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Les Jeux Uraniens. Amor Amicitiae
Cahun Claude ; Carassou Michel
NON LIEU
15,00 €
Épuisé
EAN :9782352703648
Resté inédit, ce texte intitulé tantôt Les Jeux uraniens, tantôt Amor Amicitiae, fut probablement l'un des premiers de Claude Cahun, écrit alors qu'elle avait 18 ou 19 ans et s'engageait dans une liaison amoureuse avec Suzanne Malherbe (au nom d'artiste Marcel Moore) celle qui restera toute sa vie sa compagne. Rédigé dans l'esprit du symbolisme décadent ou " fin de siècle ", non sans une certaine emphase, il se présente comme une longue rêverie sous forme de dialogue entre l'ami et l'aimé (tout au masculin, faute de neutre), un dialogue qui peut s'interpréter autant comme un échange amoureux que comme un face à face narcissique avec soi-même. Truffé de citations d'auteurs variés qui renseignent sur les goûts littéraires de Claude Cahun. le texte est porteur de toutes les thématiques qui seront abordées dans ses oeuvres à venir.
Cahun Claude ; Mac Orlan Pierre ; Leperlier Franço
Issue de la grande bourgeoisie intellectuelle, nièce de Marcel Schwob, Claude Cahun (1894-1954) commencera très tôt à associer l'écriture et la photographie. Elle collabore au Mercure de France, au Journal littéraire et publie Vues et Visions, Aveux non avenus et Les Paris sont ouverts.Au début des années trente, elle affirme son orientation politique, rejoint l'extrême gauche intellectuelle, et s'associe au mouvement surréaliste. Entre 1940 et 1944, elle résiste à l'occupation allemande.Dans son oeuvre, elle fera valoir son « androgynie », sa volonté de dépasser les genres sexuels et de cultiver sa singularité. Claude Cahun aura été de toutes les grandes causes de son temps: émancipation des moeurs, révolution sociale, lutte contre les totalitarismes, subversion poétique.
Dialogue entre Dante Aligheri / Cimabue / Guido Calvacanti / Cuio da Pistoia Cecco Angiolieri / Andrea Orgagna / Fra Filippo Lippi Sandro Botticelli / Paolo Uccello / Donatello et Jan van Scorel Qui (mieux que Marcel Schwob) pouvait envisager de créer un dialogue dont le titre est par lui-même tout un programme : L'Art. Un dialogue où se trouve posée la question de la place des femmes aimées dans la création artistique. Sont conviés à cette discussion de haute volée un peintre néerlandais (Jan Van Scorel) en compagnie des plus illustres représentants de la poésie et des arts italiens. Ce dialogue malicieux, réjouissant, est comme un concentré de la manière de Marcel Schwob : éloquent, drôle, à la prouesse incontestable, savant et proche du merveilleux, où l'esprit s'avance à la façon d'un sixième sens, dont on pourrait dire, avec Paul Léautaud, qu'il s'agit là, sans doute, de "la plus belle peut-être des originalités, celle de l'intelligence".
Si paradoxale que cette affirmation puisse paraître, les Croisades ont été longtemps un phénomène historique des plus mal connus. D'abord monopole des milieux féodaux et cléricaux, leur histoire a été pendant des siècles écrite pour la plus grande gloire de l'Eglise et de la Foi ; mais d'autres approches, tout aussi réductrices, ont parfois été privilégiées de nos jours, et l'on a pu y voir une entreprise d'obscurantisme ou d'intolérance, voire même l'aube de l'influence culturelle de la France en Orient. Malgré d'importants progrès récents, des recherches neuves s'imposent. Si, en effet, les Croisades et l'Orient latin font évidemment partie de l'histoire de l'Occident, ils n'en appartiennent pas moins à celle du Proche-Orient, que la séparation des langues et des disciplines universitaires n'a pas toujours permis de lui associer. D'autre part, les Croisades ne sont pas un événement isolé : elles se rattachent à un milieu général, et surtout économique, ambiant dont il est impossible de les séparer. Avec Orient et Occident au temps des Croisades, Claude Cahen nous propose un ouvrage de synthèse sans équivalent à l'heure actuelle, qui considère l'interaction réciproque du monde méditerranéen et de l'Orient dit latin, et traite de l'évolution politique, culturelle, commerciale, comme de l'histoire propre des Croisades et de l'Orient latin, non en chapitres séparés mais en interconnexions permanentes.
