans la Ville rose. Il porte encore en lui le souvenir de sa soeur Mélanie, morte lors de la déflagration d'AZF. Sous les auspices de ces deux événements, le destin ne peut que réunir l'intrépide Mizuki et le sensible Simon. Une étrange relation s'instaure, faite de poésie, d'infinie pudeur et d'une sensualité à peine voilée. Est-ce seulement de l'amitié ? Un amour est-il possible ? Au fil des jours, Mizuki se révèle... Elle entrouvre peu à peu à Simon les portes de l'Invisible et lui apprend à côtoyer les morts jusqu'à les confondre avec les vivants. Ce récit inspiré de culture japonaise, nous conduit peu à peu vers un pur émerveillement où se confondent utopies et métamorphes, rêve et réalité. Yves Carchon grand voyageur, écrit pour le théâtre, a publié des microfictions, des romans, des chroniques littéraires, co-écrit deux romans historiques avec Muriel, son épouse, et plusieurs polars dont "Crimes à Pau" (2023), "Le sanctuaire des destins oubliés" (2020), et "Deborah Worse" (2021) publiés chez Cairn, et en 2020, un récit à la Mark TwainA sur l'Amérique profonde : "American story". Par la magie de sa plume, l'auteur nous livre ici son roman le plus intime.
Résumé : Un carnet qui permet de comprendre, d'accueillir et d'utiliser la présence des synchronicités comme des leviers d'accomplissements personnels.
Résumé : Le 23 mars 2018, après avoir offert de remplacer un otage lors de l'attentat de Trèbes (Aude), le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame (44 ans) est blessé grièvement dans des circonstances dramatiques par un islamiste se revendiquant de DAESH. Décédé le lendemain à l'hôpital, l'annonce de sa mort bouleverse le pays tout entier et un hommage national lui est rendu quelques jours plus tard. En France et à l'étranger, les hommages se multiplient pour célébrer un " héros " du temps présent. La mort tragique d'Arnaud Beltrame engendre de nombreuses questions sur la notion de sacrifice, le don de soi, la patrie, le courage et l'héroïsme, le rôle du chef dans l'action. L'objet du présent ouvrage est non seulement de parcourir la vie d'un homme d'exception à la riche carrière militaire et aux engagements variés mais également de présenter, à travers le parcours d'Arnaud Beltrame, ce qui fait l'identité et les valeurs de l'officier de gendarmerie aujourd'hui.
Cet ouvrage présente des homélies nouvelles. Il aidera ceux qui ont pour mission d'annoncer la Parole dans ces occasions favorables à l'évangélisation.
Dans notre vie personnelle et dans notre monde, nous avons besoin de signes qui nous aident à vivre et à progresser. Saint Jean nous apporte une réponse à travers les signes de Jésus (Cana, la Samaritaine, Lazare, l'aveugle-né, la brebis perdue, Pierre...). Ce Jésus est la voie, la lumière, la vérité et l'amour. Et il nous dit : Et toi... m'aimes-tu ? En toute simplicité, l'auteur invite à lire et à prier de larges extraits de l'Évangile selon saint Jean au fil de la liturgie. Il achève ainsi la collection inaugurée par les trois évangiles synoptiques. Assemblées de prière, équipes d'animation liturgique, réunions d'équipes en mouvement... et, bien sûr, nous-même personnellement, répondons à cette invitation ! . . Né en 1931 dans la province de Liège, Arnold Balaes est prêtre depuis 1957. Actuellement curé retraité, il continue d'être au service de l'Évangile et des hommes.
Agnès de La Barre de Nanteuil est la seule femme à avoir donné son nom à une promotion d'élèves officiers. Née dans une famille de vieille noblesse normande et parisienne, Agnès de Nanteuil connaît une enfance heureuse à Paris et en Bretagne et une jeunesse investie dans les mouvements de jeunes et l'Action catholique. Pendant la guerre, elle s'engage dans la résistance et devient agent de liaison. Dénoncée, arrêtée, torturée, Agnès est déportée par le dernier convoi de Rennes et meurt à Paray- le-Monial des suites d'une blessure reçue pendant le trajet. L'auteur prend soin de traduire le climat et les valeurs de cette époque à partir du témoignage direct de ceux qui l'ont vécue. Le récit poignant de sa vie, à partir de larges extraits d'écrits inédits, donne à cet ouvrage sa force et son authenticité. Préface de Gérard Cholvy, Professeur émérite des Universités ( Montpellier III ).
Première lectureIsaïe 2, 1-51 Le prophète Isaïe a reçu cette révélation au sujet de Juda et de Jérusalem:2 II arrivera dans l'avenir que la montagne du temple du SEIGNEURsera placée à la tête des montagneset dominera les collines.Toutes les nations afflueront vers elle,3 des peuples nombreux se mettront en marche, et ils diront:«Venez, montons à la montagne du SEIGNEUR,au temple du Dieu de Jacob.Il nous enseignera ses cheminset nous suivrons ses sentiers.Car c'est de Sion que vient la Loi,de Jérusalem la parole du Seigneur.»4 II sera le juge des nations,l'arbitre de la multitude des peuples.De leurs épées ils forgeront des socs de charrue,et de leurs lances, des faucilles.On ne lèvera plus l'épée nation contre nation,on ne s'entraînera plus pour la guerre.5 Venez, famille de Jacob, marchons à la lumière du SEIGNEUROn sait que les auteurs bibliques aiment les images! En voici deux, superbes, dans cette prédication d'Isaïe: d'abord celle d'une foule immense en marche; ensuite celle de toutes les armées du monde qui décident de transformer tous leurs engins de mort en outils agricoles. Je reprends ces deux images l'une après l'autre.La foule en marche gravit une montagne: au bout du chemin, il y a Jérusalem et le Temple. Le prophète Isaïe, lui, est déjà dans Jérusalem et il voit cette foule, cette véritable marée humaine arriver. C'est une image, bien sûr, une anticipation. On peut penser qu'elle lui a été suggérée par l'affluence des grands jours de pèlerinage des Israélites à Jérusalem.Car, chaque année, il était témoin de cette extraordinaire semaine d'automne, qu'on appelle la fête des Tentes. On vit sous des cabanes, même en ville, pendant huit jours, en souvenir des cabanes du séjour dans le désert du Sinaï pendant l'Exode; à cette occasion, Jérusalem grouille de monde, on vient de partout, il y a même des étrangers; le livre du Deutéronome, parlant de cette fête, disait «Tu seras dans la joie de ta fête avec ton fils, ta fille, ton serviteur, ta servante, le lévite, l'émigré, l'orphelin et la veuve qui sont dans tes villes. Sept jours durant, tu feras un pèlerinage pour le Seigneur ton Dieu... et tu ne seras que joie» (Dt 16, 14-15).