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Pédagogie et formation
Cagnard Jean ; Lecucq Evelyne
THEATRALES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782842601607
Les Carnets de la marionnette constituent une nouvelle collection d'ouvrages sur le théâtre de marionnettes. Ce deuxième volume, dirigé par Evelyne Lecucq, est consacré à la pédagogie et à la formation. Il fait le point sur la transmission de l'art de la marionnette dans l'hexagone. La formation initiale des futurs marionnettistes: ESNAM, école du Théâtre aux Mains nues. La marionnette dans la formation des jeunes acteurs à l'ERAC et au TNS. La formation des artistes en exercice: expériences de compagnonnage, initiations aux nouvelles technologies et autres médias. La marionnette dans l'Education nationale, de l'école primaire à l'université. Ce tour d'horizon national est complété par des échos de l'étranger: la pédagogie en Allemagne, en Espagne et au Québec, des témoignages de projets menés dans les territoires palestiniens et en Afrique francophone. En mêlant récits d'expériences et réflexions de praticiens, Pédagogie et Formation initie ainsi un dialogue à poursuivre de bien des manières. Comme chaque volume de la collection, il est accompagné d'un texte pour marionnettes; ici Les Gens légers de Jean Cagnard. "Ça raconte ça, ce voyage qui a conduit six millions de gens à perdre ce qui les composait pour devenir ce qu'on leur demandait, une fumée noire. Pour cela, il fallut s'alléger, de poids, d'esprit, prendre la prouesse de l'oubli au centre de soi, apprendre sans peau et sans frontière.". Avec les contributions de: Marthe Adam, Luc Amoros, Sylvie Baillon, Joan Baixas, Georges Banu, Isabelle Bertola, Lucile Bodson, Stéphane Braunschweig, Grégoire Callies, Christian Chabaud, Michelle Gauraz, Raymond Godefroy, François Guizerix, Werner Knoedgen, Jean-Claude Lallias, François Lazaro, Alain Lecucq, Pascal Mesnier, Gilbert Meyer, Joëlle Noguès, Sylvie Osman, Alain Recoing, Arnaud Rykner, Massimo Schuster, Jacques Templeraud.
Vous ne saviez pas que le voyage du lever du jour à la tombée de la nuit s'effectue en traversant six pays, du pays Paupières au pays Plongeoir? Que nous avons six paupières à ouvrir les unes après les autres pour que la journée se déroule sans encombre? Qu'un homme est chargé d'agrandir le ciel avant que l'oiseau soir ne vienne se poser? Jean Cagnard invite les tout-petits et les plus grands à la plus poétique et onirique des balades. Truffée d'humour, d'images folles, cette route des six ciels nous plonge avec délices dans les surprises du quotidien.
Certains rumineraient. D'autres s'en moqueraient. Ce fils-là ne se satisfait pas du silence du père ni de sa défense par la mère. Il abandonne donc femme, enfants, travail, pour se planter dans le jardin. Et ne souhaite en bouger qu'après avoir parlé au paternel. En vain. Alors il prend racine, s'immobilise pour devenir menhir et prendre feu enfin. Jean Cagnard poursuit son chemin dans le social et l'intime, le surréalisme et le parabolique. C'est une tragédie familiale qui se joue avec une violence induite et, en contrepoint, la précarité, les délocalisations et les luttes révélées par un symbolisme onirique puissant mais ancré dans la réalité. Cette calcification puis cet embrasement sont autant d'images d'un homme en dehors de son corps, poussé par une double barbarie: le refus d'un père et l'inaptitude à un monde déshumanisé. Poésie et politique, pour un texte rare.
Comment s'en sortir lorsqu'on est toxicomane ? Comment voit-on le monde ? Comment nous voit-il ? N'est-on pas en permanence "sur le seuil", à cet endroit de mise en jeu de la vie ? Est-on jamais sûr de se réveiller, et dans quel état ? Est-on jamais sûr du prochain pas ? A travers la voix du résident en institution (tous les résidents) et celle de l'éducateur (tous les éducateurs), nous traversons une très longue journée, peut-être infinie, grâce à la langue percutante de Jean Cagnard qui déploie une succession de paysages insolites et troublants, où la vie a la nécessité de se réinventer, parfois de façon drôle et cocasse malgré la souffrance. Comme l'écrit l'auteur : "C'est de l'interprétation libre et inquiétante de la condition terrestre. Et puis comme souvent derrière les apparences, c'est la machine humaine qui est en action tout simplement."
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!