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La Licorne N° 93 : Frédéric Jacques Temple, l'aventure de vivre
Camelin Colette
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753511453
L'ouvre de Frédéric Jacques Temple, romanesque aussi bien que poétique, est tendue entre l'éloge de la diversité heureuse du monde et la description lucide des machines de destruction, entre les minutes heureuses, et les orages terrifiants, entre la mémoire la plus archaïque et l'invention de l'avenir, entre l'attachement aux lieux de l'enfance et le désir de voyager. Les premiers textes de Temple datent de la Seconde guerre mondiale où il a combattu : La guerre m'a déterminé à écrire a-t-il dit au cours du colloque qui lui a été consacré en décembre 2007, organisé par Béatrice Bonhomme, Laure Michel et Patrick Quillier de l'université de Nice. Ce volume réunit les textes des communications faites à cette occasion ainsi que neuf articles ou témoignages nouveaux. Une bibliographie complète des oeuvres de Temple figure à la fin du volume. De plus, Frédéric Jacques Temple a bien voulu nous confier des poèmes inédits et des photographies, ainsi sa présence chaleureuse accompagne-t-elle nos lectures. Proche de l'esprit même du poète, la rigueur des analyses littéraires de ce volume laisse aussi de la place à l'amitié et à l'imagination. Car l'ensemble de son oeuvre, réfractaire à tout dogme comme à toute affiliation, est animé d'une liberté frémissante. Ce qui la caractérise, c'est l'attention aux vibrations de la nature comme à celles de poèmes de Whitman, Rimbaud, Cendrars, des fugues de Bach et les simples émotions humaines : rencontre d'une cardabelle, passage d'un vol de tadornes, moments partagés avec un ami artiste, un vigneron de son pays, un chasseur Navaho, un pêcheur de Nantucket.
La pratique des " écritures secrètes " est aussi ancienne que diverse : codes secrets, écritures " clandestines", manuscrits dissimulés, samizdats, pseudonymes, jeux sur l'onomastique, romans à clés, pratique " secrète " de l'écriture en tant que " laboratoire caché". Dans cet ouvrage, il s'agit d'en distinguer diverses formes et d'en cerner les effets. Aborder les écritures secrètes exige d'interroger les processus d'encodage et de décodage, le rôle respectif de l'écrivain et du récepteur et le lien spécifique constitué par le " secret ". En d'autres termes, ce type d'écriture appelle une herméneutique. L'écriture secrète s'inscrit dans une relation entre le "maître du secret " et le récepteur, qu'il soit dupe, qu'il cherche à deviner ou qu'il " perce " le secret. De plus, la nature de ce dernier est problématique : s'agit-il d'un secret d'ordre transcendantal réservé à quelques initiés, s'agit-il de dévoiler Isis, de pénétrer les secrets de la Nature ou les mystères de l'âme ou bien le secret est-il immanent - l'image dans le tapis est-elle l'oeuvre elle-même en son rythme propre? Au cours de communications vivantes et de débats animés entre les chercheurs rassemblés, le sujet a fait l'objet de diverses approches : cryptages, d'Homère à Volodine ; ruses de l'art, des préraphaélites à Fluxus ; poétiques, fin-de-siècle, moderniste et post-moderne; théories, des néoplatoniciens à Derrida.
Disparu prématurément, Victor Segalen (1878-1919), médecin, voyageur, sinologue, archéologue, éditeur et poète, a laissé une oeuvre abondante, en grande partie inédite à sa mort, publiée et commentée seulement à partir des années soixante. Fondée sur une riche expérience humaine, située au carrefour de plusieurs cultures et de plusieurs disciplines, novatrice en matière de formes et d'idées, elle n'a cessé depuis lors de susciter de l'intérêt dans le monde entier. L'année du centenaire de sa mort, Segalen n'est-il pas toujours à découvrir ? Etre "attentif à ce qui n'a pas été dit" et le dire c'est, selon Segalen, "la raison d'être" de l'artiste. Ce premier colloque de Cerisy consacré à Segalen a réuni des chercheurs d'Europe, d'Asie et d'Amérique. Après une situation précise des oeuvres dans les contextes historiques de son temps, il aborde l'évolution de la réception de Segalen par des philosophes et des écrivains. Il interroge ensuite la complexité du "je" et de l'écriture romanesque révélant ainsi des aspects de la modernité littéraire de Segalen. La dernière partie confronte des oeuvres de Segalen et sa théorie de l'exotisme avec les études culturelles et avec le concept contemporain d' "appropriation culturelle" : la vitalité de l'écriture de Segalen ne cesse d'éclairer des enjeux actuels. Attentifs au "grand fleuve Diversité" segalenien, écoutons ce qu'il peut nous dire de notre propre diversité.
Aujourd'hui défendre les êtres vivants, humains et non humains est capital. Comme la littérature a pour qualité essentielle d'être attentive aux différentes formes de vie, cet ouvrage propose des textes issus de colloques de Cerisy, " avec " et " sur " les vivants depuis 1987 (Chateaubriand, Yourcenar, Cendrars, Gaspar, Ponge, Le Clézio, mais aussi A. Simon, M. Collot, C. Larrère, J. -Cl. Ameisen et P. Quignard, E. Hache, M. -J. Mondzain et J. Sacré. Jacques Tassin, dans sa postface, montre que l'écriture et la lecture "procèdent non seulement avec les vivants mais aussi et surtout à même les vivants".
Segalen Victor ; Lebrun Adélaïde ; Camelin Colette
Résumé : A l'image de son héros, Le Maître-du-Jouir est un livre inclassable dont la beauté sauvage et la modernité stupéfient. Le Maître-du-Jouir, c'est Paul Gauguin. Un Gauguin légendaire, réinventé par Segalen qui nous conte l'aventure géographique et spirituelle de ce superbe "hors-la-loi" fuyant une Europe exsangue, venu chercher en Polynésie un paradis terrestre aux couleurs primitives. Le Maître veut sauver la race maorie et ressusciter les anciens dieux. Sa quête hallucinée dans l'île de Möuna-Roa, terre du Grand-Jouir, se heurte bientôt à l'hostilité de l'administration coloniale... Le narrateur, de plus en plus fasciné, enquêtant dans le dernier décor de son héros, va tenter de reconstituer son épopée en côtoyant ceux qui l'ont bien connu comme le fidèle Tioka ou Sara la belle vahiné, qui ne le laisse pas indifférent. Mais qui était vraiment le Maître-du-Jouir ? Plongée dans la moiteur des tropiques et les ténèbres d'une âme tourmentée, ce roman inachevé de Victor Segalen (1878-1919), publié pour la première fois dans un volume accessible, est ici préfacé et annoté par Colette Camelin, professeur émérite de littérature française à l'université de Poitiers et illustré par Adélaïde Lebrun. Un cahier intérieur inclut des reproductions couleurs des oeuvres de Paul Gauguin.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.