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Valse, Claudel
Cachard Laurent ; Chavassieux Christian
LE REALGAR
7,00 €
Épuisé
EAN :9782491560850
Un homme attend dans la rue de Varenne, à l'entrée du Musée Rodin. On vient l'avertir que la femme avec qui il a rendez-vous vient de prévenir qu'elle aurait un peu de retard. Un temps suspendu passé à interpeller le statuaire sur son histoire avec Camille, la passion qu'ils ont vécue et le vertige qui l'a perdue. Quand il voit son héroïne sortir de la bouche de métro et précipiter son pas vers lui, il se demande ce qui signifient ces secondes gagnées au regard de celles qui se sont passées en amont. Ils le comprendront en entrant dans la salle qui contient la Valse, vivant en plein - et malgré eux - le pacte des scuplteurs : le temps dans l'espace, le feu dans la pierre. "Tout le texte explore la dualité fragile du balancement et du stable. C'est un superbe moment d'écriture d'un auteur en pleine possession de ses moyens. Cependant, on est loin de l'exercice littéraire stérile qui afficherait une virtuosité. La sophistication ne rompt pas le charme, elle l'augmente et l'enrichit par moult considérations sur l'art et les rapports de l'artiste à son travail". Christian Chavassieux
Le Bras Laurence ; Jappe Anselm ; Cochard Bertrand
La lecture de Marx et Hegel fut déterminante dans le processus de réflexion ayant mené à l'écriture de La Société du spectacle. Guy Debord, s'il s'inscrivait dans la tradition de la pensée marxienne, n'était pourtant ni marxiste, ni hégélien. Mais il a trouvé chez ces philosophes deux formes de pensée radicales qui répondaient pleinement à ses préoccupations. A l'instar du système théorique de Hegel capable d'appréhender dans un seul mouvement tout ce qui gouverne l'existence humaine, il s'est attaché à produire une analyse de la société marchande qui s'applique à l'ensemble de son mode de fonctionnement. Quant à Marx et son entourage, leur parcours et leurs idées constituent pour lui un modèle pour l'organisation de l'activité politique et révolutionnaire de l'Internationale situationniste. Néanmoins, les spécificités de chaque auteur, et l'existence de deux dossiers de fiches de lecture bien distincts dans les archives de Guy Debord, ont été respectées dans ce volume constitué de deux parties : la première consacrée à Marx, la seconde à Hegel, l'une et l'autre faisant l'objet d'une postface revenant sur les apports précis de chacun à son oeuvre.
Résumé : Liliane Benelli fut la première pianiste à accompagner Barbara sur la scène de l'Ecluse, son amie, sa confidente. Elle fut aussi la fiancée de Serge Lama, jusqu'à leur accident de voiture, le 12 août 1965. Elle y trouve la mort mais gagne la postérité : c'est pour elle que la Dame en noir écrit " Une petite Cantate", pour elle que Serge Lama écrit "D'aventures en aventures". D'une existence écourtée au croisement de deux longues vies pleines, "la Cantate & l'Ecluse" est le récit détaillé et imaginaire d'un passage in abstentia.
Nous étions de là-bas, les fils d'Antonio Sánchez Pesino et de Lucia Gómez Gonzálvez, dont on avait changé l'orthographe du nom, pour éviter les noises. Pepe a choisi Lucia comme nom de scène et je lui ai emboîté le pas sans me faire prier : porter le nom de sa mère est un porte-bonheur permanent et je n'ai jamais joué une seule fois sans sa présence lumineuse en bandoulière. Mais Jose et Francisco, ça ne sonnait pas, alors on est devenu Pepe et Paca Paco de Lucia. Six syllabes, autant de cordes." Sur la plage de Cancún, le 25 février 2014, le plus grand guitariste flamenco que l'Espagne ait connu joue une dernière partie de football avec son fils, Diego, sept ans. Quand il tombe, c'est à lui qu'il s'adresse, pour lui dire ce qu'a été sa vie, ce qu'il a reçu des anciens et ce qu'il laisse : une variation, libre, sur la mort, la musique, la transmission, la somme de ce qui fait une existence.
La mer est un mur", se répète la narratrice réfugiée au bord de l'océan. Tout comme la vie, inexplicable, qui lui a offert la présence inespérée d'un être, aussi farouche qu'authentique, venu des territoires du Grand Nord, et qui l'en a privée presque aussitôt. Dès lors, accrochée à quelques fragiles repères, vacillant dans son propre désir de vivre, tout ce qui reste de son existence s'oriente vers l'impérieux besoin de comprendre pourquoi la mort a frappé. Exils, rencontres, traversées, tout concourt à présent à redonner vie par le récit à la disparue. "Naja on me nomme, mais Petit couteau à lame d'os je suis. C'est mon nom complet donné par mon grand-père. Je suis née sur une avancée de terre au nord du nord d'un immense pays de glace. J'avais un frère de deux ans plus âgé que moi ; en tant que benjamine et fille, je grandissais dans l'ombre de Kunuk mon aîné. Notre grand-père nous faisait souvent approcher d'une zone dont il disait qu'elle nous avait appartenu avant que les peaux blanches ne s'en emparent."