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ENFANTS PERDUS, ENFANTS EXCLUS. Identités et différence en éducation
Canevaro Andréa
ESF
18,60 €
Épuisé
EAN :9782710109303
Voici un livre tout à fait étonnant et qui ne ressemble à rien de ce que l'on a lu jusqu'à aujourd'hui en matière pédagogique. Best seller en Italie où il est devenu une sorte de " livre fétiche " pour la plupart des enseignants et des éducateurs, cet ouvrage brise toutes les conventions d'écriture et de pensée. On y parle aussi bien d'un enfant devenu crapaud, de l'énurésie, de l'échec scolaire et du handicap, des méthodes de lecture et du travail en équipe des instituteurs et professeurs. On y retrouve des personnages familiers comme Blanche-Neige ou Pinocchio, des penseurs essentiels du XXe siècle comme Lacan ou Foucault. On y retrouve, surtout à chaque page, l'enfant et l'adolescent dans leur réalité quotidienne, des êtres perdus et souvent exclus, des êtres que l'on ne sait pas toujours entendre et accueillir, des êtres dont Andrea Canevaro nous rappelle qu'ils souffrent souvent de nos maladresses et se replient alors dans un silence ou une agressivité qui justifient facilement toutes les relégations et tous les enfermements. Ainsi ce livre plaide-t-il pour une éducation qui échappe à une logique intégrative, à la réduction de l'enfant à une seule de ses dimensions, à la violence de l'exclusion. Il montre comment on peut engager avec l'enfant une relation authentiquement éducative parce qu'elle met en jeu des êtres concrets et complexes. Il souligne qu'une institution qui n'est pas capable d'intégrer la différence sous toutes ses formes n'est jamais une institution véritablement éducative. Ecrit dans l'Italie des années 1970, ce livre est ainsi, tout à la fois, un document essentiel sur l'histoire de la pensée pédagogique et une parole provocatrice pour aujourd'hui. Quinconque lit ce livre ne peut plus, ensuite, regarder un enfant tout à fait de la même manière.
Faire un pas en arrière pour ensuite avancer avec plus d'assurance dans l'existence. Cette idée est au coeur de l'ouvrage d'Alfredo Canevaro qui propose d'inviter dans le traitement individuel de ses patients leur partenaire comme les membres significatifs de leur famille. Après une brève période destinée à établir une relation de confiance avec le thérapeute et après avoir identifié les noeuds et les conflits irrésolus au sein de la famille d'origine, permettre de "revenir pour faire ses valises et repartir à nouveau" donne la possibilité d'une rencontre émotionnelle offrant des nourritures affectives qui aident à la confirmation de soi des patients. Franchir cette étape favorise ensuite la reprise d'un parcours thérapeutique à la recherche d'un projet existentiel autonome. Ce livre, illustré de nombreux exemples cliniques ayant fait l'objet d'une évaluation, présente de façon concrète et précise des techniques d'entretien spécifiques visant à atteindre cet objectif. Il sera sans aucun doute une ressource pour le lecteur, que celui-ci exerce comme thérapeute dans un cadre libéral ou bien comme intervenant médico-social dans un contexte institutionnel.
Un thérapeute, amené à travailler sur les relations et les dynamiques familiales, peut-il se passer d'une connaissance suffisamment claire de sa propre place au sein de sa famille d'origine - ce noyau primaire d'appartenance -, de la nature des liens qui l'unissent à elle, des valeurs qui en ont découlé ? En quoi ce savoir est-il essentiel pour comprendre, contrôler et utiliser comme ressources les inévitables "résonances" avec les problématiques des familles rencontrées en thérapie ? Les auteurs italiens, belges, français, anglais et sud-américains développent l'importance des rencontres directes avec les familles d'origine des étudiants, leur conjoint et parfois des amis proches comme témoins de leur vie personnelle, de leur choix professionnel et des changements advenus en cours de formation. Avec le souci toujours présent de distinguer le contexte de formation du contexte thérapeutique, ils montrent que les inviter dans le groupe de formation complète la vision intrapsychique donnée par le récit de l'histoire familiale et enrichit la réflexion sur le système relationnel complexe de la famille. Par son approche originale du processus de formation à l'approche familiale et son ouverture internationale, cet ouvrage illustre l'esprit d'initiative, de recherche et l'enthousiasme qui anime le mouvement de la thérapie familiale.
