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À L'ÉVIDENCE VOUS NE ME RÉPONDREZ?
Camet Sylvie
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782747519908
A l'évidence, vous ne me répondrez pas... Elle lui écrit. Mais écrire, donne-t-il existence à l'autre ou plus précisément à soi-même ? Il ne répond pas. Doit-on penser qu'il est un être de fiction, qui n'aurait de substance qu'au gré des mots ? S'il ne se manifeste pas, on peut croire cependant qu'il résiste. Elle use en vain à son égard d'un langage tyrannique, il suit sa propre voie, faisant l'oeuvre pas à pas. Ce roman épistolaire a ceci d'original qu'il ne présente pas une correspondance entre différents interlocuteurs, mais nous fait entendre une voix unique, quêtant inlassablement la réponse de l'autre. Ce soliloque tient parfois plus du journal intime que du genre de la lettre. Le statut de l'homme en est rendu problématique : réel, imaginaire... le texte conduit alors une permanente interrogation sur les liens qui unissent le désir de la chair et le désir de la création.
Entrecroisant extraits de carnets littéraires et observations personnelles, l'ouvrage retrace le parcours d'une individualité singulière. Celle d'un homme ayant construit toute sa vie sur un rêve de grandeur : être un écrivain d'exception. Faisant effraction dans les notes et les souvenirs, la fille compose un étonnant dialogue posthume, avec ce qu'elle découvre de fulgurances et d'abandons dans les écrits paternels. Le propos tout entier interroge l'éternelle énigme de la page blanche.
Thème classique de l'iconographie des tempes du Cambodge ancien, la 'Gloire de Rama' ou Ramakerti se présente ici comme le principal texte de littérature hérité de la période post-angkorienne (XV-XVIIIe siècles). Derrière la structure valmikienne propre aux origines de l'épopée, le Ramayana classique indien, se lit pourtant comme une appropriation khmère de ce Miroir du prince, d'ailleurs présent sous de multiples variantes d'un bout à l'autre de l'Asie orientale. Datée d'entre al fin du XVIe et le début du XVIIe siècle, les scènes de ce livret de théâtre, autrefois jouées par les danseuses du ballet royal au sein du palais, se situent dans une Inde mi-géographique mi-mythique. Cependant, elles donnent un accès direct à la société de cour du royaume khmer posy-angkorien, à ses valeurs bouddhiques comme à ses pratiques de pouvoir, dessinées en filigrane de l'épopée par les poètes du XVIIe siècle. Historiquement, cette production coïncide avec le grand mouvement de refondation littéraire (codes bouddhiques, etc) consécutif à l'entreprise de reconstruction politique mise en oeuvre par les rois khmers, suite au sac dramatique de leur capitale, Longvek, par les Siamois en 1594. Fleuron de la littérature cambodgienne, le Ramakerti I atteste de l'importance de ce mouvement refondateur.L'auteur de cette édition du texte, Saveros Pou, linguiste et philologue du khmer, a enseigné le cambodgien moderne (ENLOV) et les états antérieurs de la langue - vieux khmer et khmer moyen (Université de Paris III), durant de nombreuses années. Engagée principalement dans la recherche scientifique, elle a publié une centaine d'articles et livres sur la langue, la littérature et la civilisation khmère. Elle s'est associée ici à un collègue historien, Grégory Mikaelian, spécialiste du Cambodge post-angkorien (Université de Paris IV-Sorbonne, IRCOM).
Camet Sylvie ; Duda Artur ; Lucet Sophie ; Skibick
Le terme de tragique appelle celui de tragédie. Le théâtre est l'espace privilégié où saisir le déchaînement formidable des forces qui font ployer les hommes, qui les contraignent à se débattre par des actions sublimes. Entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, la rhétorique est en crise: le héros est mort. Il ne s'agit plus d'exploit, ni de déclamatoire, mais de la capacité de résistance humaine à la souffrance. Les personnages d'Ibsen ou de Strindberg n'ont pas vocation au tragique, ils n'en prennent la mesure que pour donner sens à une existence autrement sans valeur. Les personnages de Maeterlinck ou de Witkiewicz sont tourmentés par le sentiment d'un vide par lequel ils se laissent happer, et naît l'angoisse, auquel ils veulent se dérober, et c'est le rire. Une synthèse et une présentation delà question du tragique quotidien; Une analyse approfondie des ?uvres au programme; Pour chaque ?uvre, une bibliographie d'ouvrages conseillés pour préparer la question de littérature comparée aux agrégations de lettres.
Un scénario classique du début du vingtième siècle permet que le protagoniste assiste à son propre enterrement (Pirandello, Il fu Mattia Pascal). Ce passage rituel oblige, après la disparition officielle, à tout réinventer. Prenant, comme point de départ, le désir de l'individu de changer de vie, pour tenter de renaître, ou d'exister plus pleinement, l'étude vise à dégager dans le récit un certain nombre de traits qui permettent de comprendre le phénomène de la subjectivation. Le corpus prend en compte des oeuvres françaises (V. Hugo, A. Dumas), italiennes, germaniques (A. Lernet Holenia ; E. Kreuder), anglo-américaines (R. Wright ; H.G. Wells), scandinaves (A. Sandemose), dans lesquelles le personnage relègue son passé à l'oubli, s'invente une nouvelle histoire, et joue perpétuellement un rôle. Son action conduit à une réflexion sur le statut du comédien. Cette existence dédoublée n'est pas une existence démultipliée mais l'expérience d'un lent suicide. La thématique abordée n'est pas sans provoquer souvent des effets de mise en abyme : qu'un personnage se construise comme personnage, n'est-ce pas en miroir une activité d'écrivain ? Le protagoniste en passe par toutes les étapes de la création, réfléchissant au nom qu'il pourrait se donner, à l'histoire qu'il pourrait se tisser, au milieu dans lequel il pourrait se glisser, comme s'il se substituait au narrateur et prenait en charge son invention même.Sylvie Carnet est habilitée à diriger des recherches en littérature générale et comparée, elle a publié des études littéraires (Parenté et création, éd. L'Harmattan, Le tragique quotidien, éd. A. Colin), esthétiques (Tableau de l'Homme Nu, Essai sur Richard Lindner, éd. Complicités), et contribué au Dictionnaire mondial des littératures (éd. Hachette) pour le domaine scandinave.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.