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Traduire pour l'oreille. Versions espagnoles de la prose et du théâtre poétiques français (1890-1930
Carandell Zoraida
SORBONNE PSN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782878546019
Les avatars espagnols du Symbolisme et des Avant-gardes se sont enrichis, durant une période particulièrement féconde des lettres hispaniques, grâce à l'"or étranger" apporté, selon Díez Canedo, par d'autres littératures et notamment par les traductions du français. Ces dernières sont ici envisagées comme de nouvelles créations qui puisent, dans la langue d'origine, un souffle métrique et rythmique susceptible de déplacer les frontières entre prose et poésie. Les oeuvres choisies par les traducteurs espagnols (romantiques et symbolistes pour la plupart) témoignent d'un vif intérêt pour les questions de prosodie. Mais une fidélité au rythme et aux sonorités de l'original est-elle observée dans ces traductions ? Existe-t-il dans la langue espagnole, à l'instar de ce que Miguel Gallego Roca nomme la "poésie importée", une musique importée du français dont les traducteurs seraient les passeurs et les artisans ? Les adaptations écrites pour la scène sonnent-elles autrement que les traductions destinées à la lecture silencieuse ? Les neuf contributions réunies dans ce volume abordent les effets acoustiques des textes, tout en proposant une réflexion sur l'histoire culturelle et littéraire du premier tiers du XXe siècle espagnol.
L'influence du Baroque en Espagne dans les années 1920 et 1930 a souvent été débattue sans que soit entreprise une étude sur l'écriture d'avant-garde définie ici dans une fourchette chronologique large et comprise comme un ensemble de procédés stylistiques convergents. L'énumération chaotique, caractéristique du surréalisme espagnol selon Léo Spitzer, est ici revue comme étant partie prenante d'une nouvelle forme d'iconicité verbale, c'est-à-dire de construction d'une image qui n'existe que par les mots. La redécouverte du baroque littéraire et pictural durant le premier tiers du vingtième siècle espagnol conduit à réfléchir à une analogie négative, susceptible de fonder l'image sur le contrefactuel, signe d'une organisation artistique du sens et compatible avec un rejet de la mimésis. La première partie, "De la fleur de couteau" est une approche historique et comparée de l'oxymore en espagnol et dans d'autres langues romanes, suivie d'un chapitre théorique sur la figure, abordée dans une perspective linguistique. La deuxième partie, "Au soleil noir du sens", est consacrée à l'étude de l'oxymore dans trente recueils et deux pièces de théâtre d'Alberti, Aleixandre, Cernuda, Diego, García Lorca, Guillén, Hernández et Salinas. L'originalité de ce travail réside dans la figure étudiée -qui n'a pas encore fait l'objet d'une monographie étayée sur des centaines d'exemples-, et dans l'approche d'une histoire littéraire comparée des formes, préconisée dans ce livre.
Carandell Zoraida ; Pérez Serrano Julio ; Pujol Be
La démocratie politique de la Première République, la démocratie sociale de la Seconde République, ou le pacte démocratique de la Transition ont marqué l'histoire récente de l'Espagne. Ce livre est le résultat d'un dialogue interdisciplinaire entre historiens et hispanistes spécialistes de civilisation, de culture, de linguistique et de littérature, venus d'universités françaises et espagnoles. Il rend hommage à l'hispaniste française Marie-Claude Chaput, professeure émérite de l'université Paris Nanterre, et propose un examen critique des espaces, des représentations, des acteurs et des projets démocratiques les plus significatifs de la contemporanéité espagnole.
Résumé : À l'occasion du centième anniversaire de la naissance de Rafael Alberti (1902-1999), le colloque, organisé en décembre 2002, par le CREC, et dont les PSN publient ici les actes, tenait à rendre hommage à l'une des principales personnalités des lettres espagnoles dont l'?uvre monumentale (en poésie, théâtre, prose, mais aussi peinture et dessin, ce que l'on connaît moins) couvre plus de trois quarts de siècle et se caractérise par une exceptionnelle vitalité et la quête permanente d'une esthétique à la fois rigoureuse et humaniste. Depuis le début des années 20 jusqu'à sa mort, pendant une période historique particulièrement longue et mouvementée (Dictature, République, Guerre d'Espagne, exil, restauration de la démocratie en Espagne), Alberti s'impose comme une figure de proue des avant-gardes esthétiques, puis des avant-gardes idéologiques et deviendra, après la guerre où il a joué un rôle de premier plan, une des voix majeures de l'exil républicain.
