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Anthologie. Tome 2, Philosophie et théologie au Moyen Age
Capelle-Dumont Philippe
CERF
52,00 €
Épuisé
EAN :9782204088619
Nous présentons la première "Anthologie des relations entre la philosophie et la théologie" . Réalisée selon l'intention de la collection qui la recueille, elle s'est donnée pour objet de rassembler la mémoire ample et riche mais oubliée, parfois dissimulée, d'une détermination plurielle et fondatrice de l'histoire des idées et des pratiques occidentales. Réunissant de façon quasi exhaustive et critique les grands textes témoins, de la naissance de la philosophie à nos jours, d'une corrélation ainsi diversifiée mais continuée, elle voudrait contribuer à la tâche de clarification des thèmes et des concepts qui structurent notre "épistèm ? , inspirent notre travail de connaissance et informent nos logiques d'action. Les quatre tomes qui la constituent ont été élaborés selon les quatre grandes périodes historiques dont nous avons voulu assumer précisément les limites et les seuils. Ce deuxième tome, consacré à la période médiévale, débute avec la réception byzantine au IXe siècle, l'appropriation musulmane d'Aristote au Xe siècle (Fârâbî) et se clôt sur les théologiens philosophes de la fin du XVe siècle. Formé de vingt-quatre notices nominatives et thématiques (Scot Erigène, Anselme, Abélard, les Victorins, Pierre Lombard, Bonaventure, Thomas d'Aquin, Duns Scot, Ockham, Dante, Pétrarque, Gerson, d'Ailly, Nicolas de Cues... , le "kâlam" musulman, la théologie-science, le rapport exégèse-théologie, la philosophie politique, la tension humanisme-théologie...), et suivant un ordonnancement chronologique rigoureux, il restitue les corpus fondamentaux, témoins des théorisations mais aussi des pratiques institutionnelles d'une relation qui, dans sa complexité même, a ouvert les espaces moderne et contemporain de la pensée. -- We present the first 'Anthologie des relations entre la philosophie et la théologie'. Constructed in the same way as other books in the collection, its aim is to assemble the testimonies - ample and rich, yet forgotten or occasionally concealed - of a pluralistic founding vision of the history of Western ideas and practices. By including a critical and almost exhaustive selection of great texts from the birth of philosophy to our times, testimonies to a diversified but continuous correlation, it aims to clarify those themes and concepts which structure our 'episteme', inspire our acquisition of knowledge and shape our actions. The four tomes which make up this work represent four great historical periods whose limitations and thresholds we have presumed to define with precision. This second tome, devoted to the Middle Ages, begins with the Byzantine reception in the 14th century, the Muslim appropriation of Aristotle in the 5th century (Fârâbî) and closes with the philosophical theologians at the end of the 15th century. Consisting of twenty-four nominative and thematic notices (Johannes Scotus Eriugena, Anselme, Abelard, the Victorins, Pierre Lombard, Bonaventure, Thomas Aquinas, Duns Scot, Ockham, Dante, Petrarch, Gerson, d'Ailly, Nicolas de Cues... the Muslim 'kalam', theology/science, the exegesis/theology relation, political philosophy, the humanism/theology opposition...), arranged in strict chronological order, it restores the fundamental corpus, a testimony of the theorisations but also the institutional practices within a relation which, through its very complexity, opened modern and contemporary avenues of thought.