L'oeuvre d'Ibn Khaldoun, dont sa désormais célèbre Al Muqaddima, Introduction à l'Histoire universelle, ne fut connue en Occident qu'au milieu du XXe siècle. On découvrit alors un prodigieux savant, dont les travaux, réalisés au XIVe siècle, faisaient de lui un précurseur de génie de plusieurs disciplines scientifiques. Au cours d'une vie tumultueuse, Ibn Khaldoun parcourut les royaumes berbères du Maghreb et séjourna en Andalousie. Acteur clé de son temps, il y fut tour à tour ministre, professeur, juge, diplomate, et savant. A l'occasion du 600e anniversaire de la mort de ce génie maghrébin, Smaïl Goumeziane analyse, sous un angle inédit, et sur fonds d'histoire du Maghreb, les apports essentiels d'Ibn Khaldoun aux sciences humaines. Approfondissant les causes du déclin du Maghreb depuis la chute de Grenade, l'auteur remonte jusqu'au XVIIIe siècle et renoue les fils de la pensée khaldounienne et ceux du siècle des Lumières. Biographie de l'auteur Smaïl Goumeziane, ancien ministre du Commerce d'Algérie (1989-1991), docteur ès Sciences économiques, est spécialiste de l'économie du développement, notamment en Méditerranée. Il a déjà publié: Le Mal algérien (Fayard, 1994); Le Pouvoir des rentiers (Paris-Méditerranée, 2003); Fils de Novembre (Paris-Méditerranée 2004); La Tiers Mondialisation (Corlet, 2005).
Résumé : Terre incandescente et inhospitalière, Djibouti est le point de rencontre de trois rifts formant des paysages désertiques "de roc, de sable et de sel". Dénué de ressources naturelles autres que la mer, le soleil, le vent et la chaleur, ce petit Etat de l'Afrique de l'Est est pourtant un acteur essentiel de la région. Stratégiquement situé, Djibouti est la porte de la Corne de l'Afrique, et le port du géant éthiopien enclavé. Havre de stabilité entre l'Erythrée totalitaire et la Somalie décomposée, il est l'oeil du cyclone et accueille la plus importante base militaire française à l'étranger. Cette ancienne colonie française, indépendante depuis 1977, dispose surtout d'atouts touristiques spectaculaires où le minéral domine et le vivant est en sursis : de la banquise de sel du lac Assal aux cheminées de calcaire ocre aux formes surréalistes du lac Abbé, en passant par la mystérieuse forêt du Day et les mangroves de l'île de Moucha. Cet ouvrage est une invitation au voyage sur cette terre volcanique inondée "de lumières et d'espaces", qu'avaient décrite en leur temps Monfreid, Gary, Kessel et Rimbaud.
Etat paria de la Corne de l'Afrique, l'Erythrée est aussi un pays superbe, de la mer jusqu'au ciel, de la côte de la mer Rouge aux hauts plateaux du centre. Héritier de l'Empire axoumite, marqué par la colonisation italienne, le pays est également riche en trésors architecturaux aux accents mauresques, Art déco, futuristes et modernistes. Asmara, perchée à 2 300 m d'altitude, ne serait-elle pas la «capitale du style en Afrique» ? Terre d'aventure depuis l'Egypte ancienne, parcourue par Rimbaud, Buzzati, Monfreid, Pratt, Waugh et Malaparte, le temps semble aujourd'hui s'y être arrêté. De vieux Erythréens évoquent toujours l'âge d'or des années 1930, tandis que les jeunes, fuyant chaque mois l'Etat prédateur par milliers, oscillent entre résignation et espoir d'ailleurs. Cet ouvrage est le premier livre de photographies sur l'Erythrée en français. Ses chapitres sur l'histoire, la culture, la société et la politique éclairent ce pays oublié, entre splendeur et isolement.