Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La "Jésrusalem délivrée" du Tasse. Poésie, peinture, musique, ballet, Actes du colloque organisé au
Careri Giovanni
KLINCKSIECK
52,60 €
Épuisé
EAN :9782252032350
A l'automne de la Renaissance, alors que le mythe d'un monde régi par l'harmonie s'effondre, le Tasse essaie avec La Jérusalem délivrée (1581) de recomposer dans un dessein unitaire les forces opposées de l'amour et de la guerre, du plaisir et de l'honneur. De la difficulté de cette entreprise et de son échec surgit une nouvelle image de l'homme, dominé par la force des passions et exposé aux risques de la désillusion, de la faute et de la punition. Les héroïnes et les héros du poème, ainsi que les figures de leurs relations affectives sont vite devenus un répertoire inépuisable de la représentation des passions. Comptant mille sept cent vingt et une éditions (dont trois cent vingt-deux en France), de nombreuses adaptations musicales, théâtrales et de ballets, des traductions dans toutes les langues européennes, accompagnée de centaines de gravures, fresques et tableaux qui l'ont illustrée, La Jérusalem délivrée est rapidement devenue un " Objet de civilisation ". Aujourd'hui encore, l'étude de ce long poème chevaleresque nous donne un éclairage précieux sur les sociétés et les cultures qui l'ont adopté.
Poème épique chrétien, La Jérusalem délivrée du Tasse (1582) est aussi un répertoire d'images-affect transposées en peinture, en musique, dans la danse et dans le théâtre, partout en Europe. Dans le poème, l'amour et la guerre s'entremêlent. Les chevaliers chrétiens soupirent pour les guerrières musulmanes, les hommes se féminisent, les femmes se déguisent en hommes pour se battre. Les ?uvres analysées ici interprètent à leur façon le poème et l'enrichissent de nouvelles dimensions propres à l'image peinte, au geste dansé, à la présence effective des acteurs sur la scène. Entre parole écrite, geste peint, performance théâtrale et pas de danse, l'auteur tisse un réseau d'échanges, qu'il étend en dehors du champ restreint de l'art, en étudiant ses implications politiques dans la vie rituelle de la cour. Le livre analyse la production d'images poétiques, picturales et gestuelles issue de quatre épisodes du poème du Tasse. Il propose une nouvelle approche intertextuelle et herméneutique, une analyse de la culture à travers les échanges entre l'écrit, les images et les gestes, susceptible d'enrichir et de remplacer, pour partie, l'approche désormais classique du rapport entre peinture et poésie dans la culture humaniste. Les tableaux de Poussin, des Carracci, de Guercino, de Domenico Tintoretto, de Tiepolo et de nombreux autres peintres moins célèbres éclairent aussi l'intelligence figurative des formes actuelles de la différence sexuelle et du lien ambigu de l'affect au pouvoir. Ces hybridations sexuelles et culturelles tissent des correspondances subtiles avec notre condition actuelle.
Comment artistes et théorie contemporain en pleine évolution "réel", dont il entend témoigner Un ensemble de concepts et de pratiques interrogeant une "éthique de la forme" dans la création contemporaine est ici cartographié. Parmi les questions abordées par artistes et théoriciens: la possibilité d'une image "juste", les opérations de montage - entendu comme dispositif opérationnel reliant le document à l'histoire -, ou encore l'art contemporain et son rôle dans le champ de la mémoire. La recherche ici présentée a été menée sur trois ans par une équipe mixte composée d'artistes, de chercheurs et d'étudiants de l'École nationale des beaux-arts de Lyon et du Centre d'histoire et théorie des arts de l'École des hautes études en sciences sociales de Paris. La création contemporaine a été observée sur l'horizon de son développement récent, avec l'objectif d'en dégager les "objets théoriques"; des objets susceptibles de produire un réseau de relations significatives qui traversent l'art contemporain, le reliant à la philosophie et à l'histoire. Avec pour principe d'articuler la théorie à la pratique et les démarches intellectuelles aux démarches artistiques, ce travail collectif s'est fondé sur la spécificité la plus remarquable d'une École des beaux-arts: les modalités d'expérimentations qu'elle permet de créer dans le prolongement des échanges, des pensées, des formes et des pratiques qui ont émergé dans la longue durée des séminaires et workshops. Faisant écho aux contributions des artistes et des théoriciens invités (philosophes, historiens de l'art...) les textes et les travaux plastiques des jeunes chercheurs et des jeunes artistes membres de l'équipe restituent la dynamique et le mouvement collectif du projet.
Damisch Hubert ; Bénézet Mathieu ; Careri Giovanni
Résumé : " On ne peut feindre aujourd'hui de savoir où va notre histoire, pas même l'histoire de l'art contemporain. C'est une illusion absolue de vouloir lui assigner une ligne et, surtout, c'est une illusion, et une illusion très dangereuse, de croire que l'art contemporain, tout comme l'art ancien, n'obéit qu'à une seule ligne. "
Résumé : Ouvrage culte pour les urbanistes et les architectes, Walkscapes fait de la marche beaucoup plus qu'une simple promenade. Pour Francesco Careri, en effet, l'origine de l'architecture n'est pas à chercher dans les sociétés sédentaires mais dans le monde nomade. La marche est esthétique, elle révèle des recoins oubliés, des beautés cachées, la poésie des lieux délaissés. Mais elle est aussi politique : en découvrant ces territoires qui sont à la marge et cependant peuplés, elle montre que les frontières spatiales sont aussi des frontières sociales. Ainsi s'ouvrent les derniers espaces de liberté de nos sociétés quadrillées et s'esquisse une tentative de réponse aux préoccupations de demain : comment réinventer la ville pour en faire une terre d'accueil de l'altérité ?
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.