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IDEOLOGIE ET RATIONALITE DANS L HISTOIRE DES SCIENCES DE LA VIE
CANGUILHEM
VRIN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782711622047
Pour Canguilhem, " l'entrelacement de l'idéologie et de la science doit empêcher de réduire l'histoire d'une science à la platitude d'un historique, c'est-à-dire d'un tableau sans ombres de relief ". Le vivant, en tant qu'objet de la biologie, est lui-même le produit d'une histoire. Or, qui s'intéresse à l'histoire de la biologie par intérêt philosophique ne peut manquer d'être frappé par la permanence d'une tendance à l'anticipation du savoir à venir - une anticipation qu'il faut bien qualifier de présomptueuse, et qui peut se révéler précipitation vers l'impasse. Peut-on tenir pour " idéologie " ce dépassement-déplacement de l'objet scientifique ? Dans l'histoire des sciences de la vie, la tentation permanente de l'idéologie est-elle ou non le symptôme d'une aliénation, comparable à celle que les marxistes s'efforcent de dénoncer dans l'ordre de l'économie politique et de la sociologie ?
Résumé : "Puisque la parole et l'écrit devaient aboutir à l'action, c'est-à-dire à la main et à ses gestes, Cavaillès a pensé que c'était d'abord sa main qui devait accomplir des gestes d'opposition défensive et offensive." Georges Canguilhem
L'histoire des sciences est pour le moins, un tissu de jugements implicites sur la valeur des pensées et des découvertes scientifiques... L'histoire des sciences est essentiellement une histoire jugée, jugée dans le détail de sa trame avec un sens qui doit être sans cesse affiné des valeurs de vérité. L'histoire des sciences ne saurait être simplement une histoire enregistrée. Gaston BACHELARD
Personnage majeur, par ses fonctions institutionnelles et son rôle philosophique,"dans l'univers intellectuel de la France de l'après-guerre, Georges Canguilhem exerça une influence profonde sur plusieurs générations d'universitaires et de professeurs de philosophie, ainsi que sur quelques grands noms des sciences humaines et sociales. Il fut longtemps connu pour ses travaux d'histoire des sciences et ses vues originales sur la technique. Il porta une attention plus particulière aux sciences de la vie et aux pratiques de la médecine qu'il aborda avec une grande rigueur conceptuelle. Mais depuis une décennie, en même temps que s'opérait une reconnaissance internationale dépassant largement le cercle de ceux qui l'ont connu, un intérêt nouveau pour la personne et l'oeuvre s'est développé, qui déborde la seule spécialité philosophique. Le premier volume des Ouvres Complètes que nous présentons ici et qui réunit les textes publiés par le jeune Canguilhem de 1926 à 1939, permet de comprendre ce phénomène: G.Canguilhem est sans aucun doute un représentant éminent de l'école française d'histoire des sciences, mais cette spécialisation intellectuelle repose chez lui sur un engagement philosophique, politique, profond, passionné, parfois virulent, dont témoigne son engagement dans la Résistance. Ces textes de jeunesse, réunis par un collectif d'universitaires et de jeunes chercheurs, sont regroupés en trois parties: l'ensemble des articles de revues, des lettres et divers documents de circonstance, le fascicule Le Fascisme et les paysans de 1935, et le Traité de Logique et de Morale, publié à compte d'auteur à Marseille en 1939, avec Camille Planet."
Canguilhem Jean-François ; Cueff Marie-Pierre ; Da
Le médiaplanning a pour but de prévoir le retour sur investissement d'une campagne publicitaire d'un annonceur, en termes de nombre d'individus touchés et de nombre de contacts distribués. Il permet d'évaluer, à l'avance et en chiffres, le résultat d'un plan média sur une cible déterminée.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.