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Comores-Mayotte : une histoire néocoloniale
Caminade Pierre
AGONE
12,20 €
Épuisé
EAN :9782748901337
En 1975, lors de la décolonisation des Comores, la France viole le droit international en arrachant Mayotte à son archipel. Condamnée plus de vingt fois par l'ONU, avec l'approbation de nos partenaires européens, cette occupation reste illégale. Depuis 1995, les Comoriens des trois autres îles se sont vu imposer un visa les empêchant de se rendre librement à Mayotte - situation qui sera encore renforcée par la départementalisation de l'île en 2011. Dans le même temps, des tribunaux expulsent des Comoriens de la métropole vers... Mayotte. Ce "Dossier noir" propose un examen des motivations à la présence - notamment militaire - française dans cette région où passent deux tiers du pétrole exporté du Moyen-Orient On y voit à l'oeuvre la "démocratie du coucou" qui, selon la formule de Jean-Marie Tjibaou, "s'installe chez vous puis demande un référendum pour savoir à qui appartient la maison". Il analyse le processus de "domtomisation" puis ses conséquences, notamment pour le reste de l'archipel, chasse gardée d'une clique de mercenaires, feu Bob Denard en tête.
Résumé : Un essaim de grandes entreprises continuent de considérer l'Afrique comme un gâteau à se partager. Le groupe Bolloré figure parmi les plus agressifs. Visant une situation de monopole dans des secteurs stratégiques comme le transport, ou aussi rentables que le tabac, Bolloré a prodigieusement étendu son emprise sur le continent africain. Cette situation justifiait la publication d'un dossier. Sans prétendre à l'exhaustivité, il tente, à partir des informations disponibles, de montrer le caractère tentaculaire d'un nouvel empire économique, ses accointances avec les dictatures africaines, ainsi que les atteintes à l'environnement causées par une exploitation forestière incontrôlée.
Résumé : Pierre CAMINADE (1911-1998), poète, essayiste et romancier, fut étroitement lié au " Groupe de Carcassone " (Joë Bousquet, René Nelli, Ferdinand Alquié). Durant les années 1930, il rencontre notamment André Breton, Tristan Tzara, René Crevel, Claude Cahun et Christiane Rochefort. Avec Jean Legrand, il anime le " Groupe Brunet " qui va développer une critique radicale de la vie quotidienne, un hédonisme subversif, et se propose de réaliser la poésie dans l'expérience immédiate, érotique et sociale. Ce groupe éphémère, mais entreprenant, constituera un maillon essentiel entre le surréalisme et l'internationale situationniste. Pierre Caminade se rapproche ensuite du Nouveau Roman (Robert Pinget, Michel Butor, Claude Simon, Jean Ricardou) et entre au comité de rédaction de la revue Sud fondée par son ami Jean Malrieu. Ce livre offre l'intégralité de l'?uvre poétique d'un écrivain qui ne cessera d'accorder la prééminence à la sensation immédiate et à la métaphore vive. Sa démarche devance bien des orientations contemporaines qui s'attachent à explorer l'implication du corps dans l'écriture. " Que la poésie soit les autres premiers jours du réel. "
Qu'est-ce qui fait la cohérence de l'oeuvre si personnelle d'Eric Rohmer ? Ce cinéma de la parole est aussi un cinéma de corps ; le corps de l'acteur ne serait en effet qu'un "sujet mince" s'il n'était incorporé par le jeu de la mise en scène à l'espace filmique. Ce livre est "un dialogue" avec les films d'Eric Rohmer, enrichi des remarques du réalisateur lors de sa conversation inédite avec l'auteur (en octobre 2007).
Chaminade Benjamin ; Poulain Pierre-Yves ; Mennech
Les vraies réussites, qu?elles soient individuelles ou collectives, ont pour base commune une dose d?anticonformisme: celui qui réussit est celui qui, par définition, n?a pas fait comme les autres, mais fait « autrement ». Les nouvelles générations (générations Y, Z...) aspirent à plus d?originalité et de liberté: elles s?affranchissent des règles établies, perçues comme inadaptées ou inutiles. La crise a accentué le phénomène, souligné les limites des diktats, provoqué des effets de rejet (l?entreprise, le patron, le système?). Partant de ce constat, cet ouvrage propose une remise en question radicale de toutes les bases, théories et pratiques du management traditionnel, en leur créant un contre-pied systématique: le « wanagement ». Guide pratique de la vie professionnelle, il permet au lecteur de prendre du recul, afin de pouvoir faire les bons choix aux bons moments: recrutement, compétition, promotion? Ce « piratage » de l?ordre établi met en avant l?intérêt de la différence (penser, vivre, travailler autrement) et l?existence d?alternatives concrètes aux recettes supposées gagnantes, érigées en lois absolues par nos sociétés capitalistes?
Stephen Mumford montre que la popularité universelle du football n'a rien d'accidentel et ne s'explique pas uniquement par des facteurs sociaux ou quelque contingence historique : sa popularité tient à la nature même de ce jeu. En répondant avec une rare clarté aux questions que les discussions passionnées sur le football n'ont de cesse de soulever, Football. La philosophie derrière le jeu permet de mieux comprendre le "beau jeu" : quelle place y occupe la chance ? Quelle est la relation des individualités d'une équipe à ce tout dont elles font partie ? Quel est la fonction de l'entraîneur et des schémas tactiques ? En quoi le football a-t-il particulièrement à voir avec l'espace ? En quoi consiste la beauté de ce sport ? Quelle est sa relation avec la victoire et la compétition ?
Thomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).
Kraus Karl ; Deshusses Pierre ; Bouveresse Jacques
ET SI SURTOUT la perte de la culture n'était pasachetée au prix de vies humaines ! La moindre d'entre elles, ne serait-ce même qu'une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée. L'industrie intellectuelle bourgeoise se berce d'ivresse jusque dans l'effondrement lorsqu'elle accorde plus de place dans les journaux à ses pertes spécifiques qu'au martyre des anonymes, aux souffrances du monde ouvrier, dont la valeur d'existence se prouve de façon indestructible dans la lutte et l'entraide, à côté d'une industrie qui remplace la solidarité par la sensation et qui, aussi vrai que la propagande sur les horreurs est une propagande de la vérité, est encore capable de mentir avec elle. Le journalisme ne se doute pas que l'existence privée, comme victime de la violence, est plus près de l'esprit que tous les déboires du négoce intellectuel. Et surtout cet univers calamiteux qui occupe désormais tout l'horizon de notre journalisme culturel.
Fields Barbara J. ; Fields Karen E. ; Crépin Xavie
Les deux brillantes chercheures que sont Barbara et Karen Fields traitent ici de ce qu'elles appellent le «racecraft» et de son importance dans la société états-unienne. Lorsqu'une personne noire est tuée par un policier, les états-uniens s'accordent spontanément pour dire qu'il a été tué «à cause de sa couleur de peau». «Etrange causalité», constantent les deux auteures, qui s’attellent ici à l'âpre tâche de démêler les fils de ce raisonnement confus aux airs d'évidence. Cette causalité illusoire, c'est celle du «racecraft». Ce mot forgé à partir de «race» et de «witchcraft» (sorcellerie) désigne ici la croyance en une forme de performativité de la «race», semblable à la croyance en l'efficacité réelle de la «sorcellerie». Invoquant l’histoire et l’anthropologie, les sœurs Fields analysent avec sérieux l’idée sociale de « race », de sa genèse à sa reproduction, en passant par ses effets. Robin