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Au pied du Fujiyama
Cagnard Jean
ESPACES 34
14,00 €
Épuisé
EAN :9782847051261
Des gens vivent aux portes des montagnes, parmi les vestiges de l'industrie minière et entourés de verdure. Certains sont là depuis toujours, accrochés aux racines, d'autres ont fait le choix de s'installer, attirés par l'espace ; puisqu'il n'y a plus rien, il y a tout. D'autres encore sont de passage ou croient l'être, d'autres rêvent de partir, revendiquent, aiment. Tous construisent, par leur présence, un territoire et une histoire. Jean Cagnard fait le portrait des êtres qui vivent "au pied du Fujiyama", colline symbolique de notre inscription dans un temps et un espace donnés. Il interroge la question de la mémoire, de l'immigration, de l'appartenance à un lieu. Quelle bascule entre le passé et l'avenir ? Quelles forces entre soi et l'endroit où l'on vit ?
Et vous, qu'est-ce que vous vouliez faire quand vous étiez petit?" L'escalier de Jack répond à la question. C'est un récit qui dit "vous". A la fois pour s'adresser au lecteur, mais parce que le narrateur s'interpelle lui-même, sans que jamais cela tourne au vase clos. Des souvenirs, égrenés sur le mode "vous avez 5 ans, et vous faites du vélo". Comme un chapelet des différents travaux ou métiers exercés, depuis l'enfance (un peu), à l'adolescence (beaucoup) puis le jeune âge adulte (surtout). Un premier travail rémunérateur (de la pâte à modeler vendue sur le marché pour le compte du curé) au trafic de métaux, papiers ou divers déchets transportés dans une remorque attelée au vélo. Où vous découvrez que tous les matériaux n'ont pas la même valeur commerciale. L'enfant puis adolescent grandit dans une ville du nord normand, dans une cité ouvrière où les usines dessinent de drôles de couleurs dans le ciel et aliènent les travailleurs tout en nourrissant les familles. Le narrateur a une conscience aigüe de ce qui l'entoure et en même temps une distance amusée qui tourne en dérision bien des situations. Y compris un rapport filial doux-amer qui laisse traîner dans l'air des volutes d'incompréhension, de malentendus, de rejet et d'affection tout en retenue. Car l'adolescent ne passera pas son bac mais ne fera rien non plus pour se faire embaucher dans l'usine où son père travaillera trente-cinq ans. Le narrateur est un beatnik, les années 70 fleurissent et il part sur les routes, la guitare en bandoulière. Il ramasse des fraises, puis des salades, mais aussi des pommes pour gagner de la hauteur. Il porte des cageots d'un train à l'autre à la frontière espagnole, puis assemble des circuits électriques. Le tout sous la douceâtre influence de cigarettes qui font rire. L'homme a du succès, tant auprès des filles que des employeurs qui finissent tous par lui proposer de monter en grade et devenir chef d'équipe. Gagner plus? Pas de ça chez vous! Le narrateur découvre la littérature par hasard, grâce aux trésors dont regorge la bibliothèque parentale: Des souris et des hommes, Le désert des Tartares, Le vieil homme et la mer... Et lorsque LA fille vous offre LE livre, c'est la révélation, rien de moins. Allen Ginsberg, Jack Kerouac. Vous êtes assis sur une moitié d'escalier en pierre, vous êtes aussi maçon, et vous lisez Allen racontant comment Jack, décidé à aller voir comment la vie est ailleurs, dévale l'escalier en disant au revoir à chaque marche. "Votre trente-sixième boulot sera poète."
Tout le long de son existence, on le sait, l?homme se déplace de poème en poème. A peine en a-t-il quitté un qu?il cherche à rejoindre le prochain car l?état transitoire n?est acceptable que dans cette recherche. La vie est dans le poème, c?est-à-dire dans cet état particulier où l?individu se sent au mieux de lui-même, au plus profond, capable même de bonheur. Mais parce que la planète tourne rien n?est acquis définitivement et cet état n?a pas la particularité de durer. Comme il nous a absorbés, le poème nous régurgite, nous écarte de sa protection pour nous convier à avancer jusqu?au prochain.Il y a donc un chemin à faire, comme un collier se construit en accumulant des perles. Au bout du compte c?est peut-être l?enroulement du chemin sous les semelles qui crée le poème. Va savoir. C?est un endroit qui existe parce qu?on a avancé, une sorte de matière inoubliable, aussi géniale que l?alcool ou le miel, parce que sans s?en rendre compte on a fini par marcher sur la bouche, au plus près des frottements.
Tu les veux mes yeux ? Ca raconte ça, ce voyage qui a conduit six millions de gens à perdre ce qui les composait pour devenir ce qu'on leur demandait, une fumée noire. Pour cela, il fallut s'alléger, de poids, d'esprit, prendre la prouesse de l'oubli au centre de soi, apprendre sans peau et sans frontière. Et pour quelques-uns revenir, les yeux derrière soi, traînant toute la saleté. Tu les veux, mes yeux ? J'en veux plus.
Résumé : S'intéressant aux relations entre imaginaire et réalité, Je reviens de loin est une pièce qui, tout en s'appuyant sur des faits ou des détails concrets, nous fait vivre à l'intérieur de l'esprit d'une femme, Camille. Elle est partie, elle a laissé mari et enfants. Ils évoluent sous nos yeux, vaquent et s'interrogent sur son absence. Cependant, ont-ils une existence réelle ou sont-ils rêvés, réimaginés par Camille ?
Résumé : Le théâtre d'une petite ville de province. Comme ailleurs dans le pays, l'extrême droite est aux portes du pouvoir. Parmi la troupe permanente de comédiens. Aymeric rêve de gloire tandis que Lucas s'interroge sur le capacité du théâtre à participer aux luttes sociales et que Michael, sensible aux idées des Premières Lignes, dénote. Barbara, fille de la directrice d'un grand théâtre de la capitale, les rejoint et découvre ces espaces péri-urbains délaissés. Alors qu'Aymeric, monté à la capitale, gravit peu à peu les échelons de la notoriété avec l'appui de la mère de Barbara et de sa compagne, la jeune chanteuse Juliette Demba, le crise politique et sociale conduit à la catastrophe. Mephisto Rhapsodie traite des liens qu'entretiennent aujourd'hui l'art et le pouvoir, le politique et les artistes. Interrogeant les enjeux du théâtre contemporain, et convoquant la vie et l'oeuvre de l'écrivain allemand Klaus Mann ainsi que la figure ambiguë du comédien allemand Gustaf Gründgens dans les années 30, ce texte cherche à déjouer les évidences. Il tente de critiquer la paresse de pensée qui nous fait parfois croire que nous ne participons pas de ce qui détruit un monde et travaille la zone de notre fascination aveugle pour la célébrité et le succès.
Matthieu, un adolescent, passe de plus en plus de temps devant sa console de jeu. Depuis qu'il s'est plongé dans les aventures du Batman, il entend une voix qui s'adresse à lui de façon répétée et envahissante. Elle lui raconte des souvenirs d'enfance, lui parle de sa famille, et fait resurgir des événements qu'il croyait oubliés, des émotions qui lui échappent. Peu à peu, Matthieu recompose une histoire, son histoire, à travers une parole intime et brutale qui ne fait plus la part entre le réel et le monde virtuel dans lequel évolue son double, le Batman. Un soliloque sensible qui explore notamment la construction de la personnalité au moment de l'adolescence.