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L'écran bleu. La représentation des ouvriers dans le cinéma français
Cadé Michel
PU PERPIGNAN
21,34 €
Épuisé
EAN :9782908912814
Moins de 150 films en un peu plus d'un siècle, 107 pour la période du cinéma parlant, la silhouette ouvrière n'est pas très fréquente dans le cinéma français. C'est sur ce corpus, limité mais suffisant, que s'appuie le présent ouvrage. Inscrit dans le mouvement d'analyse des rapports entre cinéma et histoire lancé en France par Marc Ferro puis Pierre Sorlin, il est né d'un choc : le retour en force des ouvriers à l'écran dans les années 90. En même temps que l'on annonçait partout la mort programmée de la classe ouvrière dans la vie réelle, voilà que, sous les traits de Dominique Blanc, d'Ariane Ascaride, d'Elodie Bouchez ou d'Emilie Dequenne, les ouvrières crevaient l'écran. Ce décalage entre un discours généralement admis et la vigueur d'une représentation cinématographique, se refusant à figer l'ouvrier dans l'icône en casquette d'un Jean Gabin ou d'un Raymond Bussières, a été une invitation à interroger sur la longue durée l'identité d'une représentation, à en traquer les constances et à en marquer les ruptures. Enraciné dans la conviction que le cinéma interpelle l'historien des sociétés et informe l'histoire, cet ouvrage, en s'attachant à décrypter la représentation de l'ouvrier dans le cinéma français, a pour principale ambition d'offrir au lecteur quelques clés pour mieux comprendre la France du siècle qui s'achève, une France où, réelle ou mythifiée, la classe ouvrière fut au cœur de la vie politique. La vérité de Clio est parfois de l'autre côté du miroir.
Auzel Dominique ; Boulangé Guillaume ; Cadé Michel
Eté 2018. L'Institut Jean Vigo et la Cinémathèque de Toulouse ouvrent les portes de leurs collections pour une exposition exceptionnelle sur le thème de la mer au cinéma. Au grand large, dans ses tempêtes ou dans ses abysses, s'agite tout un peuple de marins, travailleurs de la mer, pêcheurs d'Islande et d'ailleurs, candidats au naufrage en tout genre, corsaires et pirates, matelots des guerres modernes. Tout a un parfum d'aventure. Décors qui jouent, qui remuent, qui vivent et vibrent, mers et océans sont des espaces romanesques que le cinéma, depuis ses origines, se plaît à parcourir ou à recréer pour autant d'Aventures maritimes à contempler le temps d'une exposition amarrée au château royal de Collioure et présentée par la Cinémathèque de Toulouse et l'Institut Jean Vigo, sans nul doute deux des plus beaux ports de cinéma en France...
Durant les 100 jours de la bataille de Normandie, de juin à août 1944, des centaines de milliers de soldats américains débarquèrent et combattirent sur le sol français. Plus de 20000 y laissèrent la vie, et des dizaines de milliers d'autres furent blessés. En cette année de commémoration du 70e anniversaire du débarquement, le nombre de publications sur le sujet explose, en se concentrant bien souvent sur des thèmes connus, comme les opérations aéroportées ou l ?'s combats sur les plages. Cette étude apporte un point de vue complémentaire, en abordant des thèmes moins connus, mais tout aussi importants. Le fonctionnement quotidien de l'US Army y est ainsi décrit à travers l'étude de l'organisation du commandement américain, des terrains d'aviation provisoires, du soin et de l'évacuation des blessés, de la logistique ou encore de la garde des prisonniers de guerre, afin de dresser le tableau fidèle du quotidien du GI en Normandie.
Marinone Isabelle ; Cadé Michel ; Dupont Jocelyn ;
Au début du XXe siècle, le banquier Albert Kahn place toute sa fortune dans la constitution d'une collection unique de films et de photographies couleur (autochromes) : les Archives de la Planète. Au cours des missions et des années, Kahn envoie de parle monde des opérateurs recueillir les marques de l'activité humaine partout sur le globe. Caprice de grand bourgeois ? Les actions de cet ami d'Henri Bergson suggèrent bien d'autres buts, bien d'autres intentions. Albert Kahn est profondément travaillé par un idéal de fraternité et d'accord entre les hommes qui attire l'attention de ses contemporains. Films et photographies aident à la construction de cette utopie cultivée : pour Albert Kahn, il s'agit de remonter à contre-courant les forces qui défont le monde, et de lutter contre ceux pour qui la paix est synonyme de faiblesse. La guerre ayant pour fonction la "destruction illimitée" du vivant, elle ne peut rester une "possibilité digne de l'Homme". Afin de la supprimer, il faut déployer la connaissance des nations et des peuples et pourvoir a leurs échanges. Albert Kahn invite un public sélectionné (scientifique, artiste, politique) dans sa propriété de Boulogne pour assister à ses projections afin de voir et de comprendre "l'état du monde" et ainsi lui permettre de réfléchir et d'engager les solutions nécessaires aux divers maux de la Planète. Les productions visuelles d'Albert Kahn visent alors la modification des représentations, des idées, des comportements, dans le but de renforcer les solidarités.
Moins de 200 films en un peu plus d'un siècle, 134 pour la période du cinéma parlant, la silhouette ouvrière n'est pas très fréquente dans le cinéma français. Cet ouvrage est né d'un choc : le retour en force des ouvriers à l'écran dans les années 90. En même temps que l'on annonçait partout la mort programmée de la classe ouvrière dans la vie réelle, voilà que, sous les traits de Dominique Blanc, d'Ariane Ascaride ou Elodie Bouchez, les ouvrières crevaient l'écran. Ce décalage entre un discours généralement admis et la vigueur d'une représentation cinématographique a été une invitation à interroger sur la longue durée l'identité d'une représentation, à en traquer les constances et à en marquer les ruptures. Enraciné dans la conviction que le cinéma interpelle l'historien des sociétés et informe l'histoire, cet ouvrage a pour principale ambition d'offrir au lecteur quelques clés pour mieux comprendre une France où, réelle ou mythifiée, la classe ouvrière fut au cœur de la vie politique. La vérité de Clio est parfois de l'autre côté du miroir.