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La société des voleurs. Propriété et socialisme sous Staline
Cadiot Juliette
EHESS
24,80 €
Épuisé
EAN :9782713228858
En 1932 puis en 1947, au cours de deux famines, une vague de désordres, de vols de grains dans les champs et d'attaques de trains inquiéta le gouvernement de l'Union soviétique. En réponse, Staline décida de punir les voleurs de la "propriété publique" , considérés comme des ennemis du peuple. A sa mort en 1953, alors que le Goulag atteignait ses taux d'enfermement les plus élevés (3 à 4 % de la population), la moitié des détenus des camps avait été condamnée pour vol. Juliette Cadiot explore cette criminalité économique dans l'URSS stalinienne au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Elle s'intéresse à des infractions particulières, les "vols de la propriété socialiste" , et à la répression féroce menée par le pouvoir stalinien contre ces délits. En puisant anecdotes et tranches de vie dans les archives judiciaires russes et ukrainiennes récemment ouvertes, l'auteure propose une esquisse saisissante de la condition matérielle des Soviétiques, qui reposait sur la nécessité de voler pour survivre, quelle que soit leur position sociale. A travers une histoire des concepts, du droit et de la pénalité, elle souligne ainsi que le vol de la propriété d'Etat, du peuple tout entier, a façonné les relations sociales entre Soviétiques, les unissant dans un système parallèle d'échanges et de solidarité, une "société des voleurs" .
Exerçons-nousUne collection d'activités de langue, pour:- un entraînement systématique, en classe ou à la maison.- une réponse à des questions précises.- une révision des connaissances acquises.Grammaire350 exercices niveau supérieur IPour passer du niveau Moyen au niveau Supérieur II et aider les étudiants qui, ayant déjà acquis une bonne aisance du français, souhaitent travailler seuls ou avec un professeur.Des exercices - Qui reprennent les points de grammaire pratiqués aux niveaux Débutant et Moyen.- Qui introduisent des structures plus diverses et plus nuancées, accompagnées d'un vocabulaire élargi.- Qui insistent sur l'initiative personnelle par des exercices de créativité et de composition.Ces exercices sont illustrés par des textes littéraires et suivis d'exercices de révision en fin d'ouvrage.
Résumé : Directement associé à la dictature de Staline, le goulag enferma et soumit au travail forcé plus de 22 millions d'individus dans des établissements aussi divers que des prisons, des camps barbelés et des villages d'exil. Il fut alimenté par les répressions de masse, qu'elles visent à lutter contre les opposants politiques ou, plus massivement encore, à discipliner la population soviétique. Composant une main-d'oeuvre corvéable à merci, les détenus étaient au service d'une entreprise productiviste inédite. Comment expliquer la rapidité de l'expansion et l'ampleur du phénomène du goulag en l'espace d'une vingtaine d'années (1930-1953) ? Quelle place le travail forcé a-t-il occupé dans les dynamiques de croissance extensive et de " modernisation " de l'URSS ? Quels types de société et de liens sociaux se sont mis en place au goulag et quelle influence ce système pénitentiaire a-t-il exercé sur l'ensemble de la société stalinienne ? Enfin, pourquoi et comment les compagnons de Staline ont-ils décidé de se défaire rapidement du goulag à sa mort ? L'expérience de privation de liberté et de travail forcé concerna des Soviétiques de toutes nationalités, mais aussi des centaines de milliers d'Européens et d'Asiatiques : elle dépasse le cadre de la seule histoire soviétique, elle se place au centre de notre compréhension de l'histoire du XXe siècle.