Nous présentons la première Anthologie des relations entre la philosophie et la théologie. Réalisée selon l'intention de la collection qui la recueille, elle s'est donnée pour objet de rassembler la mémoire ample et riche mais oubliée, parfois dissimulée, d'une détermination plurielle et fondatrice de l'histoire des idées et des pratiques occidentales. Réunissant de façon quasi exhaustive et critique les grands textes témoins, de la naissance de la philosophie à nos jours, d'une corrélation ainsi diversifiée mais continuée, elle voudrait contribuer à la tâche de clarification des thèmes et des concepts qui structurent notre épistèmê, inspirent notre travail de connaissance et informent nos logiques d'action. Les quatre tomes qui la constituent ont été élaborés selon les quatre grandes périodes historiques dont nous avons voulu assumer précisément les limites et les seuils. Ce premier tome, consacré à la période antique, débute ainsi avec le moment Platon (IVe siècle avant J.-C.) et s'achève avec "Jean Damascène" (VIIe-VIIIe siècle après J.-C.). Formé de vingt-neuf notices (Aristote, stoïciens, épicuriens, Justin, Irénée de Lyon, Tertullien, Clément d'Alexandrie, Origène, Plotin, Porphyre, Lactance, Grégoire de Nysse, Ambroise, Augustin, Proclus, Denys, Boèce...), il restitue, selon un ordonnancement chronologique et par une présentation critique des corpus fondamentaux, les premières théorisations, mais aussi les premières grandes métamorphoses d'une relation dont les traits paradigmatiques n'ont pas seulement orienté les âges scolastique et moderne, mais aussi nous délivrent une inspiration aujourd'hui encore inouïe.
On la croyait effacée, au mieux marginalisée. En quelques années cependant, la question philosophique de Dieu a été replacée au centre des débats métaphysiques et politiques. Elle s'est en même temps considérablement renouvelée, donnant lieu à des productions historiques remarquables et à maints essais systématiques refondateurs. Étant admis qu'elle a honorablement survécu à la "mort de Dieu", la "question de Dieu" exige encore de soigneuses délimitations entre les domaines spéculatif, confessionnel et politique. S'il faut parler de "Dieu" comme tel en effet, de quoi parle-t-on? Et qui en parle? Le présent ouvrage affronte le défi de cette interrogation radicale: en relisant à nouveaux frais les plus grands moments de la thématisation philosophique de Dieu, de sa réappropriation critique et ses "preuves" à sa "démonstration"; en déployant les logiques critériologiques induites par la séquence "en tant que Dieu". Léon Bloy écrivait: "Ce que Dieu fait sans la participation de l'homme est toujours bien fait"! Il considérait cependant que le christianisme a voulu "laisser les mots rendre hommage à la transcendance divine". Il n'est pas sûr en effet que l'homme soit, quant à "Dieu", condamné au mutisme. Ni, surtout, incapable d'en bien parler.
Capelle-Dumont Philippe ; Cohen-Levinas Danielle ;
Refonder la question de l'inscription du religieux dans l'espace politique, d'en éprouver les héritages complexes et de proposer, à l'aube de nouvelles tensions, quelques repères fondamentaux, tel est l'objectif principal de cet ouvrage. Ainsi, d'où provient l'idée de "séparation" entre les deux ordres et comment en faire apparaître les limites tant politiques que religieuses ? Comment penser la crise actuelle de la " souveraineté " politique (Etat, droit libéral) sinon en relevant à même le concept de modernité le transfert inapproprié de significations et d'opérations liées aux monothéismes ? En réciproque, comment une réflexion renouvelée sur l'idée de la "Loi religieuse" permet-elle d'envisager la vocation de l'Etat et de la démocratie ? Enfin, quelles relations et quelles fontières dessiner de manière acceptable entre l'autorité politique et l'autorité religieuse ?
Capelle-Dumont Philippe ; Greisch Jean ; Kearney R
Résumé : La relation entre la métaphysique et le christianisme a fait l'objet, tout au long du XXe siècle jusqu'à aujourd'hui, de nombreux et puissants conflits d'interprétations, les unes tendant à régionaliser le christianisme dans les thèmes et les concepts de la métaphysique grecque, d'autres plaçant le discours théologique en position de science récapitulative de la quête métaphysique, d'autres encore estimant pouvoir déclarer l'hétérogénéité des deux traditions philosophique et théologique. Etienne Gilson avait certes montré tôt la part que le christianisme a effectivement prise dès avant le Moyen Age dans le destin de la métaphysique et relevé les modalités par lesquelles la métaphysique avait pu favoriser l'auto-intelligibilité du christianisme. Sans doute ne suffit-il plus aujourd'hui de discuter les thèses contrastées d'une métaphysique "postchrétienne" ou d'un christianisme "postmétaphysique" ; il convient, en amont, de poser la question des conditions par lesquelles la métaphysique, surmontant ses apories théoriques et redéfinissant ses attendus, peut renouveler son interlocution avec le christianisme et réciproquement.