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OEUVRES COMPLETES TOME I ECRITS PHILOSOPHIQUES ET POLITIQUE (1926-1939)
CANGUILHEM
VRIN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782711623600
Personnage majeur, par ses fonctions institutionnelles et son rôle philosophique,"dans l'univers intellectuel de la France de l'après-guerre, Georges Canguilhem exerça une influence profonde sur plusieurs générations d'universitaires et de professeurs de philosophie, ainsi que sur quelques grands noms des sciences humaines et sociales. Il fut longtemps connu pour ses travaux d'histoire des sciences et ses vues originales sur la technique. Il porta une attention plus particulière aux sciences de la vie et aux pratiques de la médecine qu'il aborda avec une grande rigueur conceptuelle. Mais depuis une décennie, en même temps que s'opérait une reconnaissance internationale dépassant largement le cercle de ceux qui l'ont connu, un intérêt nouveau pour la personne et l'oeuvre s'est développé, qui déborde la seule spécialité philosophique. Le premier volume des Ouvres Complètes que nous présentons ici et qui réunit les textes publiés par le jeune Canguilhem de 1926 à 1939, permet de comprendre ce phénomène: G.Canguilhem est sans aucun doute un représentant éminent de l'école française d'histoire des sciences, mais cette spécialisation intellectuelle repose chez lui sur un engagement philosophique, politique, profond, passionné, parfois virulent, dont témoigne son engagement dans la Résistance. Ces textes de jeunesse, réunis par un collectif d'universitaires et de jeunes chercheurs, sont regroupés en trois parties: l'ensemble des articles de revues, des lettres et divers documents de circonstance, le fascicule Le Fascisme et les paysans de 1935, et le Traité de Logique et de Morale, publié à compte d'auteur à Marseille en 1939, avec Camille Planet."
Pour Canguilhem, " l'entrelacement de l'idéologie et de la science doit empêcher de réduire l'histoire d'une science à la platitude d'un historique, c'est-à-dire d'un tableau sans ombres de relief ". Le vivant, en tant qu'objet de la biologie, est lui-même le produit d'une histoire. Or, qui s'intéresse à l'histoire de la biologie par intérêt philosophique ne peut manquer d'être frappé par la permanence d'une tendance à l'anticipation du savoir à venir - une anticipation qu'il faut bien qualifier de présomptueuse, et qui peut se révéler précipitation vers l'impasse. Peut-on tenir pour " idéologie " ce dépassement-déplacement de l'objet scientifique ? Dans l'histoire des sciences de la vie, la tentation permanente de l'idéologie est-elle ou non le symptôme d'une aliénation, comparable à celle que les marxistes s'efforcent de dénoncer dans l'ordre de l'économie politique et de la sociologie ?
Résumé : "Puisque la parole et l'écrit devaient aboutir à l'action, c'est-à-dire à la main et à ses gestes, Cavaillès a pensé que c'était d'abord sa main qui devait accomplir des gestes d'opposition défensive et offensive." Georges Canguilhem
Publié pour la première fois en 1962 dans la revue Thalès, ce recueil retrouve aujourd'hui après sa réédition en 1985 dans la collection "Pratiques Théoriques" dirigée par Étienne Balibar et Dominique Lecourt, une force particulière. De 1759 en effet, date de publication de "Theoria generationis" de Caspar Friedrich Wolff à 1859, date de "l'Origine des espèces" de Darwin, s'est constituée une pensée du développement et de l'évolution que l'épistémologie, la biologie, la médecine d'aujourd'hui ne peuvent ignorer. Ni "futilité d'érudition", ni "exercice scolaire" pour reprendre les expressions de Georges Canguilhem, cet ensemble de travaux est un moment essentiel de l'histoire et de la philosophie des sciences contemporaines. L'embryologie, la génétique moléculaire du côté des sciences exactes, les enjeux sociaux et politiques du côté des sciences humaines sont des mots et des choses. Georges Canguilhem, successeur de Gaston Bachelard, à la tête de l'Institut d'Histoire des Sciences, a toujours privilégié la rationalité critique au détriment des modes. La recherche fondamentale lui a donné raison en précisant "le statut social de la science moderne" et en écartant toute forme de bricolage artificiel. Publié pour la première fois en poche, ce "travail d'équipe" témoigne des exigences d'une communauté de chercheurs attentifs au renouvellement des méthodes et des idées
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.