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Tombal Cross. Destination Mervin Peake
Caligaris Nicole ; Lemant Albert
JOELLE LOSFELD
16,75 €
Épuisé
EAN :9782070789658
Nous nous présentâmes, French people partis sur les traces de Mervyn Peake. Et Dürer, le K-way dégoulinant par-dessus le bonnet, les lunettes embrumées fixées sur les yeux très bleus de la dame, se mit à parler. Il expliqua ce que Mervyn Peake était pour nous, combien nous l'admirions, combien ses ?uvres, ses dessins, ses récits s'étaient inscrits profond dans notre existence, combien il comptait, ceque nous lui devions et pourquoi nos K-way étaient en train de transformer en mare la place du chien, dans l'entrée impeccable de sa maison. " Deux idiots du voyage, persuadés d'être en mission très spéciale, partent chercher dans la plus petite des îles Anglo-Normandes, Sercq, la mémoire perdue de Mervyn Peake (1911-1968), auteur-illustrateur anglais, héritier direct d'un Dickens sans espoir et d'une Charlotte Brontë que le fou rire aurait saisie, homme sous influence de cauchemars historiques (Londres sous le Blitz, le camp de Bergen-Belsen à sa libération) et personnels (une maladie de Parkinson précoce). Car sur cette île, seigneurie aux falaises noires, aux carrefours orthogonaux et aux pentes fleuries de cloches bleues, Mervyn Peake a vécu, et trouvé, peut-être, l'inspiration de la citadelle de sa trilogie romanesque, peuplée de personnages désopilants et pathétiques : Gormenghast, demeure de Lord Tombal, le seigneur mélancolique, et de Titus, l'héritier indocile, le héros inquiet.
J'étais le dernier homme debout, au comptoir du Mar Cantabrico, le dernier gogol à tenir encore sur ses jambes quand tout avait chaviré. Le patron avait baissé le rideau, j'étais encore en train de gueuler, de m'engueuler moi-même, peut-être, c'est possible, mais enfin, le noir était tombé, et j'étais dedans. Le patron avait débloqué un battant, au bout du comptoir, il m'avait poussé dans l'escalier, j'avais attrapé ce manteau au passage. Le temps que je cherche à enfiler mes manches, que je me prenne les pieds dedans, que je réalise qu'il n'était pas à mes mesures, le panneau s'était refermé, je ne pouvais plus remonter".
Née à Nice en 1959, Nicole Caligaris effectue des missions de formation depuis plus de 20 ans. Elle vit à Paris. Outre quelques livres illustrés ou d'écritures fragmentaires, elle a publié principalement des fictions et des essais.
Résumé : Trois femmes décidées à partir, à tenir jusqu'au bout du voyage. Toujours en mouvement, écrasées les unes contre les autres, échouées, échouant, Madame Pépite, Sambre, Sissi la Starine sont les Samothraces. Trois voix de tête dans une foule en route vers un meilleur aussi abstrait que lointain. Leur récit obstiné claque tel un cri, traversée du désordre, épopée absurde dont le tragique ne masque pas le trivial. Ce texte épique, dynamitant la langue, dialogue ici avec une oeuvre photographique de six mètres de long conçue par Eric Caligaris, Nuée, composant à partir de 1166 miniatures photos de migrants "surphotographiées" une foule de silhouettes troubles auxquelles le flou donne un caractère fugace.
La fille se balançait d'un pied sur l'autre. On la poussa un peu. Voir. Jusqu'à quel point elle se laissait aller. C'était pour éprouver sa résistance. Une mission de soldat. La fille était une chose molle dans leurs bras. Ca faisait drôle. Elle voulait tout ce qu'on voulait. Quand ils appuyaient dessus elle ballottait. Quand ils touchaient elle faisait un écart, à peine, elle ne disait jamais rien. Ils essayèrent le coup de lui tordre un bras dans le dos jusqu'à ce que ça s'arrête. Elle s'affaissa". Ce premier roman de Nicole Caligaris dénonce avec une efficacité rare l'absurdité et le grotesque de la guerre. Contée d'une écriture sobre et précise, la déroute de la ultième C, compagnie de soldats perdus et intemporels, exerce, jusqu'à l'image finale, une surprenante et envoûtante fascination.
