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La République des sables. Anthropologie d'une révolution
Caratini Sophie
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782747543378
Depuis le départ des Espagnols du Sahara Occidental, en 1976, la population de cette ancienne colonie lutte pour que soit appliqué le droit à l'autodétermination qui lui a été reconnu par les instances internationales. Une partie réside dans des camps de réfugiés établis sur le sol algérien dans la région de Tindouf, tandis que les familles restées dans les territoires occupés par l'armée marocaine et par les colons régulièrement implantés s'amenuisent sous les coups d'une violence physique et symbolique qui s'amplifie au cours des ans dans l'indifférence générale. De nombreuses publications ont été consacrées à l'histoire du conflit et aux questions de droit ou de politique qu'il soulève, mais fort peu informent sur la société et la culture sahraouie. Ce livre réunit un ensemble d'articles inédits ou publiés de manière dispersée dans des revues scientifiques sur les transformations internes développées par la population des camps de réfugiés. Echo de quinze ans de recherches menées par la spécialiste française des sociétés du Nord-Ouest saharien, ces textes restés difficilement accessibles permettent, pour la première fois, d'entrer à l'intérieur des réalités quotidiennes des réfugiés et de comprendre la teneur du processus révolutionnaire qu'ils ont mis en oeuvre pendant la guerre du Sahara Occidental. L'approche anthropologique de cette étonnante mutation que les Sahraouis des camps ont, en l'espace d'une génération, réalisée sur eux-mêmes met enfin au devant de la scène les personnes, des hommes, des femmes et des enfants dont le destin ne saurait laisser indifférent, même si leur poids politique parait insignifiant, du fait qu'ils sont traversés par toutes les grandes questions récurrentes du monde actuel : l'émergence de ce qui sera sans nul doute un mythe de fondation pour les générations futures, la naissance d'une nation, la construction identitaire qui l'accompagne et l'altérité comme lieu crucial de la revendication politique.
Résumé : Les Rgaybát sont ces grands nomades chameliers du Nord-Ouest saharien qui ont conquis au cours de l'histoire un territoire immense sur lequel s'est concentrée, pendant plus de vingt ans, l'ultime résistance à la pénétration coloniale franco-espagnole. Aujourd'hui, la majorité d'entre eux participent au mouvement sahraoui. Ouvrage de référence indispensable pour tous ceux qui s'intéressent au passé et au devenir de cette région, Les Rgaybát (1610-1934) de Sophie Caratini constitue la première approche anthropologique de l'histoire du Sahara occidental. Le premier volume reconstitue la genèse et l'histoire de cette grande tribu bédouine jusqu'à l'occupation coloniale de son territoire (Des chameliers à la conquête d'un territoire). Le second volume quant à lui, propose une analyse de l'organisation interne de ce territoire, en fonction des exigences de la vie pastorale et des variations du contexte politique et social de l'Afrique du Nord-Ouest (Territoire et Société).
Un an après être sorti de Saint-Cyr, en 1933, le lieutenant Jean du Boucher (1910-1998) est affecté en Mauritanie, aux confins du Sahara espagnol, comme méhariste des Groupes nomades de l'armée française en compagnie de 80 goumiers et 120 tirailleurs sénégalais. Leur. mission est d'en finir avec la "dissidence" de tribus de nomades guerriers du Sahara nord-occidental et d'occuper leur territoire. Nous suivons au jour le jour leurs déplacements à chameau dans un désert où il est toujours possible de s'égarer au risque de mourir de soif. Dans ce récit écrit à la première personne, Jean du Boucher raconte sa vie et celle de ses compagnons dont il a découvert et aimé les comportements, les modes de vie, le code de l'honneur, etc. Il apprend leur langue et se marie même deux fois selon leur coutume. Il témoigne aussi de la fragilité des équilibres entre les tribus chamelières et la nature, que la présence militaire étrangère menace de détruire. Mais c'est tout autant le surprenant fonctionnement de l'armée française, les relations entre Paris et les unités sur le terrain, les civils et les militaires, les rapports, enfin, avec la Légion étrangère qui sont racontés ici avec humour et ironie. Quand Sophie Caratini a recueilli Je témoignage celui qui était entre-temps devenu général, était en quête de données directes sur militaires français qui avaient vécu pendant la colonisation sur le territoire des chameliers Rgaybat du nord-mauritanien, cherchant à comprendre la nature de la relation coloniale dans cette région. Le récit de Jean du Boucher dont elle propose la retranscription littéraire va largement au-delà de cette ambition: c'est un vrai roman d'aventures. Biographie de l'auteur Sophie Caratini est anthropologue et écrivaine; directrice de recherche au CNRS, spécialiste des grands nomades du nord-mauritanien, elle est l'auteur de plusieurs articles et de nombreux articles qui allient avec talent la littérature à la science.
La conquête coloniale du Sahara est une épopée militaire dont on ne retient généralement que les faits d'armes. Ce livre retrace la réalité quotidienne de l'occupation du Nord-mauritanien, telle qu'elle a été vécue dans les années 30 puis racontée à l'auteur dans les années 80 par un ancien officier méhariste. Cet ouvrage décale le regard habituellement porté sur l'histoire de l'Afrique en ce qu'il interroge la genèse des rapports humains inscrits dans le processus de colonisation des territoires sahariens.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.