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LA CONNAISSANCE DE LA VIE
CANGUILHEM
VRIN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782711611324
Les études réunies dans cet ouvrage datent des années 1945-50, à l'exception de la dernière. Depuis quarante ans l'auteur n'a pas ignoré les découvertes et les révolutions conceptuelles dans les sciences biologiques. Une Nouvelle connaissance de la Vie a été esquissée en 1966 dans les Etudes d'histoire et de philosophie des sciences, aussi bien que dans Le Normal et le Pathologique (2e partie : nouvelles réflexions...). Elle a été poursuivie, en 1977, par Idéologie et rationalité dans l'histoire des sciences de la vie.L'auteur n'a donc pas répugné à reconnaître l'archaïsme de certaines de ses premières positions et propositions. Mais il maintient que «nouvelle connaissance» n'entraîne pas, pour le philosophe, l'abandon du projet inspirateur de La Connaissance de la Vie : s'interroger sur l'étonnant opportunisme de la relation des vivants avec leur milieux, sur l'originalité de cette présence au monde qu'on nomme la vie, alors même que, selon un grand biologiste français, «on n'interroge plus la vie aujourd'hui dans les laboratoires».
Personnage majeur, par ses fonctions institutionnelles et son rôle philosophique,"dans l'univers intellectuel de la France de l'après-guerre, Georges Canguilhem exerça une influence profonde sur plusieurs générations d'universitaires et de professeurs de philosophie, ainsi que sur quelques grands noms des sciences humaines et sociales. Il fut longtemps connu pour ses travaux d'histoire des sciences et ses vues originales sur la technique. Il porta une attention plus particulière aux sciences de la vie et aux pratiques de la médecine qu'il aborda avec une grande rigueur conceptuelle. Mais depuis une décennie, en même temps que s'opérait une reconnaissance internationale dépassant largement le cercle de ceux qui l'ont connu, un intérêt nouveau pour la personne et l'oeuvre s'est développé, qui déborde la seule spécialité philosophique. Le premier volume des Ouvres Complètes que nous présentons ici et qui réunit les textes publiés par le jeune Canguilhem de 1926 à 1939, permet de comprendre ce phénomène: G.Canguilhem est sans aucun doute un représentant éminent de l'école française d'histoire des sciences, mais cette spécialisation intellectuelle repose chez lui sur un engagement philosophique, politique, profond, passionné, parfois virulent, dont témoigne son engagement dans la Résistance. Ces textes de jeunesse, réunis par un collectif d'universitaires et de jeunes chercheurs, sont regroupés en trois parties: l'ensemble des articles de revues, des lettres et divers documents de circonstance, le fascicule Le Fascisme et les paysans de 1935, et le Traité de Logique et de Morale, publié à compte d'auteur à Marseille en 1939, avec Camille Planet."
Cet ouvrage est la thèse de doctorat en médecine présentée en 1943 par Georges Canguilhem, augmentée, lors de sa réédition vingt ans plus tard, de réflexions philosophiques sur la signification du terme « normal » en médecine. La thèse débute par une étude historique sur l?identité des phénomènes normaux et pathologiques, dogme de la pensée médicale au XIXe siècle. La seconde partie est une étude systématique, sous la forme d?une analyse critique, des concepts de normal et de pathologique. Georges Canguilhem (1904-1995), philosophe puis médecin, contribua à rénover l?épistémologie française.
Résumé : Oncle et neveu, Andrea et Giovanni Gabrieli ont parfois été confondus, et il est vrai que bien des aspects les rapprochent : une enfance vénitienne, un séjour de formation en Allemagne, la charge d'organiste à Saint-Marc, et une identique inclination pour l'enseignement de la composition. Attachés à leur ville natale toute leur vie, ils ont laissé des musiques qui ne peuvent se comprendre en dehors du contexte dans lequel elles ont été créées. Venise guide donc l'itinéraire de ce livre, comme elle explique la plupart des partitions d'Andrea et Giovanni Gabrieli. Les différentes activités musicales que favorise une Sérénissime République au pouvoir encore éclatant sont exposés ici en détail. Les Gabrieli participent aux activités profanes (les académies poétiques et musicales, le théâtre, les fêtes officielles). Leur fonction d'organiste de Saint-Marc aurait pu limiter leurs compositions à leur instrument, mais ils ont également beaucoup écrit pour la chapelle (le ch?ur et les instruments), l'abondance de cérémonies exigeant des ?uvres en quantité. S'ils ont perpétué la tradition polyphonique de leurs prédécesseurs, ils ont également apporté des innovations, stimulés par l'ensemble instrumental de qualité auxquels ils destinaient leurs ?uvres. Les deux Gabrieli sont ainsi les premiers acteurs de la valorisation des instruments dans le répertoire sacré.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.