Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le principe alliance. Tome 1, Phénoménologie de l'alliance
Capelle-Dumont Philippe
HERMANN
30,15 €
Épuisé
EAN :9791037010032
L'alliance est la grammaire principale du monde. Phénomène commun, local et universel, le plus pauvre et le plus noble. Elle se trouve cependant aujourd'hui plus que jamais contrariée. Le monde est en dés-alliance sur le plan social, politique, anthropologique, écologique, techno-scientifique, métaphysique. Les demandes répétées de " recréer du lien " en corroborent le fait plus qu'elles n'en dessinent une alternative : affranchies de tout " principe " , elles échouent à leur tour sur les rives du nihilisme. C'est que le principe est tombé dans l'oubli. Ses titres ont été, dès la fin du xixe siècle et tout au long du xxe siècle, durement contestés et ses droits confisqués. Nombre de succédanés se sont imposés, avec leurs antinomies et leurs tragédies humaines : Raison suffisante, Progrès, Destin, Cause, Etat. Le principe ainsi reclassé, déclassé, fut biffé derechef au titre de ce qui lui fut imputé : voracité de l'Un, maîtrise formelle de l'universalité, logique de sécurisation historique. Reconsidérer le principe autrement, i. e. comme alliance, tel est l'enjeu phénoménologique du présent ouvrage : loin de tout Deus ex machina, elle est le jeu de la différence initiatrice, de la pluralité unitaire, de la donation herméneutique. Ainsi, au principe, l'alliance fait être et fait temps. Elle est notre première promesse.
Le christianisme, plus qu'un thème de l'oeuvre levinassienne, fut un partenaire de son élaboration. Le présent ouvrage traduit ainsi un itinéraire d'exception où les déterminations philosophiques et religieuses se sont nouées dans l'hospitalité d'une altérité elle-même en mouvement. Emmanuel Levinas et le christianisme, ce fut d'abord un chemin spéculatif décisif où, sur la recommandation à la fois de Jean Héring, professeur de philosophie à la faculté de théologie protestante de l'université de Strasbourg, et de son collègue l'abbé Emile Baudin, professeur de philosophie à la faculté de théologie catholique, le jeune Levinas, alors étudiant, put s'approcher de Husserl et de Heidegger à l'université de Fribourg-en-Brisgau dès l'automne 1927, ouvrant avec et grâce à ses premiers maîtres un destin à la "phénoménologie française" . Resté pudique dans sa relation au christianisme, évitant les querelles théologiques abstraites, Levinas aura participé activement à maints événements judéo-chrétiens, notamment dans le cadre des "Amitiés judéo-chrétiennes" ou lors des "Colloques Castelli" de Rome, travaillant dans un compagnonnage assidu avec Paul Ricoeur, Michel Henry, Bernhard Casper et tant d'autres, à la compréhension renouvelée des phénomènes religieux, intervenant non moins aux séminaires philosophiques animés par le pape philosophe Jean-Paul II. Dans un contexte d'après-guerre singulièrement blessé, puisant dans les mémoires théoriques oubliées et s'exerçant par-delà les modes philosophiques successives, le regard du philosophe juif sur le christianisme tout comme la réception de son oeuvre chez maints penseurs chrétiens, ont suscité un moment inventif de la pensée contemporaine. Professeur émérite des universités, philosophe et théologien, doyen honoraire de la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris, chercheur associé à l'Université de Paris-Sorbonne (Collège des études juives-Centre Emmanuel Levinas) et ancien président de l'Académie catholique de France, Philippe Capelle-Dumont est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages dont certains sont traduits en plusieurs langues. Il a reçu le Grand Prix Grente de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre.
Philippe Capelle-Dumont, docteur en philosophie (Sorbonne) et docteur en théologie (HDR), doyen honoraire de la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris, est actuellement professeur à l'université de Strasbourg et chercheur associé à l'université de Paris-IV Sorbonne; il dirige également la chaire de métaphysique Etienne-Gilson qu'il a fondée en 1995. Auteur d'une trentaine d'ouvrages, il est, depuis 2008, président de l'Académie catholique de France et, depuis 2011, président de la Société francophone de philosophie de la religion.
Capelle-Dumont Philippe ; Greisch Jean ; Kearney R
Résumé : La relation entre la métaphysique et le christianisme a fait l'objet, tout au long du XXe siècle jusqu'à aujourd'hui, de nombreux et puissants conflits d'interprétations, les unes tendant à régionaliser le christianisme dans les thèmes et les concepts de la métaphysique grecque, d'autres plaçant le discours théologique en position de science récapitulative de la quête métaphysique, d'autres encore estimant pouvoir déclarer l'hétérogénéité des deux traditions philosophique et théologique. Etienne Gilson avait certes montré tôt la part que le christianisme a effectivement prise dès avant le Moyen Age dans le destin de la métaphysique et relevé les modalités par lesquelles la métaphysique avait pu favoriser l'auto-intelligibilité du christianisme. Sans doute ne suffit-il plus aujourd'hui de discuter les thèses contrastées d'une métaphysique "postchrétienne" ou d'un christianisme "postmétaphysique" ; il convient, en amont, de poser la question des conditions par lesquelles la métaphysique, surmontant ses apories théoriques et redéfinissant ses attendus, peut renouveler son interlocution avec le christianisme et réciproquement.
Ces Etudes heideggériennes de Philippe Capelle-Dumont sont consacrées aux divers types de rapports que Heidegger a pratiqués et théorisés entre le geste philosophique et plusieurs moments de de la grande tradition théologique, ce depuis les premiers travaux phénoménologiques jusqu?aux derniers écrits. Prolongeant son essai Philosophie et théologie dans la pensée de Martin Heidegger (1998) traduit en plusieurs langues, elles examinent jusqu?en leur points critiques les analyses forgées par le penseur allemand sur saint Paul, saint Augustin, Maître Eckhart, la mystique médiévale, le judaïsme et les concepts fondamentaux de de la théologie ; elles s?efforcent en même temps de rejoindre les motifs à partir desquels ces analyses furent élaborées pour en interroger les thèses principales.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.