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La France des marges
Candelier-Cabon Martine ; Gaudin Solène
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753555372
Souvent attachée aux notions de périphérie, de limite, ou de frontière, la marge renvoie à des réalités complexes, plus ou moins visibles, cachées, en tous les cas difficiles à identifier et à circonscrire dans le temps et dans l'espace. Définir la marge revient à comprendre sa participation dans le fonctionnement du système territorial dans lequel elle s'intègre, selon sa plus ou moins grande excentricité. Au sein du territoire français, la question au programme permet de décliner, par son caractère transversal, l'ensemble des dynamiques sociales et spatiales ainsi que les trajectoires qui en découlent. A travers douze entrées thématiques et des éclairages ciblés, les auteurs proposent d'explorer les logiques de la fabrique des marges. Ce manuel s'adresse en premier lieu aux étudiants et futurs enseignants préparant la question aux concours du CAPES et aux agrégations de géographie et d'histoire. Il s'agit ainsi de présenter un cadrage général du sujet, d'en définir les principaux concepts et enjeux d'analyse et de présenter des exemples et des études de cas concrets mobilisables dans le cadre de la préparation. Chaque chapitre étant réalisé par un spécialiste du thème, ce livre pourra également intéresser des étudiants en master qui souhaiteraient préciser leurs connaissances dans les domaines tant de la géographie que de l'aménagement du territoire.
L'histoire de Guillaume et de Mathilde commence par un coup de foudre pendant les vacances d'été. Malgré la magie de leur rencontre, la distance les contraint à mettre fin à leur relation naissante, tout en se promettant néanmoins d'un jour se retrouver. Des années plus tard, lorsque les circonstances leur permettent enfin de se réunir, une tragédie frappe leur histoire...
Faire de la diversité des langues et cultures un objet d'activités à l'école, pour favoriser l'ouverture à l'Autre, pour former le citoyen plurilingue de demain, telle est l'ambition de l'éveil aux langues. Découvrir cette diversité à propos de plusieurs dizaines de langues, les comparer, comprendre comment elles fonctionnent, observer leur écriture, s'intéresser à ceux qui les parlent, tout cela contribue au développement de l'intérêt pour ce qui est différent, à la construction d'aptitudes utiles à tous les apprentissages linguistiques, y compris à celui de la langue de l'école. Pour donner consistance à ces espoirs, et inciter les autorités éducatives à prendre en compte les perspectives qu'ils offrent, il fallait mettre en place un projet d'ampleur suffisante, soumis aux exigences d'une évaluation rigoureuse. C'est ce travail qu'ont entrepris des équipes d'enseignants, de formateurs et de chercheurs de cinq pays européens, avec l'appui du programme Socrates-Lingua. Il a porté sur près de deux mille élèves de la fin de l'enseignement primaire et montre que les attentes formulées ne sont pas vaines. On trouvera dans ce livre les divers aspects de cette recherche-innovation. Cet ouvrage s'adresse aux formateurs d'enseignants du primaire, aux chercheurs en didactique des langues et en éducation, aux enseignants du primaire, aux enseignants de langues, aux responsables éducatifs ainsi qu'aux parents d'élèves désireux de réfléchir à la place des langues à l'école.
68 leçons structurées dans lesquelles chaque notion est présentée de manière explicite. Des exercices écrits de difficulté progressive afin d'acquérir tous les automatismes de la grammaire. Des centaines d'extraits d'oeuvres littéraires et de contes pour enfants, illustrés à l'aquarelle. Des tableaux de conjugaison avec tous les verbes au programme. 34 leçons sont destinées au CE1 et 34 au CE2, qui correspondent aux semaines de l'année scolaire.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour