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La place des jeunes dans la cité. Tome 2, Espaces de rue, espaces de parole
Callu Elisabeth ; Jurmand Jean-Pierre ; Vulbeau Al
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782747592734
Espaces de rue, espaces de parole est le deuxième volume d'un recueil d'articles de recherche sur "La place des jeunes dans la Cité". Le premier volume s'intitule De l'école à l'emploi? Ce recueil fait suite à un colloque qui s'est tenu à Paris les 27 et 28 février 2004 sur le thème: "Les jeunes en difficulté, leur place dans les politiques et dans la Cité", dont il reprend quelques-unes des contributions. S'y mêlent des études empiriques et des recherches plus théoriques issues de différentes disciplines. Les textes portent sur les modes de vie des jeunes comme sur leurs aspirations, sur les politiques qui leur sont destinées mais aussi sur les présupposés qui orientent ces politiques, notamment la catégorie "jeunesse en difficulté". Les diverses approches présentes dans les deux ouvrages font surgir des zones d'ombre et de nouvelles interrogations interpellant aussi bien les politiques sociales en direction de la jeunesse que le monde de la recherche. Espaces de rue, espaces de parole s'intéresse principalement au point de vue des jeunes issus des milieux populaires et aux stratégies qu'ils développent pour faire face à leurs "difficultés". Les auteurs tentent de restituer l'expérience des situations sociales auxquelles sont confrontés ces jeunes: stéréotypes et stigmatisations, conditions de vie précaires, interventions publiques "ciblées"... Ils explorent la vie dans les cités d'habitat social, le quotidien des dispositifs socio-éducatifs, les espaces culturels investis... Les jeunes des cités savent utiliser les espaces de rue comme "arène de socialisation". Ils se montrent aussi capables de participer à la construction d'espaces collectifs où leur parole pourra être prise en compte. En complément de cette analyse localisée des interactions entre les jeunes et leur environnement, sont examinés les déterminants sociaux des "cultures de rue" et de leur évolution depuis une trentaine d'années.
Cet ouvrage, s'appuyant principalement sur les récits d'expérience d'une génération d'historiens, questionne les héritages de Mai 68 sur les outils de la recherche, la circulation des renouvellements historiques et les structures de transmissions des savoirs. Analysant les contenant des narrations, soit des biographies fabriquées a posteriori, enregistrées et, pour certaines, captées par l'image, il décrypte les discours rétrospectifs portés par des intellectuels sur l'impact d'un événementiel aux césures réputées décisive. Il s'interroge, en profondeur, sur les phénomènes de socialisation, à l'échelle individuelle et collective, aux imaginaires sociaux associés à des figures ou groupes générationnels, aux confluences entre interprétations historiennes et grille de lecture politisées, aux changements opérés dans les Universités et les établissements d'enseignement supérieur, aux codes qui définissent ou redéfinissent l'appréhension et l'appropriation des sciences sociales dans les années 1970.
Sans avoir la réputation des Césars de Suétone, l'Histoire Auguste appartient au même genre de biographies, qui mêle narrations, rubriques et curiosités. Couvrant les années 117 à 285, elle est la principale source latine pour les siècles de la Paix romaine et de la grande crise du IIIe siècle. Toutefois, elle a été l'objet à notre époque d'une suspicion générale de la part des historiens. La présente édition voudrait inciter à une relecture globale de ce monument d'histoire culturelle et, du même coup, à une réévaluation de sa valeur historique. J . -P . Callu, professeur à l'Université de Paris IV, directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes (IVe section) est un spécialiste de l'histoire du Bas Empire ; A. Gaden, maître de conférences à l'Université de Saint Etienne, travaille sur la dynastie antonine, tandis que O. Desbordes, chargé de recherche au CNRS, est spécialisé en codicologie.
A Jérôme, Ambroise, Augustin, les traditionalistes de l'Urbs n'opposent qu'une littérature de courte pensée qui reste encore non traduite en français. Pourtant, Symmaque, les biographies impériales d'Hadrien à Carus, la version latine du " Roman d'Alexandre " méritent l'attention. Ou bien, chez le premier, le lecteur découvre une langue travaillée qui, par son sens des nuances sociales et la retenue de l'expression, en feront l'archétype de l'art épistolaire dans les couches supérieures du Moyen Age ; ou bien, ce qui est sans doute le plus important, se révèle parmi les autres, en contrepoids des cérébralités théologiques, une propension aux excès de l'imaginaire, qu'il s'agisse des réécritures de la mythistoria, des affabulations du conte, de l'entrée en force de l'exotisme. Le succès de pareilles tentatives pour élargir le passé et le monde s'affirmera des siècles durant et quasiment dans toutes les langues d'Orient et d'Occident. L'erreur serait de n'y voir que des genres mineurs à l'intention d'une sous-culture populaire : le jeu et la curiosité s'épandirent à partir de sources érudites et aristocratiques. Dans ce cadre complété par quelques aperçus sur les Grecs et notamment sur Libanius ont été privilégiés l'amont et l'aval des œuvres. Par la Quellenforschung, on s'est efforcé de reconstituer les conditions matérielles et intellectuelles de la transmission des modèles et donc des interférences entre les deux partes de l'Empire ; par la codicologie, c'est le Fortleben qui a été appréhendé, autrement dit, l'héritage recueilli par la République des Lettres, depuis le Préhumanisme jusqu'à la critique du XIXe siècle.
Cet ouvrage mesure, dans le contexte particulier de la France de Vichy, avec quelques éclairages comparatifs sur d'autres pays européens, la réalité du concept "entreprise" dans deux secteurs volontairement placés côte à côte: la culture et les médias, tous deux vecteurs d'idées et d'informations auprès de l'opinion publique. En choisissant une approche multiple des domaines (livre, cinéma, musique, spectacles ou arts plastiques) ainsi que l'analyse croisée d'organisations et d'itinéraires biographiques, l'étude de la circulation économique d'objets culturels ou encore l'examen des dispositifs de contrôle français et allemands, ce volume se propose de donner un panorama aussi large que possible, de l'avant-guerre aux années 1950. Sont particulièrement soulignées les difficultés d'un positionnement stratégique, les adaptations nécessaires, variables d'une structure à l'autre, ou encore l'émergence de phénomènes sociaux dans un contexte politique, intellectuel et socio-économique choisi par le gouvernement de Vichy et les autorités d'occupation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.