La tapisserie a longtemps représenté le summum du raffinement et du faste en termes de décor d?intérieur. Au-delà de la qualité des matériaux et du tissage qui donnait toute leur valeur à ces oeuvres, la sélection opérée dans les collections du Musée d?art et d?histoire de Genève et de la Fondation Toms Pauli de Lausanne montre que l?utilisation et l?interprétation des grandes figures de l?Antiquité, d?Alexandre à Constantin, ne sont pas anodines à l?époque baroque. Que connaissait-on au XVIIe siècle de ces héros antiques et de leur aspect ? Quel message véhiculaient-ils ? Comment et pourquoi les modèles suivis par les lissiers flamands, entre exactitude historique et allusions contemporaines, ont-ils été créés ? Ces questions sont autant de défis. Les ont relevés, avec les conservateurs des institutions mentionnées, des historiens de l?art, spécialistes de l?époque baroque et de la tapisserie, ainsi que des archéologues. Antiquités inédites et moulages, estampes, livres et médailles permettront d?accéder au monde fascinant des grands modèles de vertu politique et militaire que le siècle de Louis XIV se cherchait dans les héros de l?Antiquité, apparemment en dehors des luttes religieuses qui avaient longtemps bouleversé l?Europe.
Le droit de l'énergie recouvre les aspects juridiques respectivement internes et internationaux de l'énergie. Dans le premier cas, on traitera du droit français de l'énergie tandis que, dans le second cas, on traitera de l'internationalisation de son économie et du développement du droit européen applicable. Les trois défis qui pèsent sur le droit contemporain de l'énergie sont ceux de son internationalisation, de sa libéralisation économique et de sa décarbonation. A côté des règles issues de l'OMC et de la Charte de l'énergie pour ce qui est notamment du transit, l'internationalisation de l'énergie prend une forme régionale parce que nombre de règles économiques et environnementales procèdent en Europe du droit européen. Dans le deuxième cas, les grands équilibres énergétiques sont fixés par le droit des marchés qui conditionne les prix ainsi que par la structure des contrats énergétiques qui lient entre eux les acteurs de l'énergie. L'objectif de décarbonation des économies conditionne enfin la structure des mix énergétiques nationaux par les réductions de la consommation en hydrocarbures qu'ils imposent et par le poids croissant des énergies renouvelables qu'ils impliquent.
Résumé : Vienne, haut lieu des ruptures de la modernité avec Wittgenstein, Freud... et Carl Menger (1840-1921), l'auteur des Principes d'économie politique. Menger renouvela la théorie de la valeur en lui donnant un fondement psychologique et en promouvant la valeur-utilité subjective. Il définit ainsi une alternative, dite marginaliste, au libre-échangisme britannique et au socialisme académique allemand alors dominants. Menger influença Hayek, Schumpeter... et décida, en fait, des grandes orientations de l'économie contemporaine. C'est la vie et la pensée de ce penseur capital encore trop méconnu en France, fondateur de l'École autrichienne et maître de Eugen von Böhm-Bawerk, Ludwig von Mises, Murray Rothbard, que nous découvre Gilles Campagnolo dans ce premier ouvrage vivant et documenté qui lui est consacré. Le lecteur trouvera également ici le seul texte en français écrit par Menger, et devenu quasi-introuvable: La monnaie, mesure de valeur. Un livre d'initiation à une pensée clé de notre temps et une lecture renouvelée de l'économie à l'heure de la mondialisation.
Peut-on critiquer le capitalisme? La question se pose effectivement. En premier lieu parce que ce mode bien particulier de production et de répartition des richesses, le capitalisme, étend aujourd'hui son empire à l'ensemble du monde et à la majeure partie des activités humaines, prenant une place telle dans nos vies qu'il nous est devenu difficile d'imaginer, plus encore de concevoir, rationnellement, d'autres types de rapports économiques entres les humains. Mais elle se pose, en second lieu, en raison du refus de plus en plus décomplexé, parfois brutal, de ceux qui ont la main sur les principales institutions d'élaboration et de diffusion de l'information et des idées que l'hypothèse même d'une autre forme d'organisation sociale puisse encore être librement envisagée, discutée, étudiée, soutenue... Le lecteur prendra connaissance dans la présentation de ce volume de l'histoire mouvementée des textes qui le composent. Elle témoigne de la désinvolture avec laquelle ceux qui en ont les moyens choisissent discrétionnairement ce qu'il est utile ou non de rendre public. Quant aux contributions elles-mêmes, elles démontrent, et c'est vraisemblablement là ce qui a un temps interdit leur publication, que la recherche et la pensée autour de perspectives non-capitalistes de développement des sociétés demeurent aussi vivantes que jamais.
