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Les tortues
Canetti Veza ; Marcou Léa ; Arnold Fritz
JOELLE LOSFELD
24,40 €
Épuisé
EAN :9782070789214
Eva Caïn vit avec son mari Andreas dans une villa aux abords de Vienne. Un soir, en rentrant, elle voit hissé à leur balcon un drapeau arborant la croix gammée. Nous sommes en 1938, et ce symbole annonce l'arrivée de Pilz, un officier allemand venu s'installer chez les Caïn. Les époux apprennent qu'ils ont un mois pour quitter l'Autriche. Ils se réfugient chez le frère d'Andreas où tous assistent, impuissants, à la montée du nazisme et aux violences quotidiennes de l'occupant. La voisine Hilda monte alors un extravagant projet: fuir en aéroplane avec l'aide des SS eux-mêmes... Dans ce roman dense, puissant et parfois ironique, Veza Canetti entraîne le lecteur dans un univers où tout juge-ment est exclu. Parallèlement à un témoignage essentiel sur notre histoire, l'auteur raconte ici la douleur de l'exil. À travers l'image d'une tortue que l'héroïne sauve des mains d'un artiste local qui grave sur leurs carapaces des croix gammées, Veza Canetti laisse deviner la réalité d'un futur tragique avec d'autant plus de force.
Novel by Elias Canetti, published in 1935 in German as Die Blendung ('The Deception'). The translation into English that was published as Auto-da-Fe (also published as The Tower of Babel) was done in cooperation with Canetti. Originally planned as the first in a series of eight novels examining mad visionaries, the book deals with the dangers inherent in believing that rigid, dissociated intellectualism and detached, dogmatic scholarship can prevail over evil, chaos, and destruction. Set in Vienna and Paris, the novel tells the story of Peter Kien, an internationally respected scholar of Chinese studies who maintains a personal library of 25,000 volumes. After dreaming that the books are burned, Kien marries his housekeeper Therese, believing that she will preserve his beloved library should disaster befall him. Therese throws him out of his book-filled apartment, however, and Kien, now homeless, enters the grotesque underworld of the city. Delusional, he fluctuates between horrifying hallucinations and an unspeakable reality. Kien's disintegration finally leads him to set fire to his precious books and to await his own death in the ensuing inferno.
Résumé : Elias Canetti parle de Masse, comme Michelet du Peuple, Tocqueville de la Démocratie ou Spengler des Cultures. Et comme ces grands devanciers auxquels, il fait souvent penser, l'auteur s'empare d'une intuition brutale, profonde, et commence par s'abandonner à la révélation d'une évidence - la conjuration panique de tout ce qui, en l'homme, menace de le détruire, et d'abord l'inconnu - pour élaborer progressivement une théorie des rapports qui unissent les phénomènes de masse à toutes les manifestations de la puissance. Mais quel contemporain des guerres mondiales et des révolutions, des fascismes et du national-socialisme, ne sentira à quel point cette intuition nourrie de forte érudition anthropologique et psychanalytique s'enracine au plus intime, au plus charnel des bouleversements du siècle ? Ces bouleversements, l'auteur les a vécus de plein fouet. Né en 1905 en Bulgarie, de parents juifs espagnols, étudiant à Zurich, Francfort et Vienne, mais réfugié depuis 1938 en Angleterre où il achève son grand ouvrage en 1959, Elias Canetti appartient à cette génération d'intellectuels européens qui ont su déceler, dans le déferlement des masses traversées par une dialectique de l'ordre et du commandement, la permanence d'archaïsmes dont la raison ne suffit pas à rendre compte parce qu'ils ne relèvent d'aucune de nos catégories historiques traditionnelles. Poussée d'irrationnel ? Explosion d'un fond primitif mal avoué ? Résurgence d'un panique collectif jamais analysé ? C'est tout cela à la fois : Masse et puissance - Masse und Macht dans le titre original - est l'?uvre d'une vie. Non celle d'un universitaire ou d'un savant, mais celle d'un écrivain dont le style, par la force et l'éclat de ses formules, parvient à convaincre le lecteur de la réalité quasi-biologique de sa démonstration.
Romancier, poète, dramaturge, essayiste, historien et critique littéraire, Elias Canetti est né en 1905, en Bulgarie, d'une famille séfarade d'origine espagnole. Après la mort de son père, il parcourt l'Europe Zurich, Francfort, Vienne, où il fait ses études avant d'émigrer à Londres en 1939, où il résidera jusqu'en 1971. Il choisit alors de vivre à nouveau à Zurich, "le paradis perdu" de son adolescence mais également le territoire de la "langue sauvée", l'allemand, que sa mère lui avait appris par amour de la Vienne impériale. Il y mourra en 1994. Homme de toutes les langues, véritable "conscience européenne", Canetti reçoit le prix Nobel de littérature en 1981. Parmi son ?uvre, constituée de journaux, carnets de notes et récits de voyage, son autobiographie et deux ouvrages majeurs illustrent la démarche et la pensée de cet intellectuel engagé et exigeant: Autodafé, son unique roman, et Masse et puissance, le livre de sa vie, ?uvre magistrale et inclassable, consacrée à la culture de masse et aux rapports entre pouvoir et mort.
