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Heureux ceux qui sèment et ne récoltent pas
Canetti Elias ; Goldberg Léa ; Weideli Walter ; Dr
ACCRO EDITIONS
19,00 €
Épuisé
EAN :9782931137079
En quoi donc consistait la magie de sa parole, l'exactitude et la grâce avec lesquelles il se frayait un chemin travers les questions les plus ardues, ne négligeant rien de ce qui méritait d'être considéré (hormis sa personne), scrutant avec la plus grande rigueur, sans jamais toutefois se confondre avec lui, son sujet d'observation ? Comment faisait-il pour dominer cette épouvante qu'il ressentait, comment expliquer cette intuition secrète des moindres réactions de l'interlocuteur, cette délicatesse d'égards ? " Elias Canetti " Il ne voulait pas qu'il soit fait mention de lui publiquement. Si son nom se trouvait imprimé, son visage prenait cette expression de chagrin et de dégoût qui menait ceux qui la voyaient aux remords. Tout écrit le concernant était comme une blessure. C'est pourquoi il sera difficile de parler de lui, maintenant qu'il ne lit plus, qu'il n'entend plus, qu'il ne peut nous l'interdire. Mais il est impossible de faire selon son désir, il est impossible de le laisser sombrer dans l'oubli comme il l'aurait voulu. " Leah Goldberg
En 1954, Elias Canetti fait un voyage à Marrakech. Au cours de ses promenades à travers les quartiers arabes et juifs de la ville, il enregistre des voix, des bruits, des gestes et des images qu'il relate dans son journal, aussitôt de retour de Londres. Il en résulte un ouvrage tout différent d'un récit de voyage, où Canetti transcrit les faits avec exactitude et les examine à fond. Il décèle ce qui se passe entre ces hommes étrangers et il approfondit leur attitude devant la mort. Ainsi, le lecteur retrouve ici le Canetti des "Journaux".
Résumé : Elias Canetti parle de Masse, comme Michelet du Peuple, Tocqueville de la Démocratie ou Spengler des Cultures. Et comme ces grands devanciers auxquels, il fait souvent penser, l'auteur s'empare d'une intuition brutale, profonde, et commence par s'abandonner à la révélation d'une évidence - la conjuration panique de tout ce qui, en l'homme, menace de le détruire, et d'abord l'inconnu - pour élaborer progressivement une théorie des rapports qui unissent les phénomènes de masse à toutes les manifestations de la puissance. Mais quel contemporain des guerres mondiales et des révolutions, des fascismes et du national-socialisme, ne sentira à quel point cette intuition nourrie de forte érudition anthropologique et psychanalytique s'enracine au plus intime, au plus charnel des bouleversements du siècle ? Ces bouleversements, l'auteur les a vécus de plein fouet. Né en 1905 en Bulgarie, de parents juifs espagnols, étudiant à Zurich, Francfort et Vienne, mais réfugié depuis 1938 en Angleterre où il achève son grand ouvrage en 1959, Elias Canetti appartient à cette génération d'intellectuels européens qui ont su déceler, dans le déferlement des masses traversées par une dialectique de l'ordre et du commandement, la permanence d'archaïsmes dont la raison ne suffit pas à rendre compte parce qu'ils ne relèvent d'aucune de nos catégories historiques traditionnelles. Poussée d'irrationnel ? Explosion d'un fond primitif mal avoué ? Résurgence d'un panique collectif jamais analysé ? C'est tout cela à la fois : Masse et puissance - Masse und Macht dans le titre original - est l'?uvre d'une vie. Non celle d'un universitaire ou d'un savant, mais celle d'un écrivain dont le style, par la force et l'éclat de ses formules, parvient à convaincre le lecteur de la réalité quasi-biologique de sa démonstration.
D'un séjour à Marrakech en 1953, Elias Canetti enregistre d'abord des voix, des bruits, des gestes et des images. Et imperceptiblement, par le jeu d'une simple et grave précision dans la relation des faits, ce récit de voyage devient aussi, au sens le plus strict et le plus concret du terme, un récit philosophique...
