Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Une histoire de l'Association. Bande dessinée d'auteurs et légitimité culturelle
Caraco Benjamin ; Ory Pascal
RABELAIS
27,00 €
Épuisé
EAN :9782869069510
Le début des années 1990 constitue un tournant dans l'histoire de la bande dessinée, à la fois en matière de renouvellement de formats et de contenus mais aussi en matière de légitimité culturelle. La maison d'édition L'? Association, fondée à la même époque, est emblématique de ce moment auquel elle a contribué de manière déterminante, notamment en révélant plusieurs auteurs désormais majeurs : David B. , Emmanuel Guibert, Jean-Christophe Menu, Lewis Trondheim, Marjane Satrapi ou encore Joann Sfar. De l'histoire de cet éditeur alternatif aux parcours et aux influences de ses principaux auteurs, ce livre dévoile l'originalité de l'organisation et du fonctionnement de la maison d'édition, qui place les auteurs au coeur de sa ligne éditoriale. Analysant le discours et la politique éditoriale de la maison d'édition, il montre comment L'? Association est devenue progressivement un éditeur de référence en bande dessinée.
Dans le quartier des Halles, la police recherche depuis des semaines l'assassin de la rue Saint-Denis. Lampieur, l'ouvrier boulanger criminel, n'a aucun remords, pourtant l'angoisse monte en lui. Une des filles de la rue s'est aperçue de son absence du fournil la nuit du crime. Pourquoi ne l'a-t-elle pas dénoncé ?Il doit savoir...Maître de la littérature populaire et précurseur du roman noir, Francis Carco a écrit, avec L'Homme traqué, couronné par le grand prix de l'Académie française, un de ses plus beaux récits. Peinture à la fois réaliste et pittoresque du Paris des années vingt, il met en scène, dans une langue forte et riche, les destins croisés de deux personnages liés par le remords et la peur.« Une lumière hallucinante baigne ces pages, submerge toutes choses : décors et personnages. Cela fait songer moins à Dostoïevski qu'à Hoffmann et, même, à Caligari. Le chef-d'oeuvre de Carco. »André Négis.
Narrant le deuil d?une mère à laquelle le liaient des sentiments ambigus, Albert Caraco s?est élevé, dans ce livre sobre et pénétrant, à la contemplation de l?éternel féminin. Comme aucun poète, il a su y peindre, sur un ton détaché et retenu, l?enracinement à la fois charnel et spirituel de la mère en chaque être humain. Ce livre présente notre monde tel qu?il apparaît vu d?un regard d?extase, à la lucidité désespérée, et fixé dans des blocs de prose courts, où les phrases sont alignées naturellement, semblables aux pierres des anciens remparts. Il y a chez Caraco une violence comprimée, une fureur, qui suggère Céline et Cioran. Rarement la convergence particulière de l?horreur et de la parodie caractérisant notre enfer quotidien a trouvé un chroniqueur aussi tranchant et perspicace. « Madame Mère est morte, je l?avais oublié depuis assez de temps, sa fin la restitue à ma mémoire, ne fût-ce que pour quelques heures, méditons là-dessus, avant qu?elle retombe dans les oubliettes. Je me demande si je l?aime et je suis forcé de répondre: Non, je lui reproche de m?avoir châtré, c?est vraiment peu de chose, mais enfin? elle m?a légué son tempérament et c?est plus grave, car elle souffrait d?alcalose et d?allergies, j?en souffre encore bien plus qu?elle et mes infirmités ne se dénombrent pas et puis, et puis elle m?a mis au monde et je fais profession de haïr le monde ».
Résumé : "Artaud, le Mexique, le Peyolt." En 2009, à l'âge de 70 ans, disparaissait Raymonde Carasco, une professeur de philosophie et documentariste. Elle a pourtant déroulé une vie extraordinaire sous le signe d'Antonin Artaud et des Tarahumaras, ces Indiens du Mexique initiés au Peyolt. En 1976, cette enseignante de l'esthétique au cinéma se rend au Mexique pour les retrouver et peut être récolter des indices sur le passage du poète qu'elle admire. Mais c'est elle qu'elle va surtout trouver. Durant un quart de siècle, à l'occasion de longs séjours, parfois périlleux, elle tisse des liens avec les Tarahumaras et leurs sorciers, s'initie au Peyolt et se familiarise à des modes de pensée qui lui étaient totalement étrangers, jusqu'à être reconnue comme une des leurs par les derniers chamans : elle a atteint selon son expression, "le bleu du ciel". Son travail cinématographique fait l'objet de réactions passionnées. Il restait aussi des carnets qui font trace de cette impressionnante transformation intérieure et même spirituelle, et qui se lisent comme un roman d'aventures ou un récit de voyage, dans une langue précise, lumineuse et sensible.