Après La langue sauvée et Le flambeau dans l'oreille, ce troisième volume des mémoires d'Elias Canetti, prix Nobel de littérature, rend compte d'une période brève mais particulièrement importante. Qu'il s'agisse de la vie privée, de la formation intellectuelle de l'auteur, de son ?uvre qui déjà s'édifie ou bien de la décomposition politique qui touche l'Europe centrale. Tandis que Vienne, capitale des arts et des idées, connaît un ultime flamboiement, Canetti, bientôt trentenaire, y affronte ses premières épreuves d'écrivain. Des épreuves qu'il parvient à surmonter grâce à la rencontre de très grands esprits comme Musil, Hermann Broch ou Alban Berg qui l'encouragent, tandis qu'il exerce sur eux son regard aigu qui nous vaut de fabuleux portraits. Outre ces rencontres humaines, des ?uvres du passé - Büchner, Goya, Breughel - contribuent à initier au réel le jeune écrivain qui contemple et restitue l'ambiance de villes telles que Strasbourg ou Prague, lieux d'une époque engloutie. Et tandis que se multiplient les signes prémonitoires d'une catastrophe imminente, Canetti retrouve, pour la perdre définitivement, sa mère. Il lui consacre des pages parmi les plus lucides et déchirantes que l'amour et la mort aient inspirées.
Dans une Floride appartenant à un futur proche, un "meilleur des mondes" à la fois sombre et extrêmement vivant - finalement assez peu différent du nôtre -, quelques personnes âgées habitent dans les caravanes d'un village pour retraités. Parmi eux Vincent Margiotta et son épouse Lillian, un couple de septuagénaires qui ne cessent de se quereller depuis que cette dernière a décrété vouloir vivre seule. Ils reçoivent la visite de Denise, leur petite-fille, et de son ami Tink qui vont emmener Vince et l'une de ses amantes, Vola Byrd, dans un voyage vers Key West, pour tenter d'escroquer des trafiquants de drogue... Joe Ashby Porter invite le lecteur dans un feu d'artifice où l'on croise les figures d'Hemingway et de Gertrude Stein, de Fidel Castro, ou encore de Winnie Mandela. Dans ce roman plein d'humour, la vie, l'amour et la mort sont étroitement mêlés.
Je prépare le disque laser et j'entends le ronronnement d'un moteur. J'ai laissé la porte ouverte, tout est éteint. J'entends la porte qui s'ouvre, je ferme les yeux, les pas s'approchent et une main se pose sur mon épaule. Je lui dis : "Dis-moi simplement deux ou trois mots pour que je reconnaisse ta voix". Il prend le foulard, il me bande les yeux. Il me dit : "Lève-toi, marche, mets-toi à genoux, croise les jambes, décroise les jambes, écarte les jambes, tends la main". " Martine Vantses a rencontré ces femmes qui cherchent un homme par minitel ou par petites annonces. Nulle part ailleurs dans la société le sexe de la femme ne se dit aussi crûment, aussi clairement. Prises par la panique du manque et la peur de ne plus plaire, ces femmes expriment le féminin dans ce qu'on a l'habitude de dissimuler : l'obsession d'un homme à tout prix, le rêve d'un homme qui réparerait, et font l'expérience de "l'impossible rencontre" . A travers ces témoignages, l'auteur analyse les raisons pour lesquelles les femmes reproduisent majoritairement les mêmes insatisfactions que leurs aînées.
Résumé : C'est l'été à Paris. Une jeune fille revient à elle dans la cuisine du restaurant où elle travaille. Amnésie : elle ne se souvient plus de rien, et son accent irlandais est le seul indice qu'elle possède. Commence un jeu de piste dans lequel elle tente de retrouver son identité, lorsque tout à coup elle voit surgir un homme au visage familier à la sortie d'une boulangerie. Elle va alors essayer de retrouver cet homme mystérieux. Cessant de se rendre au travail, elle se met dans des situations absurdes, tantôt cocasses et tantôt plus délicates, pendant que sont révélées au lecteur des scènes de la vie qu'elle a oubliée. L'histoire est construite à la manière d'un puzzle, et l'intrigue se resserre à mesure que l'héroïne perd pied...
Jean Meckert raconte la tragédie des mains rouges, rouges de sang. Dans la montagne, le chef d'un maquis, M. d'Essartaut, ses deux jeunes filles, le pasteur Bertod et quelques camarades continuent, deux ans après la Libération, une épuration qu'ils pensent juste. Ils s'attaquent aux profiteurs, aux trafiquants, aux joueurs du double jeu. Jusqu'à ce que la mort de M. d'Essartaut, survenue au cours d'une expédition punitive, disperse le petit groupe, ces êtres assoiffés de pureté et de justice sont amenés à pratiquer le terrorisme et à commettre des meurtres, tout en se demandant amèrement si le monde contre lequel ils ont combattu n'était pas d'essence plus noble qu'une odieuse démocratie où le mythe de la Liberté ne sert que les puissants, les habiles et les crapules. Passionnant document sur un moment d'histoire trouble et peu visité, ce roman est dans le même mouvement profondément humain.