Les Editions Joëlle Losfeld poursuivent, avec La tragédie de Lurs, la publication des inédits et des introuvables de Jean Meckert, alias Jean Amila. En 1952, Meckert est envoyé à Lurs par le journal France Dimanche pour couvrir ce qui deviendra un des faits divers les plus retentissants du siècle : l'affaire Dominici. Deux ans plus tard, Meckert revient sur cette expérience et examine le rôle tenu par les médias dans le développement de l'affaire. Entre faits bruts et récit à scandale, il tente d'analyser le travail de journaliste et livre son propre point de vue sur des faits qui, cinquante ans plus tard, continuent de susciter des commentaires et d'alimenter des fictions.
4e de couverture : John Smythe est venu s'installer avec ses enfants, Cathy et Daniel, dans la région d'origine de leur mère, le Yorkshire rural. Ils y mènent une vie ascétique mais profondément ancrée dans la matérialité poétique de la nature, dans une petite maison construite de leurs mains entre la lisière de la forêt et les rails du train Londres-Édimbourg. Dans les paysages tour à tour désolés et enchanteurs du Yorkshire, terre gothique par excellence des soeurs Brontë et des poèmes de Ted Hughes, ils vivent en marge des lois en chassant pour se nourrir et en recevant les leçons d'une voisine pour toute éducation. Menacé d'expulsion par Mr Price, un gros propriétaire terrien de la région qui essaye de le faire chanter pour qu'il passe à son service, John organise une résistance populaire. Il fédère peu à peu autour de lui les travailleurs journaliers et peu qualifiés qui sont au service de Price et de ses pairs. L'assassinat du fils de Mr Price déclenche alors un crescendo de violence ; les soupçons se portent immédiatement sur John qui en subit les conséquences sous les yeux de ses propres enfants... Ce conte sinistre et délicat culmine en une scène finale d'une intense brutalité qui contraste avec la beauté et le lyrisme discret de la prose de l'ensemble du roman.
La ville de plomb, c'est le titre d'un roman qu'écrit Marcel, un tout jeune dessinateur industriel, pour se libérer du quotidien, pour exprimer sa peine, ses espoirs et surtout l'impression pesante, étouffante, que fait sur l'âme de l'adolescent qu'il est encore le monde affreux qu'est le nôtre. Mais la ville de plomb, c'est aussi Paris, le Paris de Belleville, que Jean Meckert, dans ce livre d'un réalisme puissant, , vrai, sans faiblesse, sans complaisance, fait vivre intensément grâce à une intrigue très simple : Etienne et Marcel, deux tres jeunes gens de Belleville, sont tous les deux épris, d'une dactylo, Gilberte. Leur inquiétude, Ieur timidité, leur inexpérience de la vie compliquée d'un manque total d'illusion, leur sensualité qui se cherche, les rendent tous trois terriblement maladroits. Sans doute Gilberte, après des tentatives amoureuses décevantes, trouvera-t-elle avec Marcel le chemin d'un bonheur possible, mais ce n'est là que l'apparence d'une heureuse conclusion. Le débat, si l'on peut dire, reste ouvert, ce débat navrant d'âmes de faibles avec un monde fort, fermé, un monde de rats, un monde impitoyable, un monde de plomb.
Résumé : C'est l'été à Paris. Une jeune fille revient à elle dans la cuisine du restaurant où elle travaille. Amnésie : elle ne se souvient plus de rien, et son accent irlandais est le seul indice qu'elle possède. Commence un jeu de piste dans lequel elle tente de retrouver son identité, lorsque tout à coup elle voit surgir un homme au visage familier à la sortie d'une boulangerie. Elle va alors essayer de retrouver cet homme mystérieux. Cessant de se rendre au travail, elle se met dans des situations absurdes, tantôt cocasses et tantôt plus délicates, pendant que sont révélées au lecteur des scènes de la vie qu'elle a oubliée. L'histoire est construite à la manière d'un puzzle, et l'intrigue se resserre à mesure que l'héroïne perd pied...