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Déni d'humanité. Le rejet européen des personnes conduites à l'exil
Calame Claude
CROQUANT
5,00 €
Épuisé
EAN :9782365124652
Les Editions du Croquant, qui s'inscrivent dans une démarche critique des phénomènes de domination, A proposerontA dès septembre, une nouvelle collection. Constituée de textes relativement brefs (autour de 60 000 signes), incisifs, A dans le genre "coups de poing" ouA " coups de gueule ". Le titre de la collection en donne l'esprit et le tonA : A Halte làA ! TropA c'estA tropA ! StopA ! A Carton rouge ! IlA s'agitA de faire part de nos indignations, de nos colères. Non pas de façon négative, mais en privilégiantA l'expressionA argumentée d'une prise de conscience de l'intolérable. A NousA solliciteronsA lesA autricesA et auteurs du Croquant. Mais aussi de nouveaux témoins et/ou analystes des phénomènes sociaux. A charge pour eux de dire de façon ramassée l'objet de leurs révoltes, de dénoncer les phénomènes, procédures, décisions politiques et sociales qui portent atteinte à la dignité humaine, à la justice. A Certains ferontA connaître de façon adaptée au format de la collection les résultats de leursA recherches, d'autres choisiront de partager des expériences collectives ou sensibles, à la fois emblématiquesA d'une époque et riches de leur singularité. A Sortons les Cartons RougesA devantA l'intolérable, disonsA l'émotionA ressentie - sans la dissocier de la pensée. Cette réaction est plus que jamais nécessaire pour construire les résistances, pour croire en l'avenir". Selon les sinistres statistiques publiées chaque année par l'OIM, en dix ans pas moins de 28854 personnes en migration contrainte ont trouvé la mort en tentant de chercher un refuge dans l'un des pays de l'Union européenne, hommes, femmes et enfants. Quant aux autres, quand elles ne sont pas les victimes de rejet en particulier vers les campements de concentration de la Libye, A elles sont classéesA dans la catégorie floue, dépréciative et discriminatoire du " migrant" . Mais pourquoi ces migrations sous la contrainte ? Pourquoi ces personnes forcées à l'exil qui, en majorité, émigrent d'ailleurs dans les pays limitrophes à leur région d'origine ? En cause le processus de la mondialisation économique et financière qui est parvenu à asservir les pays des Suds aux pays riches du Nord, animés par l'idéologie néolibérale, avec les destructions humaines, A sociales, culturelles etA environnementales que l'on sait. Sans égard ni à leur origine, ni à leur culture, sans tenir compte de situations de précarité matérielle et psychique extrêmes, sans prendre en compte les traumatismes subis dans des parcours migratoires plus qu'aléatoires, les pays de l'UE sont coupables, vis-à-vis de celles et ceux qu'ils rejettent dans la catégorie du migrant, d'un véritable déni d'humanité. Et ce déniA d'humanité se décline enA différentesA formes de crime contre l'humanité. A nous de réagir, autant pour le soutien humain que dans l'action politique.
Dans l'Antiquité grecque, l'érotisme est à la fois un jeune enfant espiègle, divinisé sous le nom d'Eros, et une pratique multiforme, inspirant les poètes et les peintres de vases. A partir de ces représentations symboliques, l'auteur nous fait découvrir la richesse des formes et des fonctions de l'amour dans la cité. Un cahier hors-texte de huit pages donne à voir quelques vases commentés dans l'ouvrage.
Résumé : Qu'est-ce qu'un auteur clans la littérature grecque antique ? Le présent ouvrage propose une série d'incursions dans des manifestations de l'art du poieîn tel qu'il est pratiqué par les artisans grecs de la parole poétique. Il s'agit d'un ensemble de lectures qui se veulent sensibles aux aspects énonciatifs, sémantiques et pragmatiques de quelques-uns parmi les grands textes poétiques qui ont marqué notre histoire de la littérature hellène. Ces lectures tendent à saisir ce qui se donne dans un premier temps comme simple instance d'auteur : position dans le discours, profil énonciatif, épaisseur sémantique, effets pratiques sur le public. Les marques discursives de l'auteur, les masques et simulacres d'auteur que présente en Grèce antique toute manifestation textuelle renvoient par des moyens poétiques à une autorité polymorphe, distincte de l'auteur biographique : elles dépendent de formes et de genres littéraires particuliers : elles renvoient à des circonstances de communication et à des fonctions sociales spécifiques. Il s'agit donc de saisir en acte quelques-uns des aspects fondamentaux de différentes formes poétiques et littéraires grecques à fonction pratique, à l'exemple d'un Hymne homérique, des Travaux d'Hésiode, d'un poème de Sappho, d'un bref poème épigraphique. d'une tragédie de Sophocle, des comédies d'Aristophane, d'une théogonie orphique et de son commentaire, d'un traité hippocratique, de l'un des Hymnes de Callimaque ; et d'une Idylle de Théocrite.
A travers les mots d'un poète masculin, au service de la martiale cité de Sparte, des jeunes filles chantent en choeur le désir homoérotique que leur inspire leur chorège tout en rendant hommage à une déesse proche d'Hélène. Pas si étonnant, lorsque l'on sait que les formes de sexualité en Grèce ancienne dépassent l'opposition moderne entre hétéro et homosexualité. Le genre comme rapport social et religieux à la sexualité, la culture musicale et poétique, les pratiques rituelles dans leur confrontation avec les récits héroïques fondateurs de la cité, les institutions, les statuts sociaux et politiques réservés aux femmes, sont autant de pistes explorés par cet ouvrage. A l'exemple des poèmes dit "parthénées" du poète spartiate Alcman, cet essai s'interroge à la fois sur les différents cultes dont la performance chorale féminine représente l'un des moments rituels essentiel et sur les qualités et fonctions des divinités auxquelles sont destinées ces célébrations de l'adolescence : Artémis, Apollon, Héra, Aphrodite et, à Sparte, Hélène. En combinaison avec une perspective d'histoire des religions en régime polythéiste, l'approche offerte par l'anthropologie culturelle et sociale permet d'étudier la fonction sociale de ces rituels musicaux ainsi que des relations sexuelles impliquées. La comparaison anthropologique avec les processus rituels de l'initiation tribale permet de saisir le sens esthétique et politique d'une éducation chorale et rituelle des jeunes filles en Grèce ancienne, par le chant de la beauté féminine.
Résumé : Cyrène au ciel percé, Cyrène et ses trois récoltes annuelles de fruits, Cyrène nourricière de troupeaux en ses riches pâturages. Poètes et historiographes ont rivalisé d'invention pour faire de la fertile et prospère colonie grecque de Libye une terre de l'Age d'or. Mais Cyrène, c'est aussi le nom de la jeune nymphe tueuse de lions qu'Apollon, amoureux, emmène de Thessalie en Libye pour s'unir à elle sur le site de la future cité grecque, autour de l'eau jaillissante qui porte le même nom. C'est encore une terre lointaine qu'il faut ancrer au continent par un autre récit métaphorique, animé par les Argonautes. C'est enfin ce territoire civique dont le balbutiant Battos, conduit par la voix oraculaire d'Apollon Pythien, trace le plan en forme de nef, pour être héroïsé à sa poupe. Dans plusieurs entrelacs narratifs et métaphoriques d'une extraordinaire richesse les Grecs ont tissé la mémoire poétique d'un acte de fondation essentiel, consacré par un culte héroïque. Au gré des circonstances historiques, selon les occasions rituelles, en relation avec les genres qui les portent à leur public, ces différentes configurations du temps, de l'espace et de l'événement ne cessent de se métamorphoser. Mythe, légende, conte ou histoire ? L'occasion est trop belle pour ne pas montrer qu'en dépit de sa dénomination hellène, le mythe n'est pas une catégorie indigène. Pour les Grecs, les récits de fondation font partie de cette "archéologie" qui soumet l'histoire des temps anciens à la spéculation symbolique pour l'offrir à la communauté de croyance qui l'entretient sous une forme en général rituelle, avec une efficacité politique et religieuse renouvelée. Telle est la double visée de ce double essai : tenter une critique du concept moderne de mythe tout en restituant dans leur profondeur sémantique, et avec leurs fonctions poétiques et sociales, les créations fictionnelles suscitées par les relations mémorielles des Grecs avec le passé de la plus "mythique" de leurs colonies.
Du passé, je ne veux pas faire table rase. le souhaite au contraire, crûment, vous le dévoiler. Dans ces moments d'évanouissement de pans entiers de notre histoire, à l'époque d'un présent déifié débarrassé de toute mise en perspective, à l'ère de l'anachronisme triomphant, au moment où l'information et la transmission sont noyées, emportées par le tsunami du "presque rien" dont parlait Bourdieu, je veux vous mener, avec mon regard, en des terres souvent méconnues, ignorées ou oubliées et je souhaite les ressusciter. Là, dans ces années de guerre et d'Occupation se tissèrent les mondes d'aujourd'hui. En tant que journaliste et acteur militant de ces combats d'hier qui impriment leur marque sur notre univers d'aujourd'hui, je veux vous parler de moi. Non par vanité, mais comme une incitation, par le biais de ces chroniques de continents disparus, à humer des parfums oubliés, à percevoir des ambiances surprenantes, enthousiastes ou angoissantes, à participer à des combats victorieux ou étouffés. le veux aider à comprendre ce nouveau monde et les raisons de son advenue. Et je veux répondre à cette question reprise par des millions de voix : pourquoi être ou avoir été communiste ?
Lorsqu'en septembre 2015, Donald Trump, promoteur immobilier américain haut en couleur, présenta sa candidature à la primaire de l'élection présidentielle de novembre 2016 du côté républicain, très peu furent ceux qui prirent la chose au sérieux. Oui sans doute, Trump était une vedette de la télé-réalité, où ses interventions tonitruantes faisaient pouffer, mais président des Etats-Unis ? Allons donc ! Le Parti républicain se gaussait. Mais il dut très vite déchanter : le bouffon caracolait en tête. Pour Trump, tous les coups étaient permis. Suggérer que le père d'un rival avait trempé dans l'assassinat de Kennedy ? Pourquoi pas ? Il s'agissait de l'emporter et le reste comptait pour peu : les pires habitudes des milieux d'affaires furent ainsi importées dans la sphère du politique. Trump ne l'emporta pas au suffrage universel, mais bien dans le système à deux niveaux d'une élection présidentielle américaine, avec le bénéfice certainement du petit coup de pouce que lui apportèrent diverses officines liées à l'extrême-droite américaine ou dont le siège se trouvait à Saint-Pétersbourg. La victoire de Trump plongea le monde dans la stupeur. La période couverte dans ce premier tome, qui va de la candidature de Trump à la veille de l'inculpation de Michael Cohen, son avocat personnel, est celle de cette stupeur initiale. Les tomes 2 et 3 couvriront la suite : les épisodes d'une chute devenant de jour en jour plus prévisible.
Face à l'urgence actuelle de changer ce monde. comment lutter et avec qui ? Peut-on se battre comme femme sans trahir sa culture ? Comment s'organiser simultanément en tant que Noir e et prolétaire ? Doit-on vraiment dénoncer à la fois le racisme, le capitalisme et le patriarcat ? Et surtout, quelles solidarités, quelles alliances construire. autour de quels projets ? Imbrication décortique la complexité des identités, des loyautés et des intéréts de chacun-e dans les mouvements sociaux. L'ouvrage présente l'histoire de luttes guerrillères (Salvador), Indiennes-paysannes (mouvement zapatiste au Mexique) ou Noires (Brésil, République Dominicaine, USA). ainsi que les mouvements de femmes, féministes et lesbiennes du continent. Les femmes des Amériques et des Carabes nous tendent un miroir exceptionnel pour mieux comprendre "l'intersectionnalité" à un moment de foisonnement des luttes, parfois déroutant. Partant du quotidien des mouvements pour parvenir à une véritable "science des opprimées", ce livre s'adresse aussi bien au public curieux qu'aux activistes et au monde de la recherche. l
La catastrophe climatique a commencé. Ce désastre annoncé s'accompagne aujourd'hui d'un véritable effondrement politique de notre monde. Tout concourt à la course à l'abîme de l'Humanité : la folie aveugle des pouvoirs et de la finance, l'institutionnalisation de la corruption, l'explosion des inégalités et l'extrême brutalité des relations sociales, la désagrégation des Etats dans l'extension de la guerre et la destruction de la planète. La logique prédatrice d'un capitalisme financier et numérisé emporte les Etats eux-mêmes. Les espoirs révolutionnaires du siècle dernier ont fait naufrage. La démocratie représentative est à la dérive. Grande est alors la tentation du sauve-qui-peut généralisé, qu'il soit individuel ou collectif, du populisme et de l'apartheid climatique. Chacun sait qu'il y a urgence. Nous n'avons plus le temps. d'attendre des décisions qu'aucun gouvernement ne prendra, plus le temps de construire patiemment des stratégies électorales sur des échéances pluriannuelles. L'enjeu d'aujourd'hui n'est pas de sauver coûte que coûte la démocratie représentative mais de faire face ensemble, en commun, à l'apocalypse qui vient. Cette urgence vitale est le moteur des soulèvements contemporains : en 2019 en France avec les Gilets Jaunes, au Chili, en Irak, au Liban, à Hong Kong, en Algérie, en Iran, en Equateur, au Pérou.... Une autre fin du Monde est peut-être possible, celle d'une intervention directe des peuples dans les affaires du Monde et d'une démocratie radicale à la hauteur des défis de l'époque que nous vivons.