La façon de considérer l'erreur dans l'apprentissage a beaucoup évolué ces dernières années. On est globalement passé d'une conception négative donnant lieu à sanction à une autre, où les erreurs se présentent plutôt comme indices pour comprendre le processus d'apprentissage et comme témoins pour repérer les difficultés des élèves. Sans nier qu'il existe des erreurs liées à l'inattention ou au désintérêt, l'auteur montre avec précision qu'il est possible de s'appuyer sur les erreurs commises pour renouveler l'analyse de ce qui se joue dans la classe et pour mieux fonder l'intervention pédagogique. Ainsi identifie-t-il, en s'appuyant sur de nombreux exemples, huit types d'erreurs pour le quelles il propose médiations et remédiations. Mettre l'erreur au coeur des apprentissages dépasse largement la sphère technico-didactique pour questionner le sens des activités scolaires. Cela peut être angoissant pour les enseignants mais n'est peut-être pas si étranger qu'il y paraît à la question de la violence à l'école.
Véritable guide pratique, cet ouvrage vise à donner aux enseignants, notamment les plus jeunes, les clés pour faciliter la coopération éducative et déjouer en souplesse les résistances. La ruse n'est donc pas " artifice pour tromper ", mais une " démarche indirecte pour obtenir un résultat ", ce qui en fait une stratégie pédagogique aussi efficace que vertueuse. L'ouvrage croise une approche psycho-sociologique et une approche pédagogique. Il témoigne de l'action quotidienne des enseignants aux prises avec les difficultés du métier, au travers de nombreux exemples de terrain collectés au cours d'entretiens ou de réunions de groupes d'échange des pratiques.
Les enseignants considèrent légitimement que l'essentiel de leur activité réside dans le face-à-face singulier qu'ils entretiennent avec leurs élèves. Néanmoins, ils disent également souffrir de la solitude et ont ainsi, à l'égard du travail en équipe, un sentiment particulièrement ambivalent. Pourtant, depuis plusieurs années, les recommandations officielles, mais aussi les travaux sur le fonctionnement des établissements, mettent en avant le caractère positif pour les élèves d'une collaboration entre les professeurs : facteur de cohérence éducative, cela contribuerait à l'émergence d'une nouvelle professionnalité, plus lucide et efficace, plus équilibrée aussi et soutenant l'engagement pédagogique tout au long de la carrière. Mais l'injonction, dans ce domaine, se heurte souvent à des difficultés concrètes : pourquoi et comment collaborer ? Comment faire de cette collaboration du temps gagné et non du temps perdu ? Quels domaines investir et quelles règles de travail se fixer ? Jean-Claude Meyer reprend ici toutes ces questions, avec de nombreux exemples très concrets. Il montre quelles sont les configurations efficaces du travail collaboratif et comment elles peuvent s'attacher à des enjeux stratégiques dans de véritables dynamiques de projet. Il insiste sur la possibilité de mettre en place de véritables "plans de formation" dans les collèges et les lycées. Bref, il montre que les enseignants peuvent et doivent faire le pari de l'intelligence collective.
Développer l'es rit critique des élèves est, pour Gérard De Vecchi, aussi fondamental que leur apprendre à lire, écrire ou à compter. Aujourd'hui, plus que jamais, on a besoin de citoyens capables de faire le tri dans les informations et d'effectuer les choix pertinents pour le bien de tous. Composante essentielle de notre enseignement, l'esprit critique est, en réalité, l'autre face de l'exigence de précision, de justesse et de vérité que chaque élève doit s'appliquer. Et pourtant, développer une pensée libre n'a rien d'évident. Nombre d'enseignants se trouvent démunis devant l'absence de recul et de réflexion des élèves face aux situations et faits qui leur sont exposés. L'esprit critique, dont il est ici question, vise donc à permettre à tout un chacun d'acquérir des connaissances et de s'émanciper de ses croyances. Dans un seul but, que la vérité nous rende libres ! Découpé en 26 courts chapitres, la nouvelle édition enrichie de Former l'esprit critique se veut un véritable outil de soutien et de perfectionnement au quotidien. Etayé de nombreux exemples pratiques, il montre comment les enseignements peuvent entrer dans une démarche mettant en oeuvre l'esprit critique.