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La Licorne N° 87/2009 : Les écritures secrètes
Briand Michel ; Camelin Colette ; Louvel Liliane
PU RENNES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782753508705
La pratique des " écritures secrètes " est aussi ancienne que diverse : codes secrets, écritures " clandestines", manuscrits dissimulés, samizdats, pseudonymes, jeux sur l'onomastique, romans à clés, pratique " secrète " de l'écriture en tant que " laboratoire caché". Dans cet ouvrage, il s'agit d'en distinguer diverses formes et d'en cerner les effets. Aborder les écritures secrètes exige d'interroger les processus d'encodage et de décodage, le rôle respectif de l'écrivain et du récepteur et le lien spécifique constitué par le " secret ". En d'autres termes, ce type d'écriture appelle une herméneutique. L'écriture secrète s'inscrit dans une relation entre le "maître du secret " et le récepteur, qu'il soit dupe, qu'il cherche à deviner ou qu'il " perce " le secret. De plus, la nature de ce dernier est problématique : s'agit-il d'un secret d'ordre transcendantal réservé à quelques initiés, s'agit-il de dévoiler Isis, de pénétrer les secrets de la Nature ou les mystères de l'âme ou bien le secret est-il immanent - l'image dans le tapis est-elle l'oeuvre elle-même en son rythme propre? Au cours de communications vivantes et de débats animés entre les chercheurs rassemblés, le sujet a fait l'objet de diverses approches : cryptages, d'Homère à Volodine ; ruses de l'art, des préraphaélites à Fluxus ; poétiques, fin-de-siècle, moderniste et post-moderne; théories, des néoplatoniciens à Derrida.
Comment les catégories et concepts critiques issus des poétiques et théories littéraires contemporaines, à propos du récit et de la description, s'appliquent-ils à un corpus ancien, fondé sur des théories et pratiques originales et sur une culture visuelle, politique ou artistique spécifiques ? Comment l'analyse d'oeuvres antiques questionne-t-elle, en retour, ces réflexions modernes ? Comment, dans un texte ancien, grec ou latin, la relation s'organise-t-elle entre énoncé narratif, à dominante temporelle/linéaire, et énoncé descriptif, à dominante spatiale/tabulaire ? Comment ces énoncés se relient-ils au cadre général d'une ?uvre poétique, historique. sophistique ? A un troisième type d'énoncé, interprétatif, argumentatif, spectaculaire ? Comment le genre du texte étudié détermine-t-il le rôle qu'y joue la dialectique du récit et de la description ? Par exemple pour l'épopée, la tragédie, l'histoire, la poésie élégiaque, lyrique, le roman, le discours oratoire, sophistique, épistolaire, et dans tous les genres hybrides anciens ?Voilà des questions qu'ont discutées les participant(e)s au colloque La trame et le tableau : poétiques et rhétoriques de la narration et de la description dans 1'Antiquité grecque et romaine, organisé par les universités de Tours et de Poitiers, du 21 au 23 octobre 2010. Les contributions à ce volume portent sur des études de cas concrets, tout en s'affrontant à des interrogations d'ordre théorique, esthétique, culturel ou terminologique. Et certaines idées fortes structurent l'ensemble : l'ecphrasis comme description vive d'actions et production de récit et de commentaire ; la dialectique entre verbal (souvent oral) et visuel, ainsi qu'entre le texte comme oeuvre et les produits d'autres arts, surtout la peinture et la musique ; et, enfin, la tension du narratif et du descriptif, en tant que modalités pragmatiques complémentaires, voire mêlées et gradables, plutôt que comme types opposés d'énoncés.
Si l'intensité d'un texte est souvent commentée, la notion elle-même fait rarement l'objet de définitions théoriques. Continent expliciter ce "je-ne-sais-quoi" au-delà de l'effet qu'il produit, de l'émotion immédiate, de l'ineffable? Quelles sont les limites (durée, degré) entre lesquelles l'intensité parvient à son maximum d'efficacité? Comment apprécier les variations d'intensité? Une intensité qui se maintiendrait à son propre paroxysme finirait par rester égale à elle-même, donc diminuerait. Le problème des degrés d'intensité s'est posé: au-delà de seuils à définir l'intensité se dissout, devient obscure ou insoutenable. L'intensité est-elle nécessairement éphémère? L'intensité est-elle située du côté de la simplicité classique, de la raréfaction, de la réticence, du murmure et du silence? Est-elle plutôt située du côté de la prolifération baroque, de l'augmentation d'intensité sonore, du cri, du hurlement? Aux deux extrêmes: le délire dionysiaque et le langage apophalique des mystiques. Dans quelle mesure l'intensité serait-elle compatible avec la clarté de la représentation? A la limite, l'intensité échapperait-elle à l'analyse? Ne pourrait-elle que s'éprouver? Parcours à travers les séminaires, les journées d'étude et le colloque organisé par l'équipe B 1 "Poétiques de la représentation" du FoReLL (UA 3816) de l'université de Poitiers, du 11 au 13 juin 2009, ce volume fait le point sur la problématique de l'intensité dans ses divers aspects. Notion complexe, issue des sciences naturelles, l'intensité demande plusieurs types d'approches: l'analyse lexicale du mot, l'étude de l'historicité de la notion, des études linguistiques contemporaines, des approches scientifiques, l'analyse des implications esthétiques et éthiques de l'intensité. Le colloque a permis de diversifier les éclairages en ouvrant la problématique à différents genres, à différents arts (musique, danse, cinéma), à différentes périodes (de la rhétorique romaine à la littérature contemporaine) et à différentes approches théoriques de la notion. Des lignes de force se font jour, des références (Nietzsche, Bergson, Proust, Deleuze...), des notions (rythme, consonantisme, voix, couleur, sublime, choc, énergie, réel, corps).
Dans le discours public ou la vie de tous les jours, les mots désignant des émotions et les productions culturelles qui les représentent et les expriment jouent un rôle crucial. L'étude de l'étymologie et de l'histoire de ces termes (comme "joie", "amour", "peur", "colère") et des constellations lexicales apparentées, offre une perspective ouverte sur notre propre temps. La généalogie sémantique et culturelle, de l'antiquité à nos jours, fondée sur des oeuvres ou événements précis, est un outil précieux pour mieux comprendre, voire critiquer ou maîtriser certains enjeux majeurs de notre monde contemporain, où les émotions persistent à nous mouvoir, à nous troubler et à nous construire.
La figure de l'" amateur " est multiple, voire contradictoire. Elle intensifie et trouble les notions de travail, de création et de transmission, d'expertise et d'expérience. Elle déplace et transforme les normes et les catégories esthétiques, éthiques, politiques, qui sont à l'oeuvre dans le spectacle et dans la pratique de la danse contemporaine. De l'expressionnisme aux expérimentations récentes, selon l'âge, les identités et les appartenances, les lieux et les dispositifs, le corps du danseur amateur peut être à la fois ordinaire – ni virtuose ni en représentation, mais humainement présent –, et extraordinaire, surprenant, témoin d'" autre chose ".
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni