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LES CHAUSSURES / LE DRAPEAU / LES PUTAINS
CALIGARIS NICOL
GALLIMARD
6,60 €
Épuisé
EAN :9782843351624
Travailleurs au sens médiéval de bourreaux, nous infligeons le travail, aux autres et à nous-mêmes, nous avons tout un attirail pour forcer au sourire les sensibilités et les esprits récalcitrants ; nous savons enfouir assez profond notre fatigue, nos blessures, notre dégoût. Nous, désormais, qui avons la ressource humaine, l'homme instrument, l'homme matériau, nous savons que l'homme partage avec le singe la faculté de rire et que le propre de l'homme, c'est d'utiliser l'homme. Prolongeant les questionnements de son univers romanesque, Nicole Caligaris interroge le " travail " et remet en perspective notre condition d'homme moderne, en puisant parmi les mythes et leurs échos littéraires dans les ?uvres d'écrivains tels que Primo Levi, Hannah Arendt et Roger Caillois.
Partir, nous partirons. Avec tampon, sans tampon... nous partirons. Comme des maudits et alors ? Comme des forçats... Sur le ventre peut-être, malades à crever ; sur les poings et les genoux, sur les ongles un par un, quitte à les perdre tous, sur les canines peut-être ; sanglants à force d'y laisser la peau, comme des écorchés s'il le faut ; nous partirons... PAR-TIR TA-TA-TA PAR-TIR TA-TA-TA PAR-TIR TA-TA-TA Parmi tous ceux qui tentèrent le voyage, tampon ou pas, ticket ou pas, elles étaient trois. Il y avait Madame Pépite : C'est maintenant ou jamais ! Il y avait Sambre : Comment faire autrement ? Le travail est là-bas. Et Sissi la Starine : Mon destin est là-bas. Nous partirons.
Résumé : Pendant sept mois, l'ancien otage d'un régime de terreur revit intensément les heures les plus sombres de sa captivité. Détenu au dernier étage d'une mystérieuse "villa", il partageait alors sa cellule avec le matricule 53, un prisonnier soumis aux pires séances de torture. Dans la pénombre, une connivence finit par s'installer, comme si ce compagnon de cellule se libérait par la parole des aveux obstinément refusés à ses bourreaux. Souvenirs fidèlement reproduits ou fabriqués après coup, Okosténie constitue un témoignage mouvant qui fait jouer sur le même plan plusieurs niveaux d'identités, de vérités et de temporalités. Aussi s'agit-il d'un roman gigogne où sont cachées autant d'évasions possibles d'un voyageur immobile.
Nous nous présentâmes, French people partis sur les traces de Mervyn Peake. Et Dürer, le K-way dégoulinant par-dessus le bonnet, les lunettes embrumées fixées sur les yeux très bleus de la dame, se mit à parler. Il expliqua ce que Mervyn Peake était pour nous, combien nous l'admirions, combien ses ?uvres, ses dessins, ses récits s'étaient inscrits profond dans notre existence, combien il comptait, ceque nous lui devions et pourquoi nos K-way étaient en train de transformer en mare la place du chien, dans l'entrée impeccable de sa maison. " Deux idiots du voyage, persuadés d'être en mission très spéciale, partent chercher dans la plus petite des îles Anglo-Normandes, Sercq, la mémoire perdue de Mervyn Peake (1911-1968), auteur-illustrateur anglais, héritier direct d'un Dickens sans espoir et d'une Charlotte Brontë que le fou rire aurait saisie, homme sous influence de cauchemars historiques (Londres sous le Blitz, le camp de Bergen-Belsen à sa libération) et personnels (une maladie de Parkinson précoce). Car sur cette île, seigneurie aux falaises noires, aux carrefours orthogonaux et aux pentes fleuries de cloches bleues, Mervyn Peake a vécu, et trouvé, peut-être, l'inspiration de la citadelle de sa trilogie romanesque, peuplée de personnages désopilants et pathétiques : Gormenghast, demeure de Lord Tombal, le seigneur mélancolique, et de Titus, l'héritier indocile, le héros inquiet.
Résumé : "C'était sous un ciel bleu, de la couleur de ma carrosserie, par 360° de solitude, comment as-tu pu me faire ça, Cantaloupe ? Comment as-tu pu me refiler un secteur pareil, Chérie ? J'avais ma pile de contrats posée sur le siège arrière, la prochaine ville était à je ne sais combien de bornes, mon quota n'était pas fait, j'étais dans le rouge, comme tous les mois depuis des mois et c'était le dernier mois de l'année, je ne me plains pas, d'accord, plus qu'un malheureux contrat à placer pour boucler la boucle, mais non, quota ou pas, tout le bureau se casse à heure fixe, on ferme, basta, et moi, je suis coulé, je repars pour une vie sur ces secteurs de misère, laisse-moi un délai, c'est rien, c'est beaucoup, une chance de sortir du cycle, Chérie, le temps de réaliser mon chiffre, je t'en prie, pour clôturer ce compte qui me plombe depuis des années, depuis toujours, depuis que je suis chez Ponzi".
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.