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Esthétiques de déconstruction mémorielle dans le Cône Sud
Caplan Raul ; Fisbach Erich
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753578357
Les questions mémorielles liées aux régimes répressifs ont donné lieu à une vaste littérature critique depuis la Shoah et elles continuent d'alimenter débats et réflexions à l'époque actuelle. Les enjeux de ces questions sont multiples : juridiques, politiques, idéologiques, historiques, éthiques... Cet ouvrage s'intéresse à la dimension esthétique des oeuvres de mémoire, une dimension moins explorée par les chercheurs et pourtant centrale, car les oeuvres d'art (littérature, théâtre, chanson, cinéma, arts plastiques...) sont un vecteur fondamental dans la transmission, la conservation, la construction, la déconstruction ou la recréation de ce(s) mémoire(s). La violence qui s'est abattue sur le Cône Sud dans les années 70-80 a donné lieu à une production foisonnante et ininterrompue depuis au moins quatre décennies. Confrontés à des situations aussi traumatiques que la disparition de personnes, la torture, l'enfermement, et la violence en général, les créateurs s'interrogent et nous interrogent sur ces questions et, ce faisant, ils explorent de nouveaux chemins créatifs. L'introduction de l'historien Guillermo Mira permet de mettre en perspective les quatorze contributions de chercheurs français et étrangers ; les quatre textes écrits spécialement pour cet ouvrage par les écrivains Sebastián Antezana, Fernando Butazzoni, Nona Fernández, et Martín Kohan, donnent un autre regard sur ces questions qui continuent de nous interpeller.
Trois ans ont passés depuis une expédition très spéciale sous le soleil de Java et quatre jeunes vies marquées à jamais. Nina, repartie à San Francisco. Matthew, réfugié dans les vignes de Napa Valley. Charles encore, expatrié à Matsukaya. Et enfin Clara qui attend toujours la vérité... Trois ans de silence, de mensonges et de trahisons. Et soudain tout bascule. Enlèvement, chantages et menaces. Chacun va être emporté dans un piège diabolique de San Francisco à Singapour. Comme une plongée en enfer et un retour trois ans plus tôt. Dans le souvenir interdit des rivages de Kandar et d'une nuit que chacun aurait préféré oublier.
Résumé : Le Rock et le Spleen Je pense à comment on fait l'amour, à comment on tombe amoureux de quelqu'un qui tombe aussi amoureux de vous. Encore une chose lointaine et floue. Je ne peux pas croire que cette chose va arriver un jour, que j'aurai un corps dans le mien, bien emboîté et qui bouge. Je ne peux pas croire que cette chose sera réelle, plus réelle que la pochette de Blondie et la bouche de Debbie Harry entrouverte sur un micro. Je ne pense qu'à ça, à comment ce sera quand je serai grande, libre, et débarrassée de mon petit corps pénible. Dans les années 1980, Valentine n'est pas encore Jil Caplan. Elle grandit sur les pentes de Ménilmontant, au sein d'une famille modeste, à la culture libertaire. C'est sa jeunesse que raconte Valentine. Premier amour, première chambre de bonne, premier enregistrement. Elle raconte aussi la soif d'indépendance qui la prend dès l'adolescence, les chocs esthétiques qui construisent sa personnalité, la révélation du punk, la vie qui advient dans le désir fulgurant. Et le spleen qui n'est jamais loin. Ce récit d'apprentissage, c'est aussi vingt trois albums - David Bowie, Siouxsie, Marvin Gaye, The Beach Boys, Jean Ferrat... - qui ont signé son entrée dans la vie et la nôtre.
Dossier pédagogique d'Amandine Micault Ourika a été sauvée de l'esclavage au Sénégal lorsqu'elle avait deux ans par une famille d'aristocrates français qui l'élèvent comme leur propre fille. Adolescente, elle apprend que sa condition et sa couleur de peau ne ui permettent pas de se marier comme les jeunes filles blanches de son entourage... Découvrez le premier roman contre le racisme et pour l'égalité Femmes Hommes, d'une grande modernité, écrit par une femme de lettres u XVIIIe diècle.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.