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Les fabliaux, la satire et son public. L'oralité dans la poésie satirique et profane en France, XIIe
Cailly Marie ; Guéret-Laferté Michèle
LA LOUVE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782916488127
Les fabliaux, nés exclusivement en pays de langue d'oïl, sont un genre littéraire médiéval peu connu dont les sujets et la langue s'inscrivent en rupture avec les classiques de la courtoisie et des chansons de geste. Ils dépeignent un Moyen Age vivant, drôle et cocasse, en même temps empreint d'un certain réalisme. Cependant, bien que certains de leurs auteurs soient reconnus et appréciés par ailleurs, ces textes ont été laissés de côté, car longtemps considérés comme méprisables. De plus, il s'agissait d'œuvres misant principalement sur la représentation, ce qui ne va pas sans poser question : quel était le public des fabliaux ? On a longtemps pensé qu'il était surtout populaire, mais certains poèmes parodient le courant courtois de telle façon que seul un auditoire cultivé pouvait pleinement en percevoir les finesses. Associées à un contexte festif, les apparitions des jongleurs créaient la polémique : appréciées du public, condamnées par le clergé, elles étaient considérées comme subversives, notamment en raison des attaques répétées contre les prêtres et les religieux. La satire mordante de ces contes à rire avait-elle une portée plus "politique" ? Enfin, les fabliaux appartiennent à une époque charnière : ils tracent le portrait d'une époque en pleine mutation. Etalés sur deux siècles, ils montrent l'évolution des mentalités, la réception des textes profanes mis à l'écrit et l'essor d'une littérature vraiment "populaire".
Résumé : Les connaissances utiles pour le maitre en lien avec cette nouvelle approche et les thèmes du programme. L'accompagnement didactique et pédagogique de chaque séquence en lien avec le manuel papier et le manuel numérique. Des fiches-outils personnalisables. Des aides à la construction de la trace écrite.
Coilly Nathalie ; Tesnière Marie-Hélène ; Racine B
Best-seller médiéval, le Roman de la rose est l?ouvrage profane le plus copié au Moyen Âge après la Divine Comédie de Dante: on en conserve près de 300 manuscrits. Lu, cité, admiré, il a séduit des générations de lecteurs entre la fin du XIIIe et le début du XVIe siècle, et connaît aujourd?hui une nouvelle fortune grâce aux images numériques des manuscrits accessibles sur le Net.Rédigé au XIIIe siècle par Guillaume de Lorris et Jean de Meun, appartenant à la tradition des « arts d?aimer », inspirés d?Ovide, le Roman de la rose, sous couvert d'un songe allégorique, est le récit d'une conquête amoureuse, celle de la rose ? la jeune fille modèle ? par l?Amant. S'achevant sur la défloration métaphorique mais explicite de l'Aimée, il donne ainsi, au terme d?un débat solidement argumenté, une conclusion favorable aux forces de vie, faisant fi des tensions propres à l?amour courtois, à la morale conjugale et à l?enseignement de l?Église.Tout à la fois délicieusement aimable et misogyne, courtois et érudit, codifié et subversif, le Roman de la rose a suscité, au début du XVe siècle, une querelle littéraire dans laquelle s?illustra le premier auteur « féministe », Christine de Pisan.Le présent ouvrage est une invitation à découvrir en images, à travers les manuscrits enluminés de la BNF, la matière littéraire et le substrat culturel de ce monument de la littérature médiévale.
Résumé : Ces contributions montrent que le logement et les espaces qui l?entourent constituent une composante fondamentale de l?expérience géographique des individus. Le logement est ainsi analysé à diverses échelles, de la cellule de la prison à la multi-résidence transnationale, ou encore aux échelles intermédiaires du quartier ou de l?agglomération. La première partie aborde les stratégies résidentielles, la deuxième décline des manières d?habiter autrement, en marge des normes dominantes, et la dernière partie examine les politiques de logement, leur financement...
Le nez de Cléopâtre : s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. " Cette "pensée" de Pascal, bien connue, sert à étayer la thèse selon laquelle les faits historiques dériveraient de causes fortuites et aléatoires : si Cléopâtre n'avait pas été aussi belle, Antoine aurait gardé sa clairvoyance, aurait vaincu à Actium (31 avant J.-C.), et " la face de la terre aurait changé ". Semblable conception de l'histoire, pourtant, n'est pas unanimement partagée : certains pensent, en effet, que l'issue de la bataille d'Actium, ou de n'importe quel affrontement majeur, n'a pas dépendu du comportement privé d'un homme, mais bien de lois supérieures qui règlent le déroulement des choses et où les humains n'entrent pour rien. Ces deux conceptions de l'histoire s'affrontent depuis la Renaissance, dans un débat retracé ici, qui tourne autour des mêmes questions essentielles : l'histoire est-elle le domaine du contingent et de l'irrationnel, ou le lieu du sens ? Les événements du passé devaient-ils arriver ou sont-ils advenus par hasard ? Faut-il en chercher les causes dans des principes indépendants de l'action des hommes et de leur libre-arbitre ? Le futur, voire la fin de l'histoire, sont-ils écrits ? L'humanité a-t-elle un Destin ? Historien lui-même (Port-Royal), Sainte-Beuve est maintes fois revenu sur ces questions : on ne pouvait donc trouver, dans ce parcours, meilleur guide que lui. Enfin, Michel Brix nous invite également à un surprenant voyage dans la littérature - non seulement française, mais aussi européenne.
Ce livre raconte par le menu la dernière croisade populaire de l'histoire de l'Occident médiéval. En 1320, les Pastoureaux, sorte de vagabonds et de miséreux, traversèrent la France en semant la terreur sur leur passage. Cette croisade, menée par des fanatiques et des illuminés, choisit pour cible les juifs d'Aquitaine, de la vallée de la Garonne et des Pyrénées aragonaises, détruisant entièrement au passage la communauté de Toulouse. Derrière ces événements dramatiques, l'auteur s'interroge sur le sentiment réel des populations du Midi à l'égard des Juifs. Quelle est l'origine de l'antijudaïsme en terre d'Occitanie, pourtant réputée pour sa tolérance, en particulier envers les vaudois et les cathares ? C'est au moment où se déroulent les grands procès d'Inquisition, où meurent sur le bûcher les Templiers, les derniers cathares et les Spirituels, que les juifs de Toulouse, de Verdun-sur-Garonne et d'ailleurs, sont massacrés en masse par une croisade populaire. En parcourant cette histoire méconnue, cet ouvrage tente en outre de répondre à bien des questionnements récurrents et douloureux, dont certains nous renvoient à une mémoire plus récente... et tout aussi sombre.