Deux étudiants à la Sorbonne deviennent rapidement inséparables et passent leur temps à hanter cinémas et boîtes de jazz, à lire et à jouer au flipper, à se dire tout sur tout - amours incluses. Fantasque et bouillonnant, Marco, étudiant Erasmus originaire de Bologne, déchante vite devant la monotonie des cours mais adore Paris. Son complice, le narrateur, travaille à temps partiel chez un vieux libraire ; plongé dans ses bouquins, celui-ci déteste être dérangé mais aime entretenir le jeune homme de la toute-puissance de la littérature. Les aventures des deux amis témoignent d'une soif de vivre insatiable, magnifiée par la rencontre fulgurante du narrateur avec Claire. Claire ressemble à ces "beautés célestes à l'intelligence vive que l'on admire dans les comédies, ces héroïnes à la répartie fine dont on cherche en vain les défauts". Aussitôt l'ennui du narrateur sur les bancs de la faculté de droit se mue en euphorie, tandis que son compère continue d'explorer le coeur et le corps des femmes. Commence alors une partie à pas chassés, presque du ballet, où le marivaudage et l'érotisme cèdent, l'air de rien, à une tension dramatique croissante, jusqu'à son dénouement aussi inéluctable qu'inattendu. D'un classicisme revu aux couleurs du contemporain, l'écriture rythmée de Benjamin Taïeb nous régale de descriptions précises, au vocabulaire d'une grande richesse ; pris dans le tourbillon d'un Paris idéal, ses personnages se mettent à vivre sous nos yeux, entre grâce et passion. Benjamin TAÏEB est né à Paris et vit à Nice, où il travaille comme avocat. Il est l'auteur de pièces de théâtre et de récits personnels, dont "Classe de Mer" et "Ma (dé)conversion", adaptés tous deux en scénarios de bd aux éditions Les Enfants rouges. Après "Premier amour" (2024), il continue d'ausculter dans Aimez-vous Claire ? le sentiment amoureux, nostalgique d'un bonheur projeté.
Résumé : Bordeaux, 2025. Gilles, romancier sur le déclin, partage la garde de sa fille Chloé avec son ex-épouse. En tant qu'humaniste, il est scandalisé de se retrouver un matin convoqué à l'école maternelle pour des propos racistes que son enfant de cinq ans aurait tenus dans l'enceinte de la cour de récréation. Lors de cet entretien, la directrice de l'école lui annonce que Chloé va devoir être soumise à une série de tests psychologiques, désormais exigés par l'administration dans ce type de situation. Mais Gilles refuse de donner son accord et, de ce fait, se voit retirer la garde de sa fille. Soutenu par une jeune journaliste conservatrice et un sulfureux magistrat à la retraite, il s'engage alors dans une lutte juridique et médiatique incertaine qui le conduira progressivement à la radicalité. Après "Attrition" , un premier roman très personnel qui l'a placé parmi la vague montante des auteurs antimodernes, Frédéric Bécourt pointe ici les ravages invisibles d'une société contemporaine en quête constante d'innovation mais en manque de repères. Au fil d'un récit poignant, il s'attache à dépeindre avec une grande humanité le quotidien de femmes et d'hommes devenus les otages, ou parfois même les instruments, d'affrontements idéologiques qui les dépassent.
Aïda a six ans à peine lorsque sa mère la réveille en pleinenuit. Il faut fuir, se sauver, abandonner les grands-parents, la maison, quitterla Bosnie au plus vite et rejoindre le père qui travaille en Italie. Pour unesemaine, un mois peut-être, croient-elles encore, mais la guerre met laYougoslavie à feu et à sang, et il ne sera plus possible de revenir en arrière. Déchirée entre deux identités et deux cultures, entredes parents obsédés par le retour au village et un couple de volontairesmilanais qui la prend sous son aile et la pousse vers les études, Aïda veut àtout prix s'intégrer. Bien que né en Italie, son frère Ibro ne trouve pas saplace : inconstant et hypersensible, il souffre d'une psychose qu'elle se prometde guérir. Comment grandir au sein d'une famillebouleversée par la guerre et l'exil ? Dans un pays et une langue qui ne sont pasles siens ? Lauréate du prix Viareggio Rèpaci 2021 dupremier roman et finaliste du prestigieux prix Premio Strega 2022, "Mirko neviendra plus" inscrit dans nos mémoires le vécu profond d'une enfant immigréedevenant une femme libre. Ecrit à la première personne, ses courtes phrasespénètrent telles des flèches au plus profond des sentiments.