Ce volume est consacré à la révolution russe de 1905-1907. Son histoire demeure encore mal connue, car elle fut souvent éclipsée par l'ombre rétrospective de celle de 1917 et son interprétation est loin d'être admise. Début d'agonie de l'autocratie, unique chance, rapidement manquée, d'une évolution vers l'État libéral, exemplaire révolution socialiste ou manifestation éclatante de l'arriération russe, la révolution de 1905 a servi sous tous les drapeaux, prophétisé tous les avenirs. Comme toutes les grandes révolutions, elle déroula des chaînes d'événements qui suivirent des rythmes différents, mais qui convergèrent en un ébranlement général de l'ancien régime impérial russe. Révolution politique, sociale, nationale, elle fut, en effet, tout cela à la fois, de sorte qu'elle n'épargna aucun domaine. Aussi les travaux présentés ici s'attachent avant tout à mesurer les profondes transformations qui en furent les effets directs. Mais les ondes de choc de la révolution ne s'arrêtèrent pas aux frontières de l'Empire, et c'est pourquoi l'ouvrage comporte aussi des études de la réception de l'événement à l'étranger. De même, la révolution de 1905 s'inscrivit d'emblée dans des filiations historiques européennes - mémoire de 1789. celle de 1848 - qui en firent un des grands événements fondateurs de l'Europe du XXe siècle.
Observer, participer, comprendre, décrire sont les étapes clés du travail de l'ethnographe. Elles ont donné lieu à de véritables controverses, d'autant plus intenses que s'est accru l'engagement du chercheur dans la cité. Présentant des textes récents, mais déjà classiques, L'engagement ethnographique se lit comme une anthologie de réflexions sur le travail de terrain. Enquêter, c'est s'engager dans des activités, s'impliquer dans des échanges, collecter des informations et, dans le même mouvement, transformer des savoirs et se transformer soi-même. L'expérience du terrain est ici irremplaçable: elle permet une pensée en prise sur le concret. Et contre tout dogmatisme, elle aide à trouver de nouvelles solutions à des problèmes éthiques et politiques. Du terrain aux comptes rendus de situations sociales, l'ethnographie est, plus qu'une méthode, un art de mener l'enquête. Ses pratiques ont connu de grandes transformations, à l'épreuve de la mondialisation. Elles s'enrichissent des apports de l'histoire et de l'analyse de réseaux. De territoire circonscrit, le terrain devient flux. La tâche de l'ethnographe est désormais de suivre de site en site des personnes, des capitaux, des marchandises, des techniques, des histoires, des conflits... Il se retrouve aux avant-postes de la réflexion sur la globalisation.
Dans une Italie communale qui bénéficie, au cours des XIIe et XIIIe siècles d'un essor sans précédent de la production et des échanges, le paysage urbain se hérisse de tours, tandis que les rues résonnent en permanence du pas de ces puissants chevaux de guerre qui peuplent tant de fresques et de tableaux de la première Renaissance. Tours et chevaux symbolisent la supériorité d'une classe sociale, la militia, qui pendant longtemps restera ouverte à tous ceux qui ont les moyens d'acheter un cheval de guerre et de s'entraîner pour le combat monté. Composée pour l'essentiel de propriétaires fonciers, la militia n'en présente pas moins une grande diversité de conditions sociales qu'accentue encore la participation plus ou moins active de ses membres aux secteurs les plus dynamiques de l'économie marchande. Seuls en fait les profits tirés de la guerre et la défense des privilèges qui lui sont reconnus en échange de ses prestations militaires expliquent l'étonnante cohésion de cette classe et sa capacité à perpétuer un système de domination qui s'identifie, jusqu'au début du XIIIe siècle, avec le régime des consuls. Et pourtant, la militia se verra contrainte, en l'espace de quelques décennies, de renoncer à ses privilèges et d'abandonner le pouvoir à de nouvelles catégories de la population regroupées sous la bannière du popolo. Comment expliquer une débâcle aussi rapide ? Par l'irrésistible montée en puissance du popolo, sans aucun doute, et par les décisions internes de la militia. Mais elle apparaît plus encore comme la conséquence inévitable d'une culture de la haine qui, malgré tous les mécanismes destinés à en limiter les effets, conduit à l'implosion d'un tel système de domination.