Résumé : Il est urgent d'interroger aujourd'hui les sources des critiques du libéralisme afin d'évaluer la pertinence des attaques qui sont portées contre lui. Dès le seuil de l'ère industrielle naissante, dans les matrices des théories critiques qui, au XIXe siècle, prirent l'économie politique classique pour cible, se trouvaient en effet dressés les premiers actes d'un procès dont tous les attendus n'ont pas encore été rendus. Même si la pensée économique a depuis longtemps écarté la "valeur-travail" ou la " monnaie, voile des échanges réels ", des principes méthodologiques (atomisme, rôle de l'homo ?conomicus) et des positions pratiques (favorables au libre-échangisme - dans l'école de Manchester, ou à la puissance continentale - dans la Nationalökonomie) demeurent discutés. Or, à l'origine de ces débats, trois points de vue différents, ceux de Karl Marx, de Carl Menger et de l'Ecole historique allemande, s'opposèrent au dogme que les héritiers de Smith, Ricardo, Say et Mill, répandaient. De langue allemande, ils occupèrent de facto plus largement l'espace continental. "Juste salaire", "valeur-utilité subjective" ou économie du peuple" (Volkswirtschafslehre) fondaient leurs matrices alternatives au classicisme. Leurs échecs patents, et leurs potentialités latentes, marquèrent la marche de leur siècle et du suivant, jusqu'aujourd'hui. Ce livre propose au lecteur de retrouver les sources de ces pensées dans leurs textes fondateurs, afin de ressaisir les termes du procès alors intenté par les philosophes idéalistes allemands et les épistémologues autrichiens, qu'ils aient voulu redéfinir la liberté économique par une philosophie rationaliste du droit, proposer une économie " pour les hommes " soucieuse d'éthique, ou encore orienter la science loin des diatribes des " avocats " encombrant son champ. Ce livre s'appuie pour cela sur des archives européennes inédites conservées au Japon. L'économie politique classique appartient sans doute à l'histoire de la pensée économique, mais ses matrices critiques montrent l'aune à laquelle juger des discours redevenus d'actualité.
Kienle Ponka Anabelle ; Thomson Richard ; Kelly Si
Résumé : Ce catalogue, superbement illustré, porte sur la représentation du pont dans l'oeuvre de Claude Monet (1840-1926), au lendemain de la guerre franco-prussienne. Une fois installé à Argenteuil, en banlieue de Paris, Monet est séduit par le pont routier qui relie les rives de la Seine près de sa maison. En 1872, il peint Le pont de bois pour mettre en valeur la reconstruction du pont détruit pendant la guerre et marquer le retour à l'ordre en France. Cette composition d'une étonnante modernité est le point de départ de nombreuses recherches sur ce thème. Le présent ouvrage, composé de douze toiles majeures, met en lumière la manière inventive avec laquelle Monet explore le motif du pont et s'impose comme une figure de proue de l'avant-garde. Il décrit aussi la réaction des artistes impressionnistes suivant le conflit franco-prussien et montre comment les peintres et les photographes de l'époque représentent l'ensemble remarquable de ponts parisiens.
Ascari Giancarlo ; Valentinis Pia ; Guenette Magal
Résumé : Un premier livre parfait pour découvrir Monet, la vie de cet artiste et son travail au travers du célèbre jardin qui fut sa source d'inspiration. Il voit Monet arriver dans son jardin, puis évoque les estampes japonaises qui l'inspirèrent ainsi que les personnages importants de l'époque qui furent ses amis. Les enfants y découvriront que Monet peignait de grands tableaux en plein air, sur le motif, quel que soit le temps au dehors. Ils en apprendront également plus sur les jardiniers de Giverny, contraints de laisser leur jardin pour partir à la guerre.
Campagnolo Matteo ; Fallani Carlo-Maria ; Spina Lu
De l'aigle à la louve s'adresse à la fois au passionné de l'Antiquité et au féru de zoologie, mais également au zoologue antiquisant ou à l'antiquisant zoologue. L'ouvrage apporte un éclairage original, tout aussi scientifiquement contrôlé que convivial, sur quelque cent vingt monnaies de la République romaine, intailles, camées et pâtes de verre, faisant partie d'une collection prestigieuse et unique en son genre. Les deniers en argent n'étaient pas uniquement voués aux transactions commerciales, au paiement des soldats et au règlement des impôts. Ils véhiculaient la propagande politique, les croyances religieuses, certaines histoires ou légendes servant à asseoir la réputation des familles qui cherchaient à s'illustrer dans la cité. Parmi les sujets représentés, les animaux sont particulièrement à l'honneur, qu'il s'agisse d'animaux réels, d'animaux mythiques, ou d'animaux totémiques. C'est dire combien ces objets, chargés de multiples significations, constituent une documentation aussi précieuse qu'inépuisable. Le texte et les photos qui l'accompagnent éclairent le sens de ces antiquités, les sortant tout à coup d'un silence plus que millénaire.