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Benoîte Groult. Le genre et le temps
Camet Sylvie
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753550018
Ecrivaine, ayant incarné les combats féministes de la seconde moitié du XXe siècle, rédigé des livres, participé à la création du magazine F, traduit des oeuvres de l'anglais, donné des conférences à travers le monde, enseigné le latin, lutté contre les mutilations génitales féminines, défendu le droit à mourir dans la dignité, c'est tout cela que concentre le nom de Benoîte Groult. Cette énergie inlassable qu'exprime un style alerte, incisif, tout imprégné du réel, a porté l'auteure en tête des ventes durant des décennies. Cette popularité n'avait pas trouvé jusqu'alors à s'immiscer vraiment dans le champ des études universitaires, ce qu'accomplit cet ouvrage collectif, nouant pour la première fois des analyses portant sur des essais comme Ainsi soit-elle, des romans comme La Part des choses, La Touche étoile, ou des textes autobiographiques tels que Le Journal à quatre mains. S'appuyant en outre sur des manuscrits inédits, comportant une interview exclusive, des photographies poétiques, cette synthèse met en évidence une vie d'attention continuelle à un monde qui fait rêver, parfois, mais crier, souvent.
Résister. Aux duretés, aux humiliations, aux brutalités, aux pouvoirs institués ou usurpés. C'est vivre. Ces situations empruntent à une histoire ce qui fait l'histoire de chacun, une lutte infatigable âpre ou amère, avec ses victoires dérisoires et ses éclats de joie précaire. Au fond de chaque portrait s'écrit le portrait littéraire des existences en suspens.
La crue centennale attendue à Paris a conduit, depuis des années, à prendre des mesures de préservation : à travers une forme d'autoanalyse, la protagoniste imagine l'épreuve que constituerait une vie ramenée à quelques exigences fondamentales. Plus d'électricité, plus d'outils de communication, une hygiène, une alimentation réduites à presque rien, mais peut-être, derrière la privation, la chance de rendre aux relations humaines leur dimension essentielle.
Entrecroisant extraits de carnets littéraires et observations personnelles, l'ouvrage retrace le parcours d'une individualité singulière. Celle d'un homme ayant construit toute sa vie sur un rêve de grandeur : être un écrivain d'exception. Faisant effraction dans les notes et les souvenirs, la fille compose un étonnant dialogue posthume, avec ce qu'elle découvre de fulgurances et d'abandons dans les écrits paternels. Le propos tout entier interroge l'éternelle énigme de la page blanche.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour