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Qui a peur de la littérature ? Benjamin, Blanchot, Celan, Celan-Lestrange, Cohen, Derrida, Duras, Gi
Cahen Didier
KIME
28,40 €
Épuisé
EAN :9782841742523
Ce livre offre un parcours en compagnie d'écrivains, philosophes ou poètes, parmi les plus marquants des trente dernières années. Ses cinq parties indiquent le sens de la recherche ; partant du " livre en main " pour remonter aux sources, parlant de ceux qu'il aime, l'ouvrage se veut d'abord le livre d'un lecteur. De Maurice Blanchot à Marguerite Duras, d'Edmond Jabès à Paul Celan, de Jacques Derrida à Walter Benjamin, ou bien encore Marcel Cohen, Roger Laporte, Gisèle Celan-Lestrange, Roger Giroux, les ?uvres traversées questionnent résolument la singulière aventure de la création. On y suivra, comme un fil rouge, l'idée première du livre : écrire c'est mettre sa vie en jeu, c'est écrire, pour la vivre, cette vie qui laisse la vie devant elle et la mort derrière soi. Vérités de l'auteur, vertige de l'écriture... Qui a peur de la littérature ? Question, certes, posée à la littérature, elle suit d'abord l'ombre portée d'un manifeste : vive la littérature quand elle est libre de tout dire, tout faire ! Vive la littérature quand l'imagination laisse place à la recherche patiente et inspirée du livre, pour devancer le possible, répondre de l'impossible.
Charlot, l'ex-bourreau de Belleville, sortait du trou. Brokenheart, le saxophoniste, sortait de plusieurs années de galères musicales et autres... Sanh sortait de l'enfer du génocide cambodgien. Phuong, la belle Vietnamienne, sortait de nulle part, mais elle savait très bien où mener son sampan.
Résumé : Ouvrir le livre. Habiller le silence. Ici et là, s'habituer au vent qui passe. Articuler les mots et raccourcir les phrases pour mieux se concentrer sur l'essentiel : les yeux de l'enfance, l'ombre portée, le peu de nom des choses... Tenir parole, nourrir la prose du monde. Poursuivre le jour même... Poursuivre, comme je suis... Ces lignes retracent le sens de l'aventure que nous propose le livre. Privilégiant ici la force elliptique du poème, on soulignera le souci de l'auteur de couper court au bavardage, de renoncer avec les mots. On retiendra, alors, ce frêle message d'espoir, qu'exprime dans son langage l'infinitif du verbe : " Ouvrir le livre, l'écrire. Atteindre le point de non-retour, cette pointe du temps où nous voyons le jour. "
TRANS/POESIE : sous ce titre, Didier Cahen a publié dans le Monde des livres, entre 2012 et 2020, des chroniques mensuelles consacrées à la poésie. En huit ans, 81 chroniques, 243 recueils présentés témoignent de la qualité et de la diversité de la création poétique d'une décennie. Chaque chronique comporte un poème de 9 vers écrit en choisissant 3 vers dans 3 livres récemment parus qui font l'objet d'une notice de présentation. Le présent livre retrace cette belle aventure en l'adaptant à un nouveau format. Au-delà du panorama et de son éclectisme - diversité des langues, des nationalités, des époques, des sexes, des genres et des éditeurs - l'ensemble constitue une anthologie cohérente, "résonnante", qui peut se lire comme un tout nouveau recueil d'une grande originalité.
Par ce livre inédit, les Éditions Seghers font entrer l'une des figures majeures de la poésie du XXe siècle dans la collection "Poètes d'aujourd'hui". Edmond Jabès, né au Caire en 1912 dans une famille juive francophone, n'est pas seulement un passeur de cultures et de mémoire entre les rives de la Méditerranée: il est aussi, comme l'écrivait René Char, l'auteur d'une ?uvre "dont on ne voit pas d'égal en notre temps". Du Livre des questions au Livre de l'hospitalité, Didier Cahen s'attache à suivre, dans l'?uvre de l'écrivain dont il fut l'ami, les lignes déliées de la création poétique. L'anthologie qui compose la seconde partie de l'ouvrage fait entendre le chant d'amour et d'espérance d'un poète qui habita le monde en nomade.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenché la seconde. Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.