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Histoire du Goulag
Cadiot Juliette ; Elie Marc
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782707189226
Directement associé à la dictature de Staline, le goulag enferma et soumit au travail forcé plus de 22 millions d'individus dans des établissements aussi divers que des prisons, des camps barbelés et des villages d'exil. Il fut alimenté par les répressions de masse, qu'elles visent à lutter contre les opposants politiques ou, plus massivement encore, à discipliner la population soviétique. Composant une main-d'oeuvre corvéable à merci, les détenus étaient au service d'une entreprise productiviste inédite. Comment expliquer la rapidité de l'expansion et l'ampleur du phénomène du goulag en l'espace d'une vingtaine d'années (1930-1953) ? Quelle place le travail forcé a-t-il occupé dans les dynamiques de croissance extensive et de " modernisation " de l'URSS ? Quels types de société et de liens sociaux se sont mis en place au goulag et quelle influence ce système pénitentiaire a-t-il exercé sur l'ensemble de la société stalinienne ? Enfin, pourquoi et comment les compagnons de Staline ont-ils décidé de se défaire rapidement du goulag à sa mort ? L'expérience de privation de liberté et de travail forcé concerna des Soviétiques de toutes nationalités, mais aussi des centaines de milliers d'Européens et d'Asiatiques : elle dépasse le cadre de la seule histoire soviétique, elle se place au centre de notre compréhension de l'histoire du XXe siècle.
En 1932 puis en 1947, au cours de deux famines, une vague de désordres, de vols de grains dans les champs et d'attaques de trains inquiéta le gouvernement de l'Union soviétique. En réponse, Staline décida de punir les voleurs de la "propriété publique" , considérés comme des ennemis du peuple. A sa mort en 1953, alors que le Goulag atteignait ses taux d'enfermement les plus élevés (3 à 4 % de la population), la moitié des détenus des camps avait été condamnée pour vol. Juliette Cadiot explore cette criminalité économique dans l'URSS stalinienne au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Elle s'intéresse à des infractions particulières, les "vols de la propriété socialiste" , et à la répression féroce menée par le pouvoir stalinien contre ces délits. En puisant anecdotes et tranches de vie dans les archives judiciaires russes et ukrainiennes récemment ouvertes, l'auteure propose une esquisse saisissante de la condition matérielle des Soviétiques, qui reposait sur la nécessité de voler pour survivre, quelle que soit leur position sociale. A travers une histoire des concepts, du droit et de la pénalité, elle souligne ainsi que le vol de la propriété d'Etat, du peuple tout entier, a façonné les relations sociales entre Soviétiques, les unissant dans un système parallèle d'échanges et de solidarité, une "société des voleurs" .
Ce volume est consacré à la révolution russe de 1905-1907. Son histoire demeure encore mal connue, car elle fut souvent éclipsée par l'ombre rétrospective de celle de 1917 et son interprétation est loin d'être admise. Début d'agonie de l'autocratie, unique chance, rapidement manquée, d'une évolution vers l'État libéral, exemplaire révolution socialiste ou manifestation éclatante de l'arriération russe, la révolution de 1905 a servi sous tous les drapeaux, prophétisé tous les avenirs. Comme toutes les grandes révolutions, elle déroula des chaînes d'événements qui suivirent des rythmes différents, mais qui convergèrent en un ébranlement général de l'ancien régime impérial russe. Révolution politique, sociale, nationale, elle fut, en effet, tout cela à la fois, de sorte qu'elle n'épargna aucun domaine. Aussi les travaux présentés ici s'attachent avant tout à mesurer les profondes transformations qui en furent les effets directs. Mais les ondes de choc de la révolution ne s'arrêtèrent pas aux frontières de l'Empire, et c'est pourquoi l'ouvrage comporte aussi des études de la réception de l'événement à l'étranger. De même, la révolution de 1905 s'inscrivit d'emblée dans des filiations historiques européennes - mémoire de 1789. celle de 1848 - qui en firent un des grands événements fondateurs de l'Europe du XXe siècle.
Longtemps délaissées dans la linguistique française, les prépositions ont fait l'objet d'importantes études dans la période récente. En tant que catégorie grammaticale et sémantique, elles occupent désormais une place de choix, non seulement dans les préoccupations des chercheurs ne linguistique cognitive, mais aussi dans le domaine des études sur la référence, les représentations mentales, l'articulation entre sémantique et pragmatique, la composition nominale et la terminologie. Les études publiées dans ce livre contribuent fortement à l'avancée d'une sémantique linguistique, dont les spécialistes venus d'horizons divers s'accordent à témoigner de son importance essentielle en sciences humaines. Sans être une systématique des prépositions, ces études éclairent le rôle qu'elles jouent dans la construction du sens des syntagmes et des énoncés-phrases. Descriptives, les études de ce livre mettent en œuvre plusieurs notions de base de la théorie sémantique : schéma, instruction, repère, référence, intention, extension, intentionnalité, continu, attribution, métonymie, métaphore. Le va-et-vient entre l'analyse grammaticale et discursive et l'approfondissement théorique ouvre des perspectives fécondes pour toute réflexion générale sur les sciences du langage.
Résumé : Une collection d'activités de langue pour : - un entraînement systématique, en classe ou à la maison - une réponse à des questions précises - une révision des connaissances acquises. Grammaire 350 exercices niveau supérieur 1 - Pour passer du niveau Moyen au niveau Supérieur II et aider les étudiants qui, ayant déjà acquis une bonne aisance du français, souhaitent travailler seuls ou avec un professeur. - Des exercices - qui reprennent les points de grammaire pratiqués aux niveaux Débutant et Moyen, - qui introduisent des structures plus diverses et plus nuancées, accompagnées d'un vocabulaire élargi, - qui insistent sur l'initiative personnelle par des exercices de créativité et de composition. Ces exercices sont illustrés par des textes littéraires et suivis d'exercices de révision en fin d'ouvrage. Des corrigés sont également disponibles.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.