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Jamaica, Jamaica !
Carayol Sébastien ; Vendryes Thomas ; Martinet Cla
LA DECOUVERTE
39,00 €
Épuisé
EAN :9782707194282
Du 4 avril au 20 août 2017, la Philharmonie de Paris proposera une exposition consacrée à la musique jamaïcaine, depuis ses origines mélodiques et chorales jusqu'aux basses entêtantes des dancefloors. Faisant une large part aux inventions techniques avec lesquelles ces musiques se sont constituées et réunissant une grande collection de documents rares (images, films, objets, etc.), la présentation se démarque surtout par son approche à la fois historique et sociale de l'île. Ce livre constitue le catalogue de l'exposition et suit une chronologie croisée de la Jamaïque à travers son histoire, sa politique et sa musique. Au début des années 1950, les rares postes de radio captent les ondes prodigues en jazz et rythm & blues du voisin américain. L'arrivée des vinyles et du matériel adéquat pour les diffuser à une audience confinée permet l'éclosion des sound systems, où l'on se presse pour danser sur les derniers tubes importés. Ce n'est qu'au début des années 1960 qu'émerge le nouveau son, local, qu'attendaient les danseurs insatiables et le label Studio One tout juste créé. Principalement instrumental et idéalement syncopé, le ska enchante la première moitié des années 1960 avant de faire place au rocksteady, plus lent et chanté. Faisant les beaux jours des groupes vocaux et autres crooners, ce nouveau genre musical préfigure le reggae, plus politique que ses prédécesseurs et intimement lié au mouvement rastafari, dont la popularité s'étendra bien au-delà de la Caraïbe. Don Drummond, Duke Reid, Sugar Minott, The Wailers, Lee "Scratch" Perry, King Tubby, Vybz Kartel et quelques autres sont autant de jalons pour comprendre cette histoire musicale complexe qui prend aussi ses sources dans une spiritualité et une urbanité spécifiques. Hailé Sélassié et Marcus Garvey, figures tutélaires du panafricanisme et du mouvement rastafari fréquemment honorées par les paroliers, font évidemment l'objet de chapitres dédiés. Kingston, véritable cluster de production musicale est également mise en lumière. De même que tout ce qui fait le propre de cette culture jamaïcaine, son argot, son rapport à l'oralité, ses codes vestimentaires ou encore son iconographie. Richement illustré, ce catalogue rend compte des multiples facettes de cette histoire relue au prisme des conflits postcoloniaux et des rencontres qui ont fait naître cette musique unique et universelle.
Les rythmes sociaux de la vie contemporaine tendent à instaurer l'urgence comme une temporalité ordinaire. L'urgence serait devenue avec l'excès, la notion de dépassement permanent, un mode dominant de régulation collective. Les technologies de communication sont montrées du doigt dans ce mouvement qui semble inexorable et qui affecte les organisations. Mais sont-elles vraiment la cause de cet emballement temporel dénoncé régulièrement ? L'urgence a de multiples visages dans les organisations que les auteurs de cet ouvrage ont entrepris d'explorer pour essayer d'en mesurer la complexité. Car les organisations semblent prises dans des mouvements paradoxaux qui suscitent de nombreuses interrogations. Elles vivent au quotidien dans l'urgence et veulent se penser sous le signe du projet, de l'anticipation, de la pro-activité et de la veille stratégique. Elles vendent de l'éphémère et développent des pratiques dites de développement durable, conjuguant éthique de la responsabilité et éloge de la pérennité. Qu'en est-il donc de l'urgence dans les organisations et de son rapport aux pratiques communicationnelles ? Voilà le thème que cet ouvrage explore à travers les contributions de douze chercheurs.
Résumé : Du 4 avril au 20 août 2017, la Philharmonie de Paris proposera une exposition consacrée à la musique jamaïcaine, depuis ses origines mélodiques et chorales jusqu'aux basses entêtantes des dancefloors. Faisant une large part aux inventions techniques avec lesquelles ces musiques se sont constituées et réunissant une grande collection de documents rares (images, films, objets, etc.), la présentation se démarque surtout par son approche à la fois historique et sociale de l'île. Ce livre d'une quarantaine de pages constitue la version "album" du catalogue de l'exposition. Au début des années 1950, les rares postes de radio captent les ondes prodigues en jazz et rythm & blues du voisin américain. L'arrivée des vinyles et du matériel adéquat pour les diffuser à une audience confinée permet l'éclosion des sound systems, où l'on se presse pour danser sur les derniers tubes importés. Ce n'est qu'au début des années 1960 qu'émerge le nouveau son, local, qu'attendaient les danseurs insatiables et le label Studio One tout juste créé. Principalement instrumental et idéalement syncopé, le ska enchante la première moitié des années 1960 avant de faire place au rocksteady, plus lent et chanté. Faisant les beaux jours des groupes vocaux et autres crooners, ce nouveau genre musical préfigure le reggae, plus politique que ses prédécesseurs et intimement lié au mouvement rastafari, dont la popularité s'étendra bien au-delà de la Caraïbe. Don Drummond, Duke Reid, Sugar Minott, The Wailers, Lee "Scratch" Perry, King Tubby, Vybz Kartel et quelques autres sont autant de jalons pour comprendre cette histoire musicale complexe qui prend aussi ses sources dans une spiritualité et une urbanité spécifiques. Hailé Sélassié et Marcus Garvey, figures tutélaires du panafricanisme et du mouvement rastafari fréquemment honorées par les paroliers, y sont évidemment convoqués. Au même titre que Kingston, véritable cluster de production musicale, mais aussi l'argot, le rapport à l'oralité, les codes vestimentaires ou encore l'iconographie de cette culture spécifiquement jamaïcaine. Cet album illustré offre un aperçu des multiples facettes de cette histoire relue au prisme des conflits postcoloniaux et des rencontres qui ont fait naître cette musique unique et universelle.
Résumé : De simple jouet, le skateboard devient une véritable culture au début des années 1970. Ensuite, il n'a eu de cesse d'évoluer, apportant à chaque décennie son lot d'innovations et de créations jusqu'à influencer de nombreux aspects de notre société : la mode, le photographie, le musique, le design, le créma. Des notices accompagnées de documents photographiques et techniques d'époque racontent les événements clés de la culture skateboard.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.