Cet ouvrage porte sur la peinture sur pierre, technique qui apparaît en Italie autour de 1530. Dans un premier temps, cette technique, mise au point par le peintre vénitien Sebastiano del Piombo, vers 1530, s'inscrit dans les débats relatifs au Parallèle des Arts, à la suprématie de la sculpture ou de la peinture. La durée apparaît comme un problème fondamental ; la peinture sur pierre constituerait une réponse puisqu'elle offrirait l'avantage de se conserver plus longtemps que les tableaux peints sur des supports traditionnels comme le bois ou la toile. Dans un deuxième temps, à partir des années 1580-1590, les artistes varient leurs productions en employant des supports comme le jaspe, l'améthyste, l'agate, ou l'albâtre. La diversité et la richesse des matériaux répondent alors à deux attentes : elle correspond au goût pour la préciosité et s'inscrit dans une connivence entre art et nature. Florence et Rome deviennent des centres de production importants et de nombreuses familles dont les Médicis et les Barberini jouent un rôle primordial dans cet essor. Parallèlement, les artistes, poussés par le désir de transposer sur de grandes surfaces les effets picturaux obtenus avec la peinture à l'huile, se lancent dans diverses expérimentations. C'est vraisemblablement dans un tel contexte qu'il faut inscrire l'élaboration de peintures d'autel sur pierre entre 1530 et 1620. Sebastiano del Piombo en serait également l'initiateur mais d'autres personnalités artistiques dont Pierre Paul Rubens seront amenés à élaborer des peintures de grand format sur pierre.
Le tubercule d'origine andine qui conquiert l'Europe par petites étapes à partir du XVIe siècle est devenu si commun qu'il est parfois décrit à l'aide d'images stéréotypées. Ce livre entend souligner qu'il est bien autre chose, par la richesse des approches qu'a fait naître un colloque international et pluridisciplinaire entièrement dédié à la pomme de terre, organisé et publié grâce au soutien du CNIPT. La publication des actes propose un renouvellement historiographique important, par les thématiques qui sont envisagées, les espaces abordés et les périodes chronologiques considérées. Le lecteur trouvera ainsi réunies des communications sur les Amériques, l'Europe et l'Asie. Pour comprendre sa diffusion, les voies de cette innovation alimentaire et l'évolution des formes de sa consommation, plusieurs champs ont été mobilisés. L'histoire rurale et l'histoire urbaine, l'histoire économique et l'histoire des techniques ou encore l'histoire alimentaire sont convoquées dans leurs approches pluriculturelles. L'économie d'une filière et la géographie d'une culture devenue aujourd'hui celle du quatrième produit alimentaire mondial apparaissent dans toute leur ampleur. Enrichi de l'ajout d'un CD audit pour inclure une belle sélection de chansons dédiées à la pomme de terre, l'ouvrage permet donc de dépasser la simple étude d'une ressource potagère et d'une industrie agro-alimentaire. On y retrouve la présence de la pomme de terre dans des millions d'assiettes, chaque jour, à travers le monde.
Résumé : Dans une région bien délimitée, la légation de Bologne et le duché de Milan, à la même époque, autour des années 1580, trois artistes, Vincenzo Campe, Bartolomeo Passerotti et Annibale Carracci, vont se mettre à peindre un nouveau type de représentations, ce que l'on nommera a posteriori des scènes de genre. Une simultanéité étonnante, d'autant plus que ces nouvelles peintures ont une autre caractéristique commune : elles représentent toutes des personnages aux gestes et aux formes d'action dictés par la présence de la nourriture. Comprendre le rôle de l'aliment dans l'émergence même de la peinture de genre en Italie est ce à quoi s'attache ce livre. D'Anvers à Bologne et Crémone, des tableaux de boucherie à la littérature macaronique de Folengo, du musée d'Ulisse Aldrovandi aux écrits des diététiciens italiens de l'époque, des Zanni de la Commedia dell'arte à la figure emblématique de la Cula, ce texte analyse les liens entre peinture et nourriture, mis en perspective dans la culture italienne du Cinquecento. Basé sur un riche corpus iconographique et un ensemble de textes artistiques, ce livre tire son originalité de l'exploitation de toute une production littéraire et théâtrale de la Renaissance ayant trait à la nourriture, mais aussi de traités de diététiques, de livres de cuisine et de textes relatifs à la théorie des humeurs. Au croisement de l'anthropologie et de l'histoire de l'art, ce travail de recherche éclaire l'apparition de la peinture de genre en Italie par l'analyse des motifs alimentaires qui y sont représentés. Chargée à la fois de significations traditionnelles et de sens nouveaux, la nourriture représentée génère, de toute évidence, un dispositif créateur organisant ces peintures de genre.
Résumé : Tous les produits alimentaires - nourriture ou boissons - sont à la fois sociaux, culturels, économiques et sensoriels, mais dans le cas du vin, ces traits ont été davantage sublimés. Si l'importance sociale et symbolique de sa consommation publique et/ou ostentatoire est attestée depuis l'Antiquité, la mise en discours - esthétique, savante et normative - de son point nodal entre production et consommation est historiquement récente et là encore, plus marquée que celle d'autres produits alimentaires transformés. Mais surtout, les pratiques discursives à son sujet sont foisonnantes, polémiques, intéressées, jamais définitives, émanant de sources multiples - et malgré cette profusion, la figure culturelle de l'oenophilie s'est détachée clairement et sa normativité inhérente s'est singularisée. Cet ouvrage s'inscrit dans le cadre d'une micro-sociologie des pratiques alimentaires, mais à la différence de travaux qui portent sur les pratiques corporelles, il s'intéresse à la production du sens de ces pratiques en partant de la transmission d'injonctions explicites ou de normes implicites. Ce livre montre également comment s'opère un travail de subjectivation qui relie la pratique oenophilique à l'expérience sociale (centrée sur soi, sur la vie sociale ou sur l'objet- ici le vin). Le travail s'inscrit ainsi dans une discussion approfondie d'une sociologie du goût qu'il contribue à ouvrir et à renouveler.