Au regard de la disparité persistante entre l'Ouest et l'Est du pays en Allemagne, le domaine dit "alternatif" est un terrain d'étude privilégié pour comprendre la contre-culture depuis l'unification allemande de 1990. Celle-ci a-t-elle permis la conservation de deux héritages différents ? Comment le processus de rapprochement de mouvements anti-systémiques issus de deux systèmes politiques et sociaux différents s'est-il déroulé ? La culture alternative a-t-elle évité en son sein l'écueil de la reproduction de rapports de domination qui sont manifestement à l'oeuvre au niveau fédéral ? Issue de nombreux voyages et rencontres, cette étude se propose de chercher une réponse à ces questions à travers le milieu identifiable, stable sur une certaine durée, des " communautés alternatives " implantées en milieu rural. L'analyse s'appuie d'une part sur une attention particulière au milieu, à la langue et au contexte culturel, d'autre part sur les méthodes empruntées aux sciences sociales, en particulier à l'analyse historique des mouvements sociaux, à l'histoire orale, aux entretiens qualitatifs et à l'observation participante. Anne-Marie Pailhès est maître de conférences à l'Université Paris Nanterre, habilitée à diriger des recherches en Etudes germaniques. Elle est l'auteur de nombreuses publications sur la RDA et l'Allemagne de l'Est depuis 1990.
Ce livre ouvre une réflexion, dans le champ de l'esthétique, sur les ressources de l'écriture pour mener une analyse de film. Il s'agit moins d'exposer une méthode que d'étudier les conditions et les processus permettant de rendre compte de l'expérience sensible des oeuvres dès lors que style, composition, fonction poétique du langage ne sont pas apparat ou ornement, mais, simultanément, conduite, pratique et manifestation de la pensée. D'autres écritures analytiques, qui mobilisent des outils sonores et visuels, sont également abordées. Essai filmique, expérimentation numérique ou carte interactive, leurs formes multiples et suggestives continuent de s'inventer, comme autant de propositions performatives et de cheminements à même la matière des sons et des images. C'est l'ensemble de ces gestes d'écriture de l'analyse que cet ouvrage explore.
Bien que la question féminine soit un thème actuellement très débattu dans divers domaines scientifiques, Marginalités au féminin dans le monde lusophone est le premier ouvrage publié en France entièrement consacré à la question de la marginalité de la femme dans les différents pays de langue portugaise à divers moments de leur histoire. Ce volume réunit vingt-trois études d'universitaires renommés, français et étrangers, et couvre les domaines de la littérature, des sciences humaines et sociales ainsi que des beaux-arts sur une période qui s'étend du XVIe au XXIe siècles. Visant un vaste lectorat, pas uniquement universitaire, Marginalités au féminin dans le monde lusophone a été élaboré sous la direction de Maria Cristina Pais Simon.
La théorisation actuelle du personnage de fiction demeure tributaire, pour l'essentiel, de présupposés structuralistes qui ont conduit à le concevoir comme un être de papier et d'action, et comme partie d'un système. Assurément opératoire sur un vaste corpus, cette manière de penser le personnage n'en est pas moins débordée par les usages fictionnels contemporains, qui ambitionnent de documenter le fait humain tous azimuts. Dès lors, un geste d'ouverture et d'ajustement théoriques s'impose pour saisir ces nouveaux usages et leurs implications. Les études réunies dans le présent ouvrage participent ainsi de trois perspectives : poétique, pragmatique et culturelle. Attentives à leurs objets propres comme aux enjeux conceptuels qui les traversent, elles donnent à voir la singularité des nouveaux possibles des oeuvres (littéraires, cinématographiques ou numériques), et contribuent à la nécessaire historicisation des théories du personnage.