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La liberté politique de se mouvoir. Desexil et création : philosophie du droit de fuite
Caloz-Tschopp Marie-Claire
KIME
30,00 €
Épuisé
EAN :9782841749362
L'essai philosophique part de la migration, des réfugiés, découvre la liberté politique de se mouvoir, revisite l'exil (domination), le desexil (lutte créatrice) et propose une philosophie du droit de fuite. L'essai philosophique est une démarche sur des embarras, apories, énigmes de mensonges politiques, de la liberté politique (Arendt, Douglass) de la révolution (Luxemburg), des lignes de fuite (Guattari), du droit de fuite (Mezzadra), de la ruse (métis d'Ulysse, Pénélope), de la création (Castoriadis), dans des positions, pratiques multiples de desexil, y compris dans la prise en charge du conflit de la politique avec la philosophie (Rancière, Marx). Le but est de sortir d'un capitalisme expansionniste sans limites, d'une pensée d'Etat, de police, de guerre, de force, d'état d'exception, des catégories territoriales, souverainistes des Etats (nations), et d'imaginer une transpolitique démocratique en réfléchissant à ce que j'appelle le vertige démocratique. Quelles énigmes désignent Luxemburg avec l'effet boomerang de l'impérialisme, Balibar avec la violence extrême et le pari du possible/impossible, la figure globalisée des disparus (Cortazar) ? Quel goût pour l'autonomie, la démocratie, nous apporte Castoriadis à partir de sa découverte de l'imagination radicale pour penser le desexil de l'exil des exilés prolétaires que nous sommes ? La liberté politique de nous mouvoir nous appartient autant que le droit d'imaginer, le droit de fuite, la pratique de la ruse face à la violence banalisée, la création de l'autonomie et de la démocratie, un autre mot pour "Révolution" et pour la pratique politique et philosophique créatrice aujourd'hui.
Dans le volume 2, intitulé Six auteurs de théorie politique pour le XXIe siècle - H. Arendt, N. Busch, C. Castoriadis, C. Guillaumin, R. Ivekovic, A. Sayad, des textes et de courts extraits de textes de ces auteurs avec des références utiles ont été présentés. Certains de ces auteurs sont très connus, d'autres ne font pas partie de la circulation des textes, ni des débats en théorie politique. Et cela d'autant moins quand ce sont des militants et des femmes en provenance des marges, des luttes de nos sociétés. Les six auteurs sont présentés par des personnes qui les ont connus, côtoyés. Elles ont exploré les questions suivantes: Comment ces auteurs ont-ils élaboré une position d'autonomie dans leur travail ? Quelles difficultés ont-ils rencontrées? En quoi leurs oeuvres sont importantes pour nous faire découvrir de nouveaux objets, de nouvelles démarches dans l'élaboration d'une théorie politique, d'une philosophie, de savoirs nouveaux pour nourrir notre curiosité, construire, tenir une posture de résistance dans le travail intellectuel, la formation, la recherche de toutes et de tous ?
Ce troisième volume d'une recherche de l'Université de Genève apporte des analyses, des concepts-clés pour élucider les enjeux du devoir de fidélité à l'Etat de travailleurs du service public pris entre servitude, liberté, (in)égalité. Les divers points de vue permettent de déplacer les questionnements sur l'Etat, le service public, l'individu et le collectif, en redécouvrant la puissance d'agir, de résistance à l'uvre dans l'activité de penser, de parole qui fait partie du travail humain et de (re)construction politique.
Dans le volume 1, intitulé Colère, Courage, Création politique, nous partons d'interrogations générales qui ont ouvert le colloque: une Université libre au XXIe siècle? Pour qui? Pourquoi un colloque de théorie politique a-t-il un sens pour le mouvement de résistance? Pour en-suite envisager le cadre général des transformations des rapports de pouvoir et de la guerre (violence extrême, déterritorialisation de la guerre, écarts abyssaux des inégalités, racisme, etc.). Réfléchir à la "guerre au carré" pour mettre un terme à la guerre infinie du monde fini (André Tosel)? Quelles menaces pour l'intimité? Où en est la notion de guerre juste? Ces questions ont été abordées depuis des pratiques de résistance, de responsabilités professionnelles, politiques. Elles ont été abordées depuis l'esclavage, l'impérialisme, la situation des femmes, de générations dépossédées par la violence (grand-père paysan, petit-fils déplacé, en Colombie), l'expérience de l'exil, la situation de violence en Chine, en Iran, en Colombie, au Chili, en Suisse, depuis le pas de côté des hommes modernes devant l'abîme de l'anéantissement au XXe siècle. Le volume présente aussi le texte d'une pièce de théâtre, Gauches (Jose Lillo), inaugurée lors du colloque de Lausanne.
Présentation Auteur "Tu me crois la marée et je suis le déluge" , écrivait Victor Hugo après l'échec de la Commune de Paris. Déluge des vaincus, des esclaves, des sans-part, qui laisse un monde où les humains deviennent superflus. Le lourd héritage du vingtième siècle a bousculé l'imaginaire, la pensée, les projets, les passions de la politique et de la philosophie. Il a transformé notre rapport à l'avenir, au présent, au passé. Il a radicalement changé nos dilemmes dans l'action. Dans l'apartheid aujourd'hui mondialisé, Marie-Claire Caloz-Tschopp, professeure titulaire à l'université de Lausanne, chargée de cours à l'université de Louvain, Private Docent à l'université de Genève, membre de Solidarité sans frontières en Suisse, nous invite à penser la résistance comme création politique et philosophique. Résister avec Hannah Arendt, pour dialoguer sur l'invention totalitaire du vingtième siècle, le poids des révolutions ; avec Cornelius Castoriadis, pour imaginer la puissance de la démocratie radicale, l'autonomie ; avec Rada Ivekovic, pour saisir le danger des guerres de fondation (partitions nationalistes, ethniques, sexistes), pratiquer la traduction de la citoyenneté cosmo-politique. Résister pour retisser les liens rompus entre politique et philosophie, pour désirer la liberté infinie, connaître la finitude humaine, refuser la destruction, choisir l'action humaine, la politique, la pensée. Cette oeuvre de réouverture de l'humaine action réflexive s'inscrit en continuité avec ses précédents livres, Les Sans-Etat dans la philosophie de Hannah Arendt (Payot, 2000), Les Etrangers aux frontières de l'Europe et le spectre des camps (La Dispute, 2004).
A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenché la seconde. Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.