Le mariage célébré devant un prêtre et, plus largement, l'engagement matrimonial bénéficient dune longue et riche réflexion spirituelle et universitaire. L'Eglise catholique et ses fidèles bénéficient aussi d'une expérience à la fois proche et concrète. Autant de fruits d'une prudence quotidiennement mise en œuvre par des clercs, des laïcs (ques), des religieux (ses), tous dûment associés par l'évêque ou le pape à l'œuvre ecclésiale de justice matrimoniale - ils peuvent être juges ou juges assesseurs, défenseurs du lien matrimonial, avocats ecclésiastiques, experts en médecine ou en psychologie - tous nommés par l'Eglise auprès de ses propres tribunaux d'" officialités " : instances diocésaines, interdiocésaines ou régionales pour un premier appel ; juges de la Rote et juges du Tribunal suprême de la Signature apostolique à Rome. Les officialités et la Rote sont appelées à de demandes en déclaration de nullité de mariage, introduites par des fidèles dont l'engagement était déficient à l'origine de leur vie maritale. Elles doivent permettre un discernement d'Eglise sur la sacramentalité matrimoniale d'une union existentiellement brisée Ce livre rend hommage à l'un de ces juges d'officialité, l'abbé Gaston Candelier, dont la pratique canonique de près d'un demi-siècle a été reconnue tant par l'Eglise en Belgique, qui l'a appelé à présider le tribunal d'officialité du diocèse de Tournai, que par l'Université catholique de Louvain-la-Neuve où il enseigna. Un choix parmi ses écrits a été entrepris par le groupe de travail des canonistes francophones de Belgique.
Souvent attachée aux notions de périphérie, de limite, ou de frontière, la marge renvoie à des réalités complexes, plus ou moins visibles, cachées, en tous les cas difficiles à identifier et à circonscrire dans le temps et dans l'espace. Définir la marge revient à comprendre sa participation dans le fonctionnement du système territorial dans lequel elle s'intègre, selon sa plus ou moins grande excentricité. Au sein du territoire français, la question au programme permet de décliner, par son caractère transversal, l'ensemble des dynamiques sociales et spatiales ainsi que les trajectoires qui en découlent. A travers douze entrées thématiques et des éclairages ciblés, les auteurs proposent d'explorer les logiques de la fabrique des marges. Ce manuel s'adresse en premier lieu aux étudiants et futurs enseignants préparant la question aux concours du CAPES et aux agrégations de géographie et d'histoire. Il s'agit ainsi de présenter un cadrage général du sujet, d'en définir les principaux concepts et enjeux d'analyse et de présenter des exemples et des études de cas concrets mobilisables dans le cadre de la préparation. Chaque chapitre étant réalisé par un spécialiste du thème, ce livre pourra également intéresser des étudiants en master qui souhaiteraient préciser leurs connaissances dans les domaines tant de la géographie que de l'aménagement du territoire.
Faire de la diversité des langues et cultures un objet d'activités à l'école, pour favoriser l'ouverture à l'Autre, pour former le citoyen plurilingue de demain, telle est l'ambition de l'éveil aux langues. Découvrir cette diversité à propos de plusieurs dizaines de langues, les comparer, comprendre comment elles fonctionnent, observer leur écriture, s'intéresser à ceux qui les parlent, tout cela contribue au développement de l'intérêt pour ce qui est différent, à la construction d'aptitudes utiles à tous les apprentissages linguistiques, y compris à celui de la langue de l'école. Pour donner consistance à ces espoirs, et inciter les autorités éducatives à prendre en compte les perspectives qu'ils offrent, il fallait mettre en place un projet d'ampleur suffisante, soumis aux exigences d'une évaluation rigoureuse. C'est ce travail qu'ont entrepris des équipes d'enseignants, de formateurs et de chercheurs de cinq pays européens, avec l'appui du programme Socrates-Lingua. Il a porté sur près de deux mille élèves de la fin de l'enseignement primaire et montre que les attentes formulées ne sont pas vaines. On trouvera dans ce livre les divers aspects de cette recherche-innovation. Cet ouvrage s'adresse aux formateurs d'enseignants du primaire, aux chercheurs en didactique des langues et en éducation, aux enseignants du primaire, aux enseignants de langues, aux responsables éducatifs ainsi qu'aux parents d'élèves désireux de réfléchir à la place des langues à l'école.
Alice, jeune trentenaire, fuit sa vie parisienne pour réaliser son rêve : écrire un roman. Elle prend une année sabbatique et la passe à noircir des pages. Lorsqu'elle tente finalement de démarcher les maisons d'édition pour se faire publier, elle ne rencontre que des échecs... Et si son destin et celui de son ouvrage se trouvaient dans une boîte à livres ?
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !