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Roberto Arlt. Ecrire au temps de l'image
Camenen Gersende
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753519831
Comment écrire à l'heure où l'image s'impose sur la scèneculturelle et que le cinéma, ce nouvel art du récit, vientconcurrencer la littérature sur son terrain? Quel regard porteun écrivain sur son nouveau statut? Comment façonne-t-il sonimage dans la culture visuelle dominante? L'oeuvre deRoberto Arlt (1900-1942) est contemporaine de l'affirmationde la photographie et du cinéma dans le champ culturelargentin. L'écrivain développe un discours passionné etambivalent sur la transformation des dispositifs dereprésentation et du statut de l'écriture entraînée par lesnouveaux médias. Art des ombres, le cinéma est néanmoins unémerveillement des sens et un vecteur de progrès et quant à laphotographie, si elle sait capter l'instant, elle échoue parfois àtraduire son émotion. Mais surtout l'image s'infiltre dansl'écriture et cette mutation culturelle suscite des réponsespoétiques diverses dans les romans, les pièces de théâtre et lesécrits de voyage arltiens. L'écriture arltienne trace ainsi satrajectoire au miroir de l'image. L'écrivain entre en littératureen élaborant une puissante figure d'auteur à partir du rôledonné à l'image dans la formation de la subjectivité etl'apprentissage de l'écriture. L'époque des grands romansrévèle l'impact décisif du cinéma sur l'art narratif arltien,imposant une nouvelle lecture du sujet, du rythme narratif etfinalement des pouvoirs de la littérature. Enfin, le théâtre etl'écriture de voyage redistribuent les cartes, pariant sur lapuissance de la scène contre les ombres du cinéma ets'émerveillant devant les mille et une images d'un Orient rêvé.Finalement, à travers son dialogue avec l'image, c'est sonregard sur la modernité que l'oeuvre de Roberto Arlt façonnesans relâche.
Résumé : Né au Mexique en 1914 et décédé dans sa capitale en 1998, Octavio Paz est l'une des figures majeures de la littérature latino-américaine du XXe siècle. Poète, essayiste et dramaturge, il fit très tôt de son pays l'un des sujets privilégiés de sa réflexion, mais n'en était pas moins un homme profondément cosmopolite, un écrivain engagé et ancré dans son temps. Il fut ainsi le protagoniste et témoin de plusieurs événements marquants, tels que la guerre civile espagnole (1936-1939), la fin de la Seconde Guerre mondiale et la création des Nations unies (1945), la révolte des étudiants en 1968 ou la chute du mur de Berlin en 1989. Devant l'histoire d'un siècle trouble, aussi fascinant que révoltant, il fit face avec courage et lucidité aux nombreux choix s'offrant à ceux qui voulaient changer la littérature et le monde. Cette biographie nous permet de mesurer l'ampleur et la singularité de son destin, tout comme son amour de la poésie. Car, à la fois riche et précis sur la vie de l'écrivain engagé, Octavio Paz dans son siècle apporte une réflexion sur son oeuvre littéraire, en particulier sur la poésie de sa maturité, celle de ses séjours en Inde au cours des années cinquante et soixante, et celle de son retour au Mexique dans les années soixante-dix. S'y ajoute le récit de la grande aventure politique et intellectuelle de la revue Vuelta, de l'énorme reconnaissance internationale dont le poète jouit dans les années quatre-vingt et, enfin, de la remise du prix Nobel de littérature en 1990, couronnement de sa trajectoire éthique et esthétique.
Résumé : Après plusieurs années d'absence, le scénariste Federico Souza rentre pour quelques jours à Chivilcoy, le village de la pampa où il est né et où il a grandi. Il aurait préféré rester à Buenos Aires et s'épargner ce déplacement, mais son père, Bicho Souza, l'a appelé tôt un matin, pour lui annoncer qu'un vieil ami de la famille, Pajarito Lernu, était mort et lui avait laissé en cadeau une vache. Cet étrange héritage, aussi encombrant qu'une figure qui surgit inopinément du passé, devient le point de départ d'une vaste cartographie du souvenir dessinée avec des lignes fines, successives et arborescentes. Pour le narrateur, parcourir les rues du village et tracer les sillons de la mémoire sont un seul et même mouvement ; pas à pas, les récits s'enchaînent, se touchent grâce à des points de contact délicatement posés comme des jalons. Federico replonge dans sa propre histoire, celle de sa famille, de son village, et d'une certaine façon, du pays tout entier. Hernan Ronsino élabore ici une mythologie minimaliste et singulière de Chivilcoy, traversée d'intenses éclats de poésie - les lueurs de la pampa -, à l'image du mystérieux manuscrit enterré par Pajarito Lernu et dont les fragments cachent, sous la terre sud-américaine, un secret inavouable et saisissant.
Il se dégage de ce roman, structuré autour d'un vol entre Bilbao et New York, une poésie qui puise à la fois dans l'Atlantique Nord, avec ses marins et ses légendes, et dans l'histoire millénaire d'une des cultures les plus riches et singulières d'Europe: celle du Pays basque. Kirmen Uribe dessine un pont entre ses deux mondes à travers les lettres, les journaux intimes, les courriers électroniques, les entretiens et même les fragments de dictionnaire avec lesquels il reconstitue ici la destinée de trois générations de sa famille. Au cours de ce voyage vers le passé, certains tableaux révèlent ce qu'ils avaient dissimulé, des récits montrent la bravoure de ceux qu'une époque bâillonnait, et un secret soigneusement préservé vient nous rappeler que, même au XXe siècle, la générosité du coeur a su parfois ignorer les conflits d'idées. Petit kaléidoscope magique, dans ce journal de bord en forme de puzzle, les temps, les hommes et les traditions se répondent: sans jamais céder à la nostalgie, Kirmen Uribe rend un hommage soutenu à l'épopée des pêcheurs basques et à un métier qui disparaît peu à peu; mais il salue également le monde vers lequel nous allons et nous montre que, au début de ce nouveau siècle, la culture la plus locale peut devenir globale, car le particulier réside désormais au coeur de l'universel. Ce roman dont la petite musique nous invite incessamment à poursuivre la lecture en est une preuve formidable. Au-delà des frontières, il s'élève comme un hymne à la continuité de la vie qui nous impressionne par sa nouveauté, sa profondeur et sa beauté.
Résumé : Ma vie en peintures est une délicieuse fiction autobiographique dans laquelle l'histoire de l'art joue un rôle central. Notre protagoniste, une brillante critique et journaliste argentine, parcourt avec intelligence et avec humour les épisodes les plus marquants de son enfance, de sa jeunesse et de son âge mûr. Elle nous raconte les relations intenses et souvent conflictuelles qu'elle a eues avec sa famille et avec ses amies ; mais elle le fait en nous décrivant, en même temps, les rapports qu'elle entretient avec un certain nombre d'artistes et de tableaux qui composent sa galerie la plus personnelle et intime. De Dreux, Courbet, Hubert Robert, Toulouse-Lautrec, le Douanier Rousseau, Foujita, le Greco et Rothko, aux côtés des peintres argentins Cándido López et Augusto Schiavoni, sont les principaux membres de ce cercle privé. Au fil des chapitres, ces artistes et leurs oeuvres deviennent les secrets miroirs émotionnels dans lesquels se reflètent les petits et les grands événements d'une vie de femme aussi actuelle qu'imprévisible.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.