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L'expression gestuelle de la pensée d'un homme politique
Calbris Geneviève ; Cosnier Jacques
CNRS EDITIONS
19,00 €
Épuisé
EAN :9782271061775
Quand le corps entre en action pour communiquer et parler, il produit simultanément des signes non verbaux (sonores ou visuels) et des signes verbaux. Ces différents types de signes sont fortement imbriqués. Comment dans cet ensemble complexe, tant du point de vue de la forme que de la fonction, étudier le signe gestuel ? Qu'est-ce qui fait sa spécificité sous ses formes changeantes ? Comment interagit-il avec les autres signes ? Pour répondre à ces questions, l'auteur étudie la communication non verbale, vocale et gestuelle, d'un personnage public, et choisit, pour sa démonstration, le discours télévisé de Lionel Jospin, alors Premier ministre. De nombreuses illustrations montrent que les gestes les plus fréquents symbolisent des notions abstraites telles que l'objectif, l'effort, le rassemblement, la décision et la rigueur ou l'équilibre et le réalisme. La gageure de l'ouvrage est de montrer un phénomène interactif, cognitif et souvent méconnu, qui est l'expression gestuelle de la pensée à mettre en mots, à savoir une expression spontanée, produite et perçue de façon non consciente, qui s'appuie sur un code visuel implicite.
Résumé : Un ensemble pédagogique avec support vidéo intégré, pour un cours interactif axé sur la pratique de la conversation courante.Par deux spécialistes de l'argumentation verbale et non verbale, Genviève Calbris et Jacques MontredonUne approche globale de la communication qui prend en compte tous ses aspects, verbaux et non verbauxUne méthode concrète et un cours vivant, grâce au support vidéoUn parcours pédagogique construit, pour un cours d'oral ou en complément d'une méthode de langue Manuel d'exploitation pour l'élève :Un parcours d'apprentissage clair et guidé, construit autour de 17 connecteurs verbaux illustrés par 30 dialogues filmés - étapes de compréhension et d'appropriation du connecteur verbal et de la gestuelle - jeux de rôles - étapes de productionAutres composants disponibles dans le coffret:- 1 DVD : 17 connecteurs verbaux illustrés par 1 à 3 séquences filmées :au fait, quand même, en fait, pourtant, donc, alors, du coup, de toute façon, en tout cas, d?ailleurs, enfin, finalement, normalement, puisque, quoique, au moins / du moins, en plus- Livret d'exploitation pour l'enseignant : Inclus dans le coffret DVD, il propose de nombreux conseils pour l'enseignan- Et sur internet, Guide pédagogique : Compléments théoriques et explicatifs téléchargeables en ligne gratuitement
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.