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Ambroise Vollard. Un marchand d'art et ses trésors
Cahn Isabelle
GALLIMARD
16,20 €
Épuisé
EAN :9782070345274
Ambroise Vollard, lorsqu'il ouvre en 1893 sa première boutique rue Laffite à Paris, est un nouveau venu dans le monde du marché de l'art. Il va en devenir l'un des plus puissants acteurs. Et jouer un rôle décisif dans la reconnaissance et la diffusion de l'oeuvre d'artistes majeurs. Dès ses débuts, Vollard se passionne pour Manet, Degas, Gauguin, Renoir, organise les premières expositions de Van Gogh et de Cézanne, des peintres nabis, ou encore du jeune Picasso. Redoutable négociateur, audacieux dans ses choix mais patient, il adopte d'emblée une stratégie financière efficace: se constituer un stock important, acheter à bas prix, procéder à des échanges, promouvoir "ses" artistes en les exposant et faire habilement monter la cote. Son génie du commerce l'amène rapidement à organiser des partenariats avec d'autres marchands, à travailler avec les grands collectionneurs européens, puis à s'ouvrir au marché américain. C'est ce parcours exceptionnel qu'Isabelle Cahn nous invite à découvrir, à travers les mille et une transactions du marchand et de ses trésors. Biographie de l'auteur Isabelle Cahn est historienne de l'art, conservateur du patrimoin. Elle a collaboré à la préparation de l'exposition "Ambroise Vollard" (New York, Chicago, Paris, 2006-2007). Elle est l'auteur de nombreux ouvrages, dont "Abécédaire de Gauguin" (Flammarion 2003), "Le Théâtre de L'oeuvre (1893-1900)," Naissance du théâtre moderne "(musée d'Orsay, Cinq continents, 2005)," L'impressionnisme ou L'oeil naturel (Le Chêne 2005), "Le Douanier-Rousseau, naïf ou moderne" (A propos, 2006).
Les cadres des tableaux restent, dans l'histoire de l'art, un domaine largement inexploré. Florissante aux dix-septième et dix-huitième siècles, la production des cadres sculptés et dorés a connu une décadence avec l'invention des pâtes économiques, imitant par moulage en plâtre les ornements en bois sculpté. Les cadres de style Louis XIV ou Louis XV dits en pâtisserie ont ainsi encombré le Salon, les musées et les galeries où les tableaux étaient solennellement présentés sur plusieurs rangs, dans la tradition des galeries royales et des cabinets d'amateurs de l'Ancien Régime. A l'époque des impressionnistes, des artistes parmi les plus novateurs de leur temps, comme Seurat, Degas et Signac, ont réagi violemment contre la médiocrité de ce décor imposé à leurs oeuvres. Ils ont crée eux-mêmes, sculptées ou peintes, les bordures destinées à leurs tableaux. En général plats ou légèrement bombés, blancs ou coloriés, ces cadres se voulaient à l'opposé des lourdes bordures de la peinture officielle. Le recours à des matières nouvelles, écaille, bambou, vernis, à des colorations et à des formes inédites, permet de faire du cadre une partie intégrante du tableau. Les modèles de Whistler, les cadres de jardin de Degas, la bordure chemin de fer de Signac, les cadres en couleurs de Caillebotte, Gauguin, Seurat, Moreau ou Denis témoignent de ces créations naguère jugées sans intérêt et trop souvent anéanties depuis.
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition «Félix Vallotton. Le feu sous la glace», présentée aux Galeries nationales du Grand Palais, Paris, du 2 octobre 2013 au 20 janvier 2014.
L'impressionnisme est rarement associé au terme décoration. Pas plus qu'aux mots murs, objets, éventails, céramiques et autres bas-reliefs. Pourtant, des oeuvres impressionnistes regardées aujourd'hui comme des tableaux de chevalet - paysages, fleurs ou scènes de la vie moderne, ont d'abord été conçues comme des décorations. Soucieux de la place du beau dans la vie quotidienne, les artistes impressionnistes en ont fait un terrain d'expérimentation, s'aventurant sur des supports variés dont ils ont exploré toutes les possibilités.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.