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Le Portugal bilingue. Histoire et droits politiques d'une minorité linguistique : la communauté mira
Cahen Michel ; Viaut Alain
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753507715
Au cours de l'année 1998, pendant qu'en France une mini-crise politique éclatait à propos du projet d'inclure une heure de langue corse dans les écoles maternelles en Corse, nourri par Lionel Jospin accusé de ce fait de vouloir "ethniciser la République", le parlement portugais votait à l'unanimité une "Loi de reconnaissance des droits linguistiques de la communauté mirandaise". Pourtant, ces deux pays ont des traditions politiques fort proches, faites d'Etat centralisé et de nation homogène. Le Portugal avait-il connu une révolution culturelle? Bien sûr, il n'en est rien et, tout comme la France, il n'a toujours pas signé la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. Un contexte particulier, qu'évoque l'ouvrage, a cependant permis ce vote unanime du parlement portugais: le Portugal a ainsi officiellement reconnu que, comme de nombreuses nations, il possédait au sein de ses frontières une minorité linguistique territorialisée. Est ainsi brossée l'histoire de cet isolat asturoléonais en terre lusitanienne, la Terra de Miranda, dans la province nordestine du Tràs-os-Montes, du haut Moyen Âge à nos jours. Mais l'ouvrage montre pourquoi cette minorité linguistique n'est pas pour autant devenue une minorité nationale. Cette "limitation" dans la trajectoire identitaire mirandaise n'en fait pas pour autant une question seulement culturelle et encore moins folklorique: la survie et la promotion de la langue mirandaise et, plus généralement, de la culture spécifique qui lui est attachée, est une question politique relative à l'égalité des droits des citoyens au sein de la République. Biographie de l'auteur Michel Cahen, chercheur CNRS au Centre d'étude d'Afrique noire de Sciences Po Bordeaux, rédacteur en chef de la revue Lusotopie, est spécialiste de l'histoire coloniale portugaise contemporaine et de l'évolution politique des pays africains de langue officielle portugaise. Au-delà de ses terrains africains, il s'intéresse au lien entre identité et démocratie. Parmi ses récents travaux, on peut noter: Pays lusophones d'Afrique. Sources d'information pour le développement. Angola, Cap-Vert, Guinée-Bissau, Mozambique, Sao Tomé e Principe, Paris, Ibiscus, 2001; Les Bandits. Un historien au Mozambique, 1994, Paris, Publications du Centre culturel Calouste Gulbenkian, 2002; La dialectique des secrets. Histoire et idéologie dons l'accouchement sous X et l'adoption plénière, Paris, Karthala, janvier 2004.
En dépit de ce qu'a pu laisser croire la récente proximité de Bolsonaro avec Trump, les convergences entre le Brésil et les Etats-Unis, depuis le début, n'ont été que sporadiques et s'expliquent par des raisons précises liées à la situation à la fois latino-américaine et mondiale. Il ne s'agit pas de dresser ici un panorama complet des relations bilatérales entre le Brésil et les Etats-Unis, mais d'analyser les creusets idéologiques et les parcours géostratégiques différents qui ont amené ces deux pays à jouer le rôle qu'on leur connaît aujourd'hui. En se penchant sur les temps forts qui ont marqué leurs divergences, on tentera essentiellement d'en comprendre la complexité au regard du monde contemporain.
Dans l'après-1968, la gauche sympathisait avec les mouvements des nationalités ("nationalitaires"). Aujourd'hui règne la suspicion vis-à-vis de l'ethnicité. Mais la nation allemande a-t-elle été délégitimée par le nazisme ? Dans l'ex-Yougoslavie, les chefs de guerre représentent-ils la totalité du sentiment national serbe ? La France et l'Allemagne sont-elles deux nations si différentes : la première étant "politique" ("supérieure" ! ) et la seconde "ethnique" ("raciale" ! ) ? Pourtant, la parenté des sentiments ethno-nationaux des deux côtés du Rhin est évidente. La France est constituée par tous ceux qui se sentent français, nationaux ou citoyens. Mais la citoyenneté résume-t-elle la nationalité ? La nation, tout comme l'ethnie, est un fait de conscience socialement organisé. C'est une réalité subjective non délimitable, fruit d'un long processus historique. Les Africains n'ont pas attendu le colonialisme pour ressentir des sentiments identitaires ! Les processus auto-proclamés de "création de la nation" ont surtout été des politiques de répression des réalités ethniques et ils ont provoqué des réactions centrifuges anti-étatiques. L'Etat ne précède pas, ne crée pas la Nation ! Mais la Nation est-elle le passage obligé ? L'avenir, dans certains cas, n'est-il pas à des Etats sans Nation ? Dans d'autres cas, l'Etat-Nation est-il "dépassé" - au regard du pronostic marxien de la nation planétaire ? Les organisations de libération concilient mal les aspirations universaliste et particulariste qui existent simultanément au sein de l'individu. Les causes en remontent aux origines du mouvement ouvrier. La convergence des mouvements d'émancipation sociale et ethno-nationale est l'un des défis majeurs de la démocratie au XXIe siècle.
La notion de contrats nuptiaux (pre et post nuptial agreements) émerge depuis quelques années. Il s'agit de contrats permettant aux futurs époux de se prémunir contre les conséquences d'un divorce et de pallier l'insécurité résultant de la mondialisation. Ces contrats englobent la question du régime matrimonial, de la gestion du patrimoine du couple pendant le mariage, de la contribution aux charges du mariage, tout en prévoyant des compensations financières en cas de divorce ou de décès. Souvent, ils contiennent des clauses de droit applicable et d'élection de juridiction. Ces contrats sont élaborés en prenant en compte le droit des différents pays dans lesquels ils auraient vocation à pouvoir s'appliquer. Le Règlement UE n° 1259/2010 du 20 décembre 2010 permet désormais aux époux de choisir la loi qui sera applicable au divorce ou à la séparation de corps ; il va permettre de sécuriser la reconnaissance des contrats nuptiaux, ce qui est déjà d'un usage courant en Allemagne par exemple (pays de droit civil). Enfin, le droit interne français offre lui aussi des ressources pour permettre aux époux/partenaires de contractualiser leurs rapports financiers et de rendre prévisibles les conséquences financières de la rupture. Illustré de modèles d'actes, l'ouvrage dresse le panorama du droit positif en droit interne, en droit communautaire et endroit comparé. Les pays retenus pour cette étude sont des pays de common law (Etats-Unis, Angleterre et Pays de Galles) ou civilistes (Allemagne, Espagne et France). Les travaux réalisés par les praticiens de ces pays sont introduits par le professeur Gérard Champenois, professeur émérite de l'université Panthéon-Assas et auteur de nombreuses publications en droit